Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 13:17

   Cet article complètement imprévu fait écho à la demande de Josh de présenter le blog dans sa librairie. Hasard de la programmation, cet évènement coïncide avec la parution du 300ème article...

 

   Blog-14.jpgLe texte suivant est en grande partie celui de la présentation mais est soumis aux contraintes techniques du blog... Au passage, j'en profite pour remercier over-blog qui fournit gratuitement cet espace d'expression.


 

A French blogger in Carrollton*

Americano  : Histoire

Je ne m'attendais pas à  publier un blog mais mes amis français me demandaient à chaque fois dans leurs messages :

"Comment t'occupes-tu ?"

"Qu'est-ce qu'il y a  à voir ?"

"Comment est la vie là-bas?"

    Au lieu de répondre tout le temps la même chose,  l'idée me vint de démarrer ce blog. D'emblée, je choisissais de parler de tout, même de ce qui ne me passionnait pas à priori.

Si, au début, je me demandais bien de quoi je pourrais parler après mes premiers articles, je ne me pose plus la question et découvre en permanence de nouveaux sujets à découvrir ou à explorer.

 

Une évolution constante

Techniquement

 

Providence canyon (20)

    Ainsi, j'ai appris à faire. J'aime ça même si ce n'est pas toujours évident.

Quelques exemples :

J'écoutais beaucoup de musiques différentes et je voulais en faire part à mes lecteurs. C'était techniquement impossible. Parallèlement, j'apprenais à faire des diaporamas. Je découvris sur mon ordinateur "Windows Movie Maker" qui offre la possibilité d'inclure photos, vidéos, son... Je tenais mon idée !

 

 

 

Providence Canyon : slideshow

 

   Blog-13.jpg

  

 

Au début, les articles étaient faits en prenant quelques photos que je commentais. Peu à peu, les habitants du cru, devenant de plus en plus impliqués, je compris qu'il n'était pas correct de leur demander leur coopération et qu'ils ne puissent pas lire ce qui les concernait.

   Grâce à mon amie Hélène de Moscou, j'ai inclus la traduction dans plusieurs langues. 

 

  

 

 

 

 

           Dans le contenu : un exemple avec les catégories :

          Elles ont pour rôle d'organiser un ensemble disparate, de permettre de retrouver plus rapidement un article (pour mettre un lien par exemple) et au lecteur de sélectionner le genre d'articles qui lui sied.

          Au début, je n'en avais créé que peu (4 ou 5) mais au fil du temps, j'ai dû en ajouter.

        

dirndl        

 

        Certains articles n'entrant pas dans une des catégories présentes, il devient dès lors nécessaire d'en créer une nouvelle. Du coup, cela  conduit vers d'autres pistes. C'est le cas de la catégorie "Racines". L'intérêt de certains lecteurs est grand pour cette question. Certains m'ont déjà apporté leur contribution pour écrire sur les "Indiens". Je suis maintenant en relation avec l'un d'entre eux et l'article est programmé...

    

 

 

  

 Lena, Estonienne -> article

 

 

 

 

 

 

De quelques aspects techniques

 

Après avoir rempli les formalités d'entrée sur le serveur, l'on est accueilli sur la page d'administration.

 

Blog-2.png

Chaque colonne/rangée est une option de travail : voir ci-dessous.

Blog 15BL'option "Blog" permet de l'ouvrir pour vérifier un article.

L'option "Options de travail" nous donne la possibilité de :

- publier (une page, un article, une newsletter) ;

- consulter les statistiques de son blog (combien de visiteurs, de pages lues, évolution sur le mois...) ;

- consulter ses pages "revenus" ; réservée à ceux qui ont souscrit un contrat spécial, elle ne me concerne pas.

- l'espace "communautés" permet d'en gérer une ou d'afficher celles auxquelles on appartient ;

L'option "Configurer" permet :

- d'ajouter/retirer des documents vidéos, photos ; 

- la mise en page de son blog suivant ses désirs ;

- de présenter le blog aux lecteurs ;

- de se présenter.

 

Parmi toutes ces possibilités, choisissons-en une :

 

Comment écrire un article ?

 

Blog 3A

 La plupart des rubriques de la première moitié de la page sont celles d'un éditeur de texte ordinaires :

- taille, police, graisse de caractères ;

- alignement, espacement des lignes ;

- orthographe et caractères spéciaux, couleurs ;

- tableaux...

 

Sont propres au blog :

- l'ajout de photos, musique ou vidéos : l'on va les chercher dans ses documents déjà présents ou l'on en ajoute ;

- l'ajout de liens : l'article peut ainsi renvoyer à un article du blog ou à n'importe quel autre du web.

 

A noter que les fonctions copier/coller ne peuvent se faire qu'au clavier...

 

Blog 3B

La partie basse de la page est plus spécifique au blog.

C'est ici que je choisis :
- la catégorie dans laquelle s'insère l'article et la communauté de blogueurs où je veux qu'il soit diffusé.

- la date de publication de l'article : je viens juste de me rendre compte de cette possibilité !

- le partage avec d'autres réseaux sociaux : Facebook, Twitter, Linkendin.

Si l'article n'est pas terminé, je peux le sauvegarder. Sinon, c'est le grand moment de la publication avec toujours plein de doutes : ai-je corrigé toutes les erreurs d'orthographe ?

