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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 00:36

C'est à un voyage étonnant que je vous convie aujourd'hui.

Le lieu que nous allons visiter est agréable, touristique à souhait et pourtant...

peut-on tirer fierté des conditions de sa naissance ?

 

Providence canyon (2)

Providence canyon (11)

 

Situé au sud-est de la Géorgie, Providence Canyon est le "fruit" du travail des hommes !

En effet au 19ème siècle, des fermiers se sont installés dans le but de cultiver coton et cacahuètes. Dans cette région boisée et humide, il fallait éclaircir la forêt. Hélas, cette opération s'est révélée désastreuse pour l'environnement. Les sols n'ont pas tardé à être lessivés. L'érosion a fait le reste donnant naissance à cet immense canyon.

La couverture végétale protège

le sol. On voit sur la photo

ci-dessus quelques arbres

dont les racines s'accrochent désespérément au bord

de la falaise... (plus de

50 mètres de hauteur au plus profond)...

Sol et sous-sol sont constitués de roches extrêmement friables

(photo ci-contre).
Providence canyon (23)

 Preuve du recul

permanent de

la falaise : il faut régulièrement

repousser la barrière

destinée

à la protection

des promeneurs...

Providence canyon (28)


 L'eau ruisselle en permanence détachant de la roche

des milliers de grains de sable. 

Une fois engagé, le processus  continue  : le canyon s'agrandit

en permanence !

 Providence canyon (7)

 

Providence canyon (14)

 Phénomène qui se perçoit même 

à toute petite échelle.

Le ravinage est permanent.

La photo ne représente

que quelques dm2.

 Lorsque la falaise est

verticale, une partie

du sable s'amoncelle

d'abord à ses pieds.

 Providence canyon (20)
 Providence canyon (8)

 Dans le fond, la nature

a repris ses droits :

le couvert végétal est important.

On y trouve même

une espèce rare d'azalée...

 

  L'état de Georgie a fait de cet espace redevenu "naturel" un parc national.

 

Un peu de féerie avec quelques images supplémentaires ? Voir la vidéo ci-dessous.

 

 

 

Cessany me transmets l'adresse d'un site très documenté tenu par... une école !

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 00:09
disc golf basket     Au cours de promenades sur les sentiers de l'université, j'avais rencontré ce genre de panier. Faute d'interlocuteur, l'hypothèse la plus probable me semblait être un panier destiné à recevoir de la nourriture pour animaux sauvages... sauf que...
  ...lors de notre dernière promenade dominicale, nous avons rencontré des étudiants qui s'entraînaient au lancer de frisbee. Oui mais le panier ? "Pas difficile, me dit cet étudiant, il remplace le trou du golf. Tout autour de ce grand terrain sont disposés 9 paniers semblables. Le jeu consiste, comme au golf, à envoyer le disque à l'intérieur avec le moins d'essais possibles. Les règles sont pratiquement les mêmes que celles du golf."
 Freesbee golf (1)

Démonstration

 

 


 

 

 

 

 Les joueurs utilisent différents disques.
Freesbee golf (2)
    Si les étudiants jouent ici c'est davantage pour la détente et le côté pratique : c'est gratuit, prés de l'université et l'on peut venir quand on veut. Par contre, il existe une association et des magasins spécialisés.
  Tout savoir sur le disc golf

 

Pour ma part, j'imagine bien certains étudiants ou enseignants s'intéresser à ce jeu...

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Published by Americano - dans Sports
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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 12:12

  Voir article : Sur la voie

Si la voiture et l'avion sont maintenant les moyens de transport privilégiés aux USA, il n'en a pas été de même par le passé. Le train a eu son heure de gloire et a grandement contribué à la mise en valeur du pays. Cet article est la compilation de photos recueillies au cours de nos différentes sorties et où nous avons pu constater que la mémoire du train est très présente et entretenue. Notez bien que ce qui survit du réseau ferré n'est pas très loin de ce qui pouvait exister. Le TGV n'est pas arrivé... Ce sera donc plutôt un regard croisé entre passé et présent que nous jetterons sur le rail en Géorgie.

 

En voiture !

 

Train Acworth La petite citée d'Acworth a remis en valeur son hall d'attente. En fait, il y a maintenant très peu de trafic voyageurs.
   L'attente peut être longue alors autant être assis le plus confortablement possible. Il est intéressant de voir que des petits villages (ici, Moreland, 300 âmes environ) ont pu bénéficier de la présence d'une gare... Mais sans doute se justifiait-elle en partie par l'expédition du coton qui était cultivé dans la région...
Moreland museum (4)
Train Marietta  Vos valises étaient acheminées sur ce chariot : j'ai bien connu ça étant enfant !

 

Le matériel

 

Marietta    Marietta a conservé cette locomotive et son tandem. Elle est en bonne place devant le musée d'"Autant en emporte le vent".

 

 
Blueridge scenic railway

     Blue Ridge propose un voyage touristique. Plusieurs circuits de ce genre existent en Géorgie. Le train est composé de voitures de différentes époques : surprenant mais... éducatif !

