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22 mars 2020 7 22 /03 /mars /2020 22:51

Cet article est la compilation des articles de presse parus dans le Carroll Free Press (CFP) des années 1917 et 1918. 

Pendant cette guerre, les femmes se sont retrouvées très impliquées.

Dès juin 1917, un Conseil du Comté de Carroll pour les vivres est mis en place dont le but est « la production et la conservation des aliments. Au cours de la réunion constitutive dans les bâtiments de la First National Bank, le Docteur Keese expose largement les besoins alimentaires du comté, de la Géorgie, des USA et du monde. Le rôle du conseil sera de coopérer avec celui de l’état. Dans chaque district du comté, un représentant du conseil recensera chaque personne (homme, femme, enfant) désireux de produire plus de nourriture et volontaire pour aider à la mise en place d’un marché des surplus. Par ailleurs, un comité de 5 personnes, assistées du président et du secrétaire, sera chargé de monter une compagnie qui gèrera une usine de conserves et établira un dépôt pour sécher les patates douces et stocker les autres produits. »

Des milliers de femmes sont nécessaires au travail de guerre ! (CFP mai 1918)

Les femmes pendant la Grande Guerre I

« Alors que le programme de guerre progresse, le gouvernement dépend des femmes pour répondre à l’énorme accroissement du travail dans le civil. En un an de guerre, les civils à Washington DC sont passés de 30000 à 70000 pour contribuer au programme de guerre. Sur les 40000 de plus, 25000 sont des femmes. Elles se sont investies dans les bureaux gouvernementaux et dans une moindre proportion dans les établissements alentours. Elles peuvent être utilisées de façon pratique dans 60 domaines différents allant de sténodactylo, comptable, secrétaires, dessinatrices à opératrice de télégraphe et téléphone, infirmières, en passant par inspectrices de sous-vêtements ou classificatrices d’empreintes. La Commission du Service Civil des USA presse les femmes d’offrir leur services vus les besoins urgents. Comme les hommes sont sous les drapeaux, les femmes doivent prendre leur place et permettre à la machine de guerre de fonctionner avec le maximum d’efficacité...

...Des représentants  dans les bureaux de poste des grandes villes sont prêts à fournir des informations et des bulletins d’inscription vierges."

...Des représentants dans les bureaux de poste des grandes villes sont prêts à fournir des informations et des bulletins d’inscription vierges."

Comment les femmes peuvent-elles servir ? (juillet 1918)

« Le quota d’étudiantes de Géorgie pour la Réserve d’infirmières des Etats-Unis est de 375 jeunes femmes. Après leur formation, elles devraient rejoindre les hôpitaux pour permettre à leurs collègues expérimentées d’être envoyées au front. Sans elles, à terme, ce seront nos soldats blessés qui manqueront de soins.

Dans chaque état, le Comité Féminin de la Défense Nationale organise le recrutement du 29 juillet au 11 aout. Chaque président de section est chargé de celui-ci localement. Chaque nouvelle recrue participe à la deuxième ligne de défense. Après leur engament, il leur sera précisé où et quand s’effectuera leur formation. »

25000 infirmières recherchées

25000 infirmières recherchées

Un article signé de la Présidente de la section locale du Conseil de Défense National appelle « les femmes américaines à assumer leur pleine  responsabilité dans la guerre car, à ce moment (aout 1918), un manque cruel d’infirmières dans les hôpitaux se fait ressentir. En effet, les titulaires habituelles ont été envoyées en grand nombre au front. 25000 femmes de caractère, intelligentes et bien éduquées désireuses d’exercer cette profession (et de gagner leur vie) soit au front, soit au pays sont recherchées pour remplir les écoles d’infirmières. Elles doivent avoir entre 19 et 35 ans. La victoire finale ne peut être envisagée si l’on peut protéger les travailleurs de l’industrie de guerre. De la santé du peuple américain dépend le moral des troupes. Les jeunes femmes sont donc appelées à se rendre à la plus proche station de recrutement. »

La Croix Rouge qui recherche 1000 infirmières par semaine justifie son appel : « Le nombre des victimes au front a augmenté vu l’intensification des combats. Si leur nombre n’augmente pas, il n’y en aura pas assez pour soigner les blessés en France. Nous faisons appel au patriotisme des femmes américaines pour répondre à ce besoin ! »

La Croix Rouge qui recherche 1000 infirmières par semaine justifie son appel : « Le nombre des victimes au front a augmenté vu l’intensification des combats. Si leur nombre n’augmente pas, il n’y en aura pas assez pour soigner les blessés en France. Nous faisons appel au patriotisme des femmes américaines pour répondre à ce besoin ! »

Le CFP fait appel aux jeunes femmes patriotes dans un article d’aout 1918.

« 7500 infirmières sont déjà parties du pays. La Croix Rouge nous en demande encore 5000 puis 30000 au 1er janvier. Ceci va éclaircir les rangs dans nos hôpitaux. Nous devons essayer de faire rentrer le plus possible de femmes de 19 à 35 ans dans la profession aussi bien pour servir ici-même qu’hors de nos frontières. Les femmes de 35 à 55 ans peuvent aussi se proposer comme aide-soignante. Ce serait un grand secours pour soigner les civils dans le pays.

Nous avons besoin de 100 infirmières du Comté de Carroll. »

Une armée de filles recherchée (juin 1917)

« Jeunes filles, voici l’occasion de faire quelque chose pour votre pays en jouant les bons samaritains pour les garçons qui vont combattre et mourir pour la paix et la sécurité de votre pays.