Un petit voyage ? Clic

   

 

Caboose Acworth    Le "caboose", wagon spécial attaché à la fin d'un train de marchandises (photo ci-dessous) et servant à abriter le personnel destiné à la maintenance de celui-là.

 

 

Découvrir plus... clic



     On est toujours impressionné par la taille de ces wagons de marchandises!

   Ici à Murphy (NC), toute une portion de voie est transformée en entier piétonnier à ses risques et périls (cf. ci-dessous)

Walk trail Murphy (9)

 

En route ! 

 

Walk trail Murphy (6)     La voie ferrée n'a rien de spécial. A Murphy, elle franchit le fleuve mais évidemment les traverses gardent leur écartement normal. Entre deux, le vide : frisson garanti pour les marcheurs que nous étions !

    Les rails sont fixées aux traverses par ces gros clous appelés "spikes". Il en existe un en or : celui qui a permis le rattachement de la ligne provenant de l'ouest à celle de l'est. On pouvait ainsi traverser entièrement le continent américain en train : un évènement pour l'époque !

Rail-track--5-.JPG

 Spikes

 

Railway crossing (10)

   Le train passait (de nos jours aussi) au beau milieu des villes et villages. Je n'étais plus habitué aux passages à niveaux mais ici, c'est la norme. Le train pour prévenir de son arrivée imminente corne tout au long de son passage. Nuisance surprenante dans un pays présenté comme "moderne" mais peut-être nécessaire pour certains automobilistes dont la sono est assourdissante ! 


La voie ferrée traverse l'avenue menant à l'université de Carrollton...


 

 

    Une exception dans le paysage, ce pont à Carrollton dont vous avez pu suivre la renovation ici-même. Bridge carrollton (8)
   

 

Walk trail Murphy (13)    Le panneau est resté le même de nos jours : dans certains cas, on lui adjoint un feu clignotant.

     Je confirme : les piétons ont existe aux USA ! Témoin cet avis qui leur était adressé. Il en reste quelques uns mais sont en grand danger...

 

   Je trouve assez humoristique cet avis qui me rappelle le "un train peut en cacher un autre" de mon enfance dans la mesure où il n'y a généralement qu'une seule voie...

Walk trail Murphy (14)
Walk trail Murphy (1)    Modérons notre humour toutefois car le centre des villes pouvait permettre le croisement de deux trains, cet aiguillage à Murphy en faisant foi.

 

La recherche continue...

 


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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 23:13
Tim.JPG Tim est l'un de mes premiers amis ici: c’est un fan de danse contra et il a participé aux ateliers danses que nous avons menés à Carrollton. Depuis, nous déjeunons régulièrement tous les deux et refaisons le monde en même temps. C’est lors de notre récente rencontre qu'il m’a confié son témoignage.

 

 

Tim a été employé dans l’usine Kia* d’avril à fin août 2011 date à laquelle, il a donné sa démission. Récit.

*Nous avions évoqué l’ouverture de cette usine d’assemblage dans "Carrollton news No43." 


Le travail

« Je travaillais sur une chaîne d’assemblage qui avançait sans cesse. Après la première semaine j’ai été muté pour un autre poste de travail. Je mettais des portes sur 2 différents modèles. Nous sortions en moyenne une voiture par minute. En fait, je n’avais que quelques secondes pour mettre un écrou. Avant de quitter, nous avions commencé d’assembler un 3ème modèle. 

Nous avions 2 pauses de 10 minutes chacune mais qui, en fait, se trouvaient réduites : le travail ne peut pas s’arrêter exactement au moment où la sirène se déclenche et le temps pour se rendre aux toilettes est long.

C’est une expérience intéressante mais très difficile. L’ensemble du processus d’assemblage est étonnant.»


Les conditions

« Le but est de ne commettre aucune erreur, ce qui est compréhensible mais humainement impossible. Dès lors que nous constatons une erreur, il faudrait pouvoir arrêter et la corriger. Parallèlement, nous subissons une pression constante pour ne pas tirer la corde qui arrête la chaîne ce qui entraîne l'arrêt de 50 autres postes. Ces deux exigences sont contradictoires !

J’avais de bonnes relations avec les autres ouvriers parce que nous avions les mêmes difficultés. Nous nous comprenions et nous aidions.

Avec l’encadrement,  ce n’était pas une communication  ouverte. Avant de commencer, nous avions 5 minutes pour faire le point mais ce n’est pas une durée suffisante pour parler de nos problèmes, nos difficultés. Chacun étant fatigué après son temps de travail, personne ne voulait consacrer plus de temps à discuter avec l’encadrement.

Lorsque j’ai annoncé mon départ*, mes camarades de travail me disait que j’étais « parole ». Ce mot est utilise ici pour libérer des prisonniers sous condition. C’est dire l’ambiance ! Rien que la présence de gardes à l’entrée donne une idée…

Mes camarades n’avaient pas le choix : ils restaient car ils sont contraints de payer leurs factures et crédits. Moi, je ne regrette pas d’avoir laissé ce travail.

*Beaucoup de travailleurs laissaient leur place en plein milieu du travail ou pendant des pauses sans préavis… J’évalue les départs à 25 % pendant les 2 premières semaines et à 40% après 6 mois. Le taux de remplacement est très élevé.»


Le corps en souffrance

« Il faut un bon moment pour que le corps s’ajuste : il faut refaire le même geste 5000 fois avant d’être capable d’effectuer l’opération dans le temps imparti. 

Nous faisions les 3x8 (matin, après-midi, minuit). Toutes les 4 semaines, nous changions. Ceci ne donne pas au corps le temps de s’habituer et je n’avais plus de vie sociale*.

Ce travail est comme celui d’une machine.  Chacun finit par avoir des problèmes avec son corps. Moi, ce sont mes mains qui m’ont fait souffrir. Tout le monde prend des médicaments (anti-inflammatoires, antalgiques…).

Il est intéressant de noter que pour être embauché, j’ai subi l’examen médical le plus complet de ma vie !

Par ailleurs, beaucoup de mes co-équipiers étaient d’anciens joueurs de football, sans doute en raison de leur bonne coordination ?»

NDLR : Je confirme n'avoir jamais pu voir Tim pendant tout ce temps et ce n'est que par hasard que je l'ai revu récemment lors d'une soirée contra...


Le salaire

« C’était mieux payé que beaucoup de mes précédents métiers. Cependant considérant ce qui m’était demandé ce n’était pas très bien rémunéré, avis partagé par beaucoup de personnes rencontrées.

Le salaire minimum est de $14,90 de l’heure, payé 50% de plus en heure supplémentaire (au delà de 40 heures par semaine) et le double si on travaille le dimanche, ce que je n’ai jamais voulu faire. 

Je pense que faire partie de l’encadrement doit être un bon travail…»

 

Travailler autrement ?

«Le travail pourrait être possible s’il n’avait pas à être fait aussi rapidement et aussi longtemps. Je pense que 6 heures par jour suffiraient. Hélas, la compagnie ne s’intéresse pas à ces questions : pour moi, c’est une forme moderne d’esclavage.

C’est le système économique entier qui fonctionne de cette façon..»

 

 

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 05:15
Tom painting (5)  Tom me reçoit dans son atelier, situé juste en dessous de son appartement.

 En plein centre de Carollton

la galerie de Tom ne passe pas inaperçue. C'est d'ailleurs

comme ça que je l'ai connu :

il suffisait de sonner !


 Tom painting (3)

 

 

Tom peint uniquement

debout : cela lui permet

de se déplacer d'avant

en arrière, faire le point

sur son travail, revenir,

corriger un détail.

De temps en temps,

il regarde son oeuvre

dans un miroir pour avoir

une autre perspective.

"Mon but est de voir dans mon travail

la création de Dieu et de donner du plaisir à

ceux qui regardent." me confie Tom.

"C'est un privilège d'être peintre

parce que c'est ce pour quoi j'étais fait."

 

Quand avez-vous réellement commencé

de gagner de l'argent en peignant ?

Ma première commande a été un portrait

lorsque j'étais au lycée en ... 1965.

  hutch7h72dpi-copy.jpg

 

 

Est-ce le seul métier que vous avez pratiqué ?

Non ! J'ai dû travailler jeune car ma famille n'avait pas de moyens financiers. J'ai été responsable de quais d'appontement, laveur de

bateaux d'habitation  et même fossoyeur au cimetière ! J'ai servi

la Navy pendant 4 ans et pendant 21 ans, j'ai fait du dessin

industriel à Washington DC. Pendant toutes ces années,

mon activité principale a été la peinture.

   

 

Comment avez-vous appris votre métier ?

C'est ma grand-mère qui m'a transmis ce goût pour la peinture. Dans les années 30, 40 elle dessinait au pastel (j'ai conservé sa boîte!). Comme nous habitions près de chez elle, nous nous voyions souvent : elle m'enseignait l'art.

Tom painting (6)
 Tom painting (7)

Je ne suis pas allé dans une école spéciale pour apprendre. J'ai beaucoup appris par ma moi-même. J'ai aussi suivi les ateliers de deux  peintres : John Howard Sanden et Scott Christensen

Je ne me réclame d'aucune école de peinture particulière. Ma technique préférée est la peinture à l'huile.

 

Première oeuvre

 

 

Il semble que vous ayez un engouement particulier pour les marines ?

En effet, j'aime la mer. Peindre ce thème est une passion. J'ai grandi au bord du Mississipi. J'ai adoré ça !

 J'ai passé mes années dans la Navy sur les bateaux dans le Pacifique.

  seascape-paintings-summerstorm-7-copy.jpg
  autumnporch7h-copy.jpg

Tom ne dédaigne pas non plus

de peindre des paysages,

des portraits.

Son renom lui a fait rencontrer

et portraiturer des personnages célèbres dont

le General Westmoreland

et le président Reagan...