Chacun a besoin de 2 à 3 paires de bracelets à porter autour des poignets dans les glaciales tranchées de France. Ceci évitera des milliers des grippes donc de décès dus à la pneumonie. Pourtant ces bracelets ne sont pas fournis par l’état. Il n’y a que vous pour les leur fournir.

Le Colonel McCarthy qui travaille au confort des soldats fait appel à vous pour tricoter au moins une paire de bracelets pour l’un quelconque de vos frères comme le fait déjà sa fille. A l’intérieur, glissez un papier avec votre nom et adresse pour être connu du porteur.

Envoyez-nous votre nom si vous participez à cette campagne de tricot et faites-le savoir au Colonel. »

L’appel est entendu puisque en juillet 1917, une lectrice du journal lui écrit en reprenant tous les termes de l’article précèdent.

Début septembre 1917, il est annoncé, via le journal, « l’arrivée du manuel de tricotage. Il est demandé aux sections locales de produire en grand nombre (les besoins sont immenses et sont mal couverts) des habits chirurgicaux ainsi que des fournitures et vêtements hospitaliers et articles tricotés. »

Le même mois, une notice destinée aux tricoteuses de la Croix Rouge donne des précisions. « Une circulaire a été envoyée à toutes les sections sur comment tricoter les 8 pièces standardisées (pull sans manches, cache-col, casque, chaussettes de jour et de nuit, bracelets, carré de toilette, couverture de bouteille) autorisées par le Bureau des Femmes de la Croix Rouge. Le commissaire de celle-ci en France rappelle la nécessité pour les soldats qui affrontent le dur hiver dans les tranchées de porter des vêtements chauds. Les officiers demandent que ces articles soient envoyés avant Thanksgiving de manière à combattre le manque de charbon et la hausse de tuberculose. »

La dernière partie de l’article est consacrée aux directions pour tricoter un pull sans manche.

Des millions de tricoteuses sont au travail pour subvenir aux besoins des soldats qui affrontent le froid dans les tranchées. En aout 1918, le point est fait sur cette question par la Croix Rouge : « Quand nous avons appris par le bureau de l’industrie de guerre que le nombre de pelotes serait grandement réduit, nous avons acheté sur le champ toutes celles destinées au tricot. A ce jour, nous en avons 1 400 000 livres prêtes à être distribuées dans nos sections locales. Il est possible que nous en obtenions un peu plus du gouvernement dont il n’aurait pas l’usage… L’ensemble sera toutefois bien en-dessous des 10 millions que nous avons utilisés l’an passé. Nous sommes donc en train de rechercher comment ne produire que les vêtements essentiels. Par la suite, nous serons en mesure d’annoncer notre programme de tricotage...

...En plus du stock annoncé, nous avons à notre disposition 1 600 000 chandails, 134 000 écharpes, 384 000 bracelets et nous espérons qu’avec ce que nous produirons, nous serons en mesure de répondre aux besoins de nos hommes pour l’hiver à venir...

...En plus du stock annoncé, nous avons à notre disposition 1 600 000 chandails, 134 000 écharpes, 384 000 bracelets et nous espérons qu’avec ce que nous produirons, nous serons en mesure de répondre aux besoins de nos hommes pour l’hiver à venir...

...Nous portons à la connaissance des femmes qui ont déjà tricoté que de septembre 1917 à juin 1918, la Croix Rouge a distribué 5 875 000 vêtements tricotés aux militaires. A la demande de l’industrie de guerre, nous engageons les individus et les sections locales à ne pas acheter la laine mais à attendre d’être servis par nos soins. »

Le besoin des fermes

Un article de The Commoner repris en mars 1918 par le Carroll Free Press fait état de la nécessité de trouver 1 million d’hommes pour un nombre égal de fermes qui devront être labourées à partir du dégel.

« Nous espérons que les patriotes qui ne sont pas dans les tranchées répondront aux besoins d’une humanité affamée et de millions d’enfants sous-alimentés. S’ils refusent, qu’on les enrégimente. Les plus riches devraient être les premiers à répondre car chaque acre de terrain peut produire des céréales alimentaires. Notre pays peut produire une abondante nourriture pour notre peuple ici-même, nos fils en France et nos alliés. Cette production est sans doute plus importante pour les hommes en ce moment dans les tranchées que les munitions...

...Chaque homme, femme, jeune homme doit être entrainé a l’usage de tout l’équipement de la ferme (surtout le tracteur, la charrue et le matériel laitier) dans des lieux spéciaux qui doivent être prévus immédiatement dans toutes les grandes villes du pays. Les femmes doivent apprendre la traite et les autres travaux de la ferme de manière à assister les épouses des fermiers...

...La guerre ne sera gagnée que par la récolte des champs américains. Napoléon disait « Une armée voyage sur son estomac ». Nous ne devons pas produire de la nourriture que pour nos soldats mais aussi pour les Français qui, dans le passé, partagèrent leurs biscuits avec nos pères fondateurs et versèrent leur sang généreusement pour la liberté.

Les lieux d’entrainement doivent être établis jusqu’au printemps pour permettre aux élèves d’y être éduqués aux travaux agricoles avant d’être envoyés à la terre où leurs connaissance seront mises immédiatement à profit.

Tous les trains de grain et de nourriture devraient avoir la priorité sur les autres trains. Arrivés à destination, ils devraient être déchargés avant tout autre fret. »

A suivre

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