En 2004, pour le sommet de Sea Island, il a été commandité d'un tableau "The Marshes of Glynn" offert à tous les leaders du G8  .

 

 Laissons la parole à l'intéressé :

 

La plupart de mes travaux sont

de ma propre initiative.

Cependant pour les portraits,

on me passe souvent des commandes. Je peins aussi bien

en extérieur qu'en studio en utilisant les photos que

je prends. Je pense que c'est

très important de peindre en premier en extérieur  pour saisir toutes les subtilités

de la nature. Quand vous connaissez votre sujet,

vous pouvez le peindre

en studio d'après photo.

 

 

seascape-paintings-cornwall-7-copy.jpg
Tom-painting--2--copie-1.JPG

 

 


 

 

En démonstration lors de Meccafest

 

J'ai beaucoup de chance de pouvoir peindre chaque jour sauf quand je voyage

ou qu'une autre activité m'en empêche. Si je ne peins pas pendant trois jours,

je me sens mal  à l'aise et éprouve le besoin de retourner à mon chevalet. 

J'aime marcher spécialement le long de plages désertes, faire du kayak, lire

et... harceler mon épouse ! J'ai appris que je ne pouvais pas me passer

de son avis. C'est pourquoi je la harcèle jusqu'à ce qu'elle me donne

son opinion !

C'est une chance de pouvoir vivre de son art depuis 45 ans. Pendant les 20 premières années, j'ai plutôt exécuté des portraits avec un complément en arts graphiques. A partir du milieu des années 90, j'ai peint exclusivement. Dans ces dernières années, j'ai peint de plus en plus de paysages et de marines. blueridgegold7w72dpi-copy.jpg
   

J'ai dirigé plusieurs ateliers de peinture dans mon atelier et en 2000 et 2001, j'ai animé de longs ateliers dans le Midwest. 

 

Quelques oeuvres en vidéo.

 

 

 

En savoir un peu plus :

Presse ecrite :

arts&expressions MAGAZINE - Juillet, Août 2004

LIFEstyles Magazine Mai 2008

Website : clic

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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 23:50

English Translation

   Suite à l'article Taste of Carrollton, Marie-Claude s'interrogeait sur cette "European Bakery", ouverte depuis février 2010.

 

   Rendez-vous est pris avec Sharon (voir article sus-nommé).

     Ce sera donc un article à 6 mains auquel vous aurez droit!

 

European bakery (1)-copie-1

Steward-baker-001-copie-1.jpg

Y a-t-il un boulanger et un pâtissier ?

          En fait, les deux sont regroupés sous la même casquette, celle de mon père (ci-contre). Il est boulanger de métier... par un concours de circonstances. Son père refusait qu'il soit boulanger : un métier de femmes! Apprenti dans une usine, il a eu un grave accident ce qui lui a permis de se retourner vers son premier amour...

           Nous sommes anglais et avons émigré ici en 1982. Steward* a vite compris que la demande pour la boulangerie traditionnelle était inexistante ici. C'est pourquoi il s'est spécialisé dans la pâtisserie.

 

Steward devant une de ses oeuvres dans un casino de Las Vegas : décoration en sucre filé

 

  Bakery Publix

             Le pain est vendu dans les grandes surfaces comme à  Publix ci-dessus

 

        Préparez-vous vos pâtes de base ou les achetez-vous ?

        Nous faisons tout nous-mêmes excepté les gâteaux contenant de la cacahuète. Pour cela, nous achetons la pâte congelée. C'est une question d'allergie. Ce problème est devenu important maintenant : nous avons aussi des demandes de gâteaux sans gluten, sans oeuf ou produits laitiers mais ce n'est pas bon...

European bakery (5)
  A quelle heure vous levez-vous pour
préparer et cuire ? 

     On commence à 6 heures du matin parfois un peu plus tôt si nous avons une demande de traiteur.  La boulangerie ouvre à 9 heures le matin jusqu'à 4 heures de l'après-midi (du mardi au jeudi), 9 heures du soir le vendredi et on ferme à 1 heure le samedi jusqu'au mardi matin.

      Les viennoiseries sont pratiquement inconnues : pas de demande pour les articles de petits-déjeuners par contre les cookies sont vendus partout.

 European bakery (8)

.

European bakery (3)

 

 

            Et pour payer, est-ce diffèrent ?

          Nous sommes très classiques : une caisse enregistreuse, une caissière !

 

        de gauche à droite :

        une cliente qui repart avec un gâteau (on peut passer commande), Sharon** et Kyra***, caissière.

 

     Quels pains faites-vous ?

   Nous en cuisons rarement sauf commandes spéciales. Par contre, depuis peu, nous faisons une fournée quotidienne pour le restaurant Blue Steach House (ci-contre).

      Pour produire plus de pain, il nous faudrait un pétrin mais cela coûte très cher et ne serait pas rentable.

European bakery (9)

 

    

European bakery (7)

Quelles difficultés avez-vous pour faire les mêmes gâteaux que chez vous ?

         Mon père sait faire d'autres gâteaux mais il les introduit doucement car la clientèle est tres traditionnelle. Par ailleurs, certains ingrédients sont difficiles à trouver.

Qui travaille ici ?

         En sus des personnes déjà citées, Cindy s'occupe de la décoration des gâteaux, Mickael fait la vaisselle et ma mère prépare les déjeuners.

 

         

   Cette dernière se ménage des temps de repos dans le laboratoire.

Laissons-la en paix...

 

European bakery (1)

 

 

European bakery (6)

* Steward fait le métier depuis 46 ans. Il a travaillé à Disneyland, dans les casinos de Las Vegas, à Callaway Gardens.

      Il a fait un apprentissage de pâtissier en Angleterre et possède le plus haut diplôme anglais d e l'industrie du pain : City & Guilds.

      A son dam, il n'a pas converti une de ses 4 filles et rêve de trouver une successeur.

 

      ** Sharon s'apprête à prendre des cours de droit. C'est pourquoi elle forme les employés pour leur succéder.
  *** Kyra est étudiante en 4ème année à  

       l'université de West Georgia. Elle a encore 2 ans avant de passer la licence en arts. Cela pourrait lui servir dans le magasin pour la décoration. Elle commence déjà à apprendre le travail...

European bakery (4)

 

 

         Le bâtiment vous appartient-il ?

         Non, nous le louons à un avocat. Pour avoir le droit de tenir ce commerce,  nous devons payer $150 par an à la ville .  

      European bakery (2)

               Deux clientes dans l'attente...

 

         Alors si vos pas vous mènent à Carrollton, n'hésitez pas à vous y rendre : Sharon se fera un plaisir de vous préparer un thé, un café. Le décor est sympathique et l'ambiance toujours bon enfant.

 

       L'aventure est hélas terminée : Steward a dû s'arrêter pour raison de santé... (NDLR)

      

 

 

Stewart étant malade, le magasin a fermé ses portes et toute la famille a reprisle chemin de Las Vegas pour lui permettre de se faire soigner.

Nous regrettons cette disparition car la pâtisserie maison était de qualité. L'espace a été repris par le restaurant contigu qui a ainsi agrandi sa salle à manger.

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 02:44

Ce 2 octobre se déroulait, comme à pareille époque chaque année, le festival Fall de la Folkschool.

 

Rug hooking (4)

 

Lisanne (voir son site) est professeur à la Folkschool et profite du festival pour rencontrer les étudiants passés ou à venir et les curieux comme moi. Je suis d'emblée attirée par cette technique dont je n'avais pas même la connaissance...

"Pas étonnant, me dit-elle, celle-ci est typiquement américaine. Originaire de la Nouvelle Angleterre au XVIII ème siècle, elle s'est répandue dans tout le pays'.

Et moi qui aurait voulu épater la famille au retour avec mes photos, mes vidéos : tout le monde connaissait déjà !

 

Un peu de technique

 

Lisane dispose un canevas sur une forme.

 

Rug hooking (1)

 

Tout autour des petites pointes sont plantées : elles permettent de maintenir le canevas en tension. Une fois celui-ci en place, Lisane dessine son projet.

 

Le travail peut commencer :

 

 

Rug hooking (6)

 

Il s'agit de passer ce crochet au travers du canevas pour aller chercher un morceau de laine qu'elle maintient au dos. Il restera à retirer du canevas une boucle de laine .

 

Démonstration :

 

 

Au final, de biens jolis produits !

 

Rug hooking (2)

 

Rug hooking (5)

 

Rug hooking (3)

 

Lisane m'affirme que ces tapis sont si résistants qu'on peut marcher dessus. Le secret selon elle est l'utilisation de tissus de laine découpés en lanières d'environ 1 cm de large.

Elle possède toujours le premier qu'elle a réalisé chez les scoutes... Pour éviter qu'ils ne moisissent, on ne met pas de doublure. C'est une vraie technique populaire que confirme l'article de Wikipedia.

 

"Oui mais chère Lisane ( l'interviewer qui veut faire encore faire son malin !), ça ressemble à une technique que j'ai vue pratiquer en France ou une aiguille est enfoncée dans le canevas puis retirée, le fil restant coincé dans celui-ci?"

 

"En effet, c'est la technique du Russian punch. Elle est effectivement connue en Europe. La différence est que l'oeuvre réalisée apparaît seulement à l'envers du travail.", me répond-elle.

 

Joignant le geste à la parole, elle me fait illico une petite démonstration !

 

 

 

 

J'en reste sans voix...

 

* Rug hooking en anglais

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 23:51

English Translation

    Bien que la notion de "ville fantôme" ne soit pas étrangère à la Georgie (Aurora qui fut construite pour exploiter l'or en est un exemple...), vous n'allez pas en découvrir une ici. C'est plutôt la reconstitution d'une ancienne petite ville dont il s'agit...

Ghost town (7)

 

   Lisa (ci-dessus), la fille des propriétaires est une amie danseuse. C'est elle qui nous a invités à cette visite un peu "spéciale".

 

Ghost town (3)  Sont rassemblés là les ingrédients de la Conquête de l'Ouest. :

 

 

- le "wagon" du pionner

bien entendu

 

 

avec son complément :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ghost-town--1-.JPG

 

le feu de camp

 

 

 

Ghost town (17)   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   la "cantine". Mais que contient-elle ? Eau ? ou...

 

 

Ghost town (13)

 

 

 

 

l

le redoutable "moonshine" ?

 

La lessive est suspendue pour sécher.

 

Ghost town (15)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 "Les hommes portaient sous leur pantalon le Long John blanc" m'indique Cessany.

 

 

 

 

 

 

Ghost town (4)

 

 

    Le voyage terminé,

il était temps

de s'installer 

en construisant

l'un des tout premier

service public :

la prison !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ghost-town--5-.JPG

 

 

 

    A l'intérieur, le shérif est à l'étroit dans son bureau. Alors que dire de la cellule ? 

 

 

 

Je ne garantis pas l'authenticité du ventilateur...

 

 

Ghost town (9)

 

   Chacun construit son propre lieu de travail :

 

le forgeron

 

 

 

Ghost town (10)

 

 

 

 

 

 

 

le scieur

 

Ghost-town--8--copie-1.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

et bien sûr le croque-mort : attention, ici, on respecte la loi et le shérif a la gâchette nerveuse !

 

 

Ghost town (6)La preuve ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   Toute la famille de hors-la-loi ci-contre  (y compris la mère !) va être mise hors de combat par notre valeureux homme de loi !

C'était l'bon temps !

 

 

 

 

 

 

 

Ghost town (16)

 

Chacun construit à la hauteur de ses possibilités même si certaines constructions restent...

 

Ghost town (14)

 

 

sommaires...

 

 

Ghost town (21)

 

 

 

 

 

 

 

va donc Madame ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     Au saloon bien entendu !

 

Ghost-town--19--copie-1.JPG

    Quoique je ne sais pas

si c'est vraiment le bon jour :

Ghost town (18)

 

 

 

 

les troupes du Sud et celle du Nord se livrent 

à une féroce bataille rangée

dans la rue principale (et unique!) de la ville...

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisa s'est prêtée de bonne grâce au jeu de l'interview :

 

 Is there a special reason to have this entertainment in this location?Ghost town (12)

 

 

    Rocky Branch Railroad & Ghost Town is the brain child of my dad Lee Roy Ivey.  Inspired by ghost towns of the western US, and other attractions with railroads, dad began building a railroad and ghost town of his own. With the encouragement of friends and family he opened up the park to the public and now Rocky Branch Railroad & Ghost Town is quickly becoming a big attraction for Haralson County.

 

 

Could you tell us for how long this project exists?

Ghost town (11)

 

    My parents and I  have been operating Rocky Branch Railroad & Ghost Town since 2007. We went out of business in 2009 due to the bad economy and re-opened just last year.  Rocky Branch is located on 6 acres of land ; only a small section at the entrance of the park  is reserved for the family home. Rocky Branch looks like a normal residence till you continue down the drive, then a ghostly, western world reveals it's self.

 

 

Le voyez-vous, qui sort son nez de la mare* ?

 

I have understood this is a project still on progress. What are the next steps?

   We hope to keep expanding the park with every opportunity which includes building new building adding additional rides and opening up a gift shop.  We would like to have resident vendors to come in and sell there crafts on the weekends, we are looking for someone who would like to open an old time photo shop, kick wheel potter, leather maker, gunsmith and many others.

 

Thank you Lisa and "Keep going"!

 

* C'est un jeune alligator !

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Published by Americano - dans Loisirs Archives
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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 23:16

Comme chaque année, en septembre, se déroule un évènement qui m'a paru assez original pour vous en faire part : The Taste Of Carrolton. Le concept est tout simple : inviter les restaurants de la ville à venir faire déguster une ou plusieurs de leurs spécialités aux habitants. Moyennant $1 le ticket, on pourra s'offrir un échantillon dont le prix s'étage entre 1 et 4 tickets.

 

Petite visite !

Taste of Carrollton 2011 (3)Par mesure de sécurité, le centre ville est fermé à la circulation en début d'après-midi. Ce sera un des aspects sympathiques que de pouvoir flâner sur la place centrale sans se soucier des véhicules. A noter car le concept de "rue piétonne" est peu mis en place ici...

 

Taste of Carrollton 2011 (1)

 

 

 

 

 

 

 

 

Dès 15 heures les premiers stands s'installent :

 

 

Taste of Carrollton 2011 (2)

 

 

 

 

 

 

 

chacun apporte son matériel et le met en place.

 

 

 

Taste of Carrollton 2011 (4)

 

 

 


 

Les nouveaux commerces profitent de l'occasion pour venir se faire connaître.

 

Stand du Farmer's cupboard.

 

Taste of Carrollton 2011 (5)

 

 

 

 

 

 

Pas de soucis de montage pour celui-là!

 

 

 

Taste of Carrollton 2011 (6)

 

 

 

 

 

 

 

Cette radio locale assurera l'animation musicale de la soirée*.

 

Taste-of-Carrollton-2011--Duane-.JPG

 

 

 

 

 

 

"Avec Mainstreet, nous avons une relation de partenariat et nous échangeons des services. Nous ne sommes pas présents tous les ans mais ces deux dernières années, nous étions là ", nous dit Duane, représentant la radio.

 

* L'orchestre de bluegrass m'a manqué cette année...

 

Taste of Carrollton 2011 (11)

 

 

 

 

 

 

Aux 4 coins de la place des volontaires se proposent de vous vendre des tickets. Robin qui en est à sa première participation me confie qu'au-delà de l'aspect "coup de main" aux organisateurs, elle est ici en tant que militante de la Ligue pour le Vote des Femmes. Elle pense que c'est une occasion de faire connaître son action...

 

Taste of Carrollton 2011 (14)

Chacun y va de son couplet pour sa propre cause!

 

 

L'association "Keep Carroll Beautiful" a mis à disposition des poubelles pour inciter les consommateurs à recycler. Ce qui n'empêchera pas une débauche de couverts plastiques, nappes en papier, assiettes en polystyrène... Bon courage donc à l'association...

 

 

 

 

 

Taste of Carrollton 2011 (8)

Un évènement de cette importance nécessite nombre de volontaires : "30 pour cette année," m'indique Jessica (au centre), directrice de l'organisation. "J'en suis à ma 4ème edition mais nous fêtons la 20ème cette année. Depuis que je m'en occupe, je constate qu'il grossit. Nous avons plus de restaurants (40 présents aujourd'hui) et maintenant ce sont eux qui demandent à participer. L'an dernier, nous avons vendu 24 000 tickets à environ 2500 personnes.

En tant que permanents pour Main Street avec Jonathan (à gauche), il nous faut 4 mois de préparation 

Ce n'est pas original aux USA car beaucoup de villes le font. Au début ce n'était qu'un festival avec beaucoup d'artisans mais devant l'accroissement, il a été décidé de le scinder en 2. L'autre étant Meccafest. Nous pourrons accueillir plus de restaurants dans le futur avec les aménagements que la ville réalise."

 

Blue steack (1)

 

Certains commerçants de la place mettent en place un stand devant leur magasin. C'est le cas du "Blue Steack House" qui en est à sa première participation puisque le restaurant lui-même n'a encore pas un an...

 

 

Taste of Carrollton 2011 (9)   

 

 

 

 

 

 

 Ernie, son propriétaire, nous donne quelques indications :

 

"En participant au "Taste of Carrollton", nous cherchons, en tant que nouveau restaurant, à nous montrer en faisant goûter nos produits aux clients. Entre 6 et 8 personnes sont nécessaires pour mettre en place le stand. Il faut être membre de MainStreet pour avoir l'autorisation de tenir un stand. Pour ce faire, il faut payer une cotisation annuelle."

 

 

 

 

European-bakery--1-.JPG

 

 

Ce coin de la place est entièrement nouveau !

De gauche à droite :

- Blue Steack House

- La Trattoria

- A Piece Of The Pie, European bakery

- Fish House

 

Si tous ont participé, c'est au 2ème que nous allons plus particulièrement nous intéresser maintenant.

 

 

 

Taste of Carrollton 2011 (16)  Sharon, la fille des propriétaires est un petit peu moins optimiste sur l'impact positif qu'aurait Taste Of Carrollton sur  le commerce au centre de la ville.

"Nous participons pour la 2ème année et je n'ai pas ressenti un retour important après notre première édition. Je pense que d'une manière générale, les gens ne viennent pas au centre ville. Ils viennent pour l'évènement, partent et ne reviennent pas... C'est un gros investissement : aujourd'hui nous sommes 9 impliqués sur le stand.

Taste of Carrollton 2011 (21)

 

Nous avons fait 1500 gâteaux et 400 rouleaux fourrés à la saucisse !

Le retour de Mainstreet n'est pas énorme : lorsque nous reportons les tickets que nous avons récoltés, ils nous reversent 25* de la somme représentée..."

 

 

Taste of Carrollton 2011 (17)

 

   

 

 

       Durant les interviews, la foule s'est accumulée.

Taste of Carrollton 2011 (15)

      

 

 

 

 

 

 

 

 

  Il est temps pour moi d'aller jeter un oeil...

 

 

 Devant le stand du Blue Steack House, la queue s'allonge...

 

 

Taste of Carrollton 2011 (20)

 

 

... pas fous les clients !

 

Beaucoup de restaurants font vraiment un effort de présentation et de cuisine...

 

Taste of Carrollton 2011 (18)

 

 

 

 

 

 

 

Restaurant Plate

 

Je n'ai mangé que de bonnes choses !

- salade de saucisse (Farmer's cupboard)

- cheese cream (Blue Steack House)

- Crevette avec purée de mais

- Assiette de fromages (Fresh Market)

 

Aujourd'hui, digestion difficile, pourquoi ?!

 

 

 

 

* M'étonnant de ce ratio peu favorable, me semblait-il, aux commerçants, je m'en suis ouvert à Jessica (Mainstreet) :

"Ce ratio n'est pas le fait de l'équipe actuelle de Mainstreet puisqu'il a été appliqué depuis la création de l'évènement. Nous n'avons fait que le reprendre. Il faut croire qu'il n'est pas si mauvais puisque les commerçants reviennent!

Mainstreet fournit aux commerçants le matériel dont ils ont besoin pour monter leur stand et ne fait payer aucun frais pour l'emplacement.

Mainstreet étant une organisation à but non lucratif, les commerçants ont le droit de déclarer aux impôts les frais de mise en place de leur stand".

Dont acte.

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Published by Americano - dans Au fil des saisons
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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 01:18

English Translation

 

    Début juillet s'est ouvert un magasin de produits bio (ici on dit "organic") à proximité du centre ville : "The farmer's cupboard". Phénomène devenu assez banal en Europe, ici c'est une toute autre histoire. Preuve qu'on lui porte de l'intérêt, il a déjà reçu la visite de journalistes de magazines à portée régionale : Georgia Magazine et Atlanta Business Chronicles.

 

Farmer's cupboard (2)

 

Première remarque : il est bien situé et bénéficie d'un grand parking.

 

Farmer's cupboard (3)

    C'est Candace Balega, la propriétaire 

qui me reçoit.

 

   Au passage, notons que les tables qui ont fait l'objet d'un précèdent article sont en usage ici.

 

"Nous ne savions pas très bien où nous mettrions ces tables et si nous ferions un restaurant à part.

 

 

 

 

 

Farmer's cupboard (4)   Finalement, nous avons choisi d'inclure ce coin dégustation au sein du magasin", nous confie Candace.

 

   "J'ai grandi dans une ferme, j'ai travaillé dans les supermarchés. D'autre part, ce bâtiment, acheté avec mon mari, n'ayant pas trouvé de destination, les conditions étaient réunies pour apporter à la collectivité locale ce genre de commerce diffèrent. J'en avais déjà vu dans d'autres villes américaines... Nous pensons

aussi que c'est un investissement pour le futur de nos trois enfants. Il nous  fallu deux ans pour mener à terme ce projet."

 

N'avez-vous pas l'impression que la prise Farmer's cupboard (15)

de risque est importante compte tenu

de l'environnement très concurrentiel ?

   Bien sûr, nous subissons la concurrence des supermarchés qui, au niveau des prix, bénéficient de l'avantage d'être dans des chaînes. Nous essayons de faire la différence en proposant des produits locaux. Par exemple, au rayon poissonnerie (ci-contre), nous recevons les produits frais directement du port de Savanah.

 

 

Farmer's cupboard (10)

     Nous sommes également à l'écoute des clients et recherchons les produits qu'ils ne trouvent pas ailleurs en respectant notre idée de base : proposer des produits sains à un prix abordable.

Par ailleurs, nous faisons au maximum appel aux vendeurs locaux (viande, légumes, olives, vins...). Nous en recherchons d'autres...

 

 

Farmer's cupboard (7)

 

 

 

 

 

 

    Le café provient d'un fournisseur local qui pratique le commerce équitable (Fair Trade).

 

Farmer's cupboard (12)

Merci aux bouchers qui ont enfin pu m'approvisionner en triperie de qualité : un exploit ici !

 

Farmer's cupboard (9)

 

 

Ce mode simple d'étalage, est-ce un choix ? 

   Absolument ! Nous avons voulu n'utiliser que du matériel recyclé : étagères, chambres froides, luminaires et même...

 

 

Farmer's cupboard (8)

 

 

 

 

 

 

 

... le wagon est de la récupération !

 

 

 

 

 

 

 

Farmer's cupboard (16)

Avez-vous l'impression que votre affaire progresse ?

   Oui même si nous n'avons pas encore eu le temps de le vérifier concrètement par des moyens informatiques.

   De notre côté, nous ajoutons en permanence de nouveaux produits : par exemple, le rayon vins et bières est approvisionné depuis peu  et dans quelques jours, nous vendrons de la bière locale que les clients pourront acheter à la tireuse.

Intéressant ! Pourriez-vous faire la même chose pour le vin ?

   Pourquoi pas ?

 

Mais je suppose que vous avez besoin d'être encore plus connus ? Faites-vous

appel à la publicité ?

   Oui, nous passons des annonces dans les radio et journaux locaux et nous allons participer à des évènements locaux (Taste of Carrollton) dans un mois par exemple).

 

Merci Candace et bonne chance.

 

 

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Après 2 ans d'existence, le magasin a fermé ses portes. L'affaire n'était pas vraiment rentable pour une ville de la taille de Carrollton...

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Published by Americano - dans Commerce Archives
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