Je remercie à ce propos Marie-Claude qui exerce un oeil avisé sur mes copies.

 

Et maintenant un clic sur "Publier l'article"

 

Notre ami "Over-blog' me signalant que l'article devient trop long, cliquer ici pour la suite.

 

* Titre de la présentation originale

Partager cet article
Repost0
1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 08:55

  Scrapbin-Kimber.JPG Kimber travaille pour  Scrapbin et nous avons assez souvent l'occasion de nous rencontrer. Nous avons dernièrement parlé du fameux "sweet tea" du sud est des USA.

 

   Je vous ai déjà dit à quel point celui-ci est omniprésent : si vous allez dans un restaurant, on vous propose une boisson dès votre arrivée . C'est l'une des plus communément choisie. 

Sweet-tea-Publix.JPG

  

 

 

 

 

 

 

 

 

   Le magasin Publix en propose en rayon, vendu au gallon ou demi-gallon. 

   Il existe des versions non sucrées, aromatisées aux fruits, etc.

 

 

    Recette d'une boisson à déguster lors de votre visite dans notre région. Kimber la qualifie de  "relatively mild"...

 

Faire bouillir un litre d'eau (environ).
Mettre une tasse de sucre dans un pichet d'un gallon .
Ajouter l'eau bouillante pour dissoudre le sucre.
Ajouter 5 sachets  de famille* de thé.

  Laisser infuser pendant 10 minutes.
Remplissez la cruche d'eau froide du robinet.

 

Tea-bags.jpg

 

Avant de servir le thé, remuez-le.

Le swet tea est servi le plus souvent dans des verres contenant des glaçons. (ne pas mettre ceux-ci dans la préparation : vous vous feriez une ennemie !)

N'oubliez-pas de demander à votre hôte s'il veut du citron. S'il accepte, ajoutez une ou deux tranches dans son verre.

 
 * Le sachet familial correspond entre 2 et 3 sachets individuels. Il va vous falloir tâtonner... 

 

Bonne chance!

 

 

Kimber nous propose aussi cette intéressante rétrospective historique et merci à elle pour sa contribution. 

 

 


Partager cet article
Repost0
27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 18:35

   Home schooling (1)Lisant l'article présentant le groupe Opposite of Hee How, Marie-Claude s'interrogeait sur la présence de l'école à la maison, phénomène peu répandu en France. Rod, qui la fait pour Caitlin, Kanate et Selu de 8, 6 et 3 ans,  nous apporte son témoignage.


L'école à la maison, pourquoi ?

 

    Nous avons fait ce choix car nous n'avons pas confiance dans le système éducatif1.

    Trop de de gens sont impliqués sur le plan religieux2 et en font part dans leur enseignement. Beaucoup d'entre eux sont des ignorants.

    Quand j'étais à l'école, je m'ennuyais et nous n'étions pas sollicités à hauteur de nos possibilités.

    A l'école publique, la liberté de choix est limitée. On y apprend ni l'esprit critique ni comment travailler mais juste à être un "consommateur obéissant". C'est une raison pour laquelle beaucoup de parents préfèrent enseigner à la maison.

   

  1 - Je n'ai pas trouvé de statistiques fiables sur le sujet car tous les chiffres avancés le sont par des associations qui défendent cette solution. Il semblerait qu'environ 1,5 million d'enfants soient concernés et que le pourcentage s'accroisse...NDLR

2 - Il est assez drôle que d'autres parents fassent l'école à la maison pour éduquer leurs enfants selon leurs croyances religieuses...


L'école à la maison, comment ?.

 

 Home schooling (2)

   Pour enseigner à la maison, il faut en faire la déclaration (l'école est obligatoire à partir de 7 ans). N'importe qui peut le faire tant que les enfants sont capables de réussir les tests* de l'état. En cas d'échec persistant, il peut être demandé de renvoyer les enfants à l'école.


Rob a aménagé une pièce spéciale pour l'école.

 

* Ceux-ci sont rédigés par des compagnies privées et mesurent plus souvent l'acquis socio-culturel de l'élève que son savoir.

   

  J'ai une licence d'histoire. J'ai travaillé pour l'éducation spécialisée en tant qu'assistant puis enseignant.

   C'est moi qui suis le plus impliqué maintenant mais c'est la maman qui a commencé (à l'époque, je travaillais) .Nous avons interverti nos rôles car elle gagne plus à elle seule à plein temps que nous deux à temps partiel.

 

     Comme j'ai repris la ferme de mon père et que je continue de bâtir ma maison, nous travaillons surtout le matin. Je reçois l'aide par internet de la compagnie K12. Elle se base sur les Instructions Officielles de l'Etat pour bâtir des leçons. C'est gratuit car c'est une école publique en ligne.

.

Home schooling (3)
    Home schooling

     En fonction de leur âge, les  enfants effectuent leur travail : je le vé rifie puis apporte des compléments (en lecture, par exemple, en allant  à la bibliothèque). En outre, nous rec evons du matériel pédagogique (sciences, mathématiques...).

    Nous pouvons aussi échanger sur des forums de discussion.

    Si j'ai des demandes plus précises, je recherche sur Internet.

    

 Home schooling (4)   Nous pratiquons d'autres activités : jardin, animaux, nature, sports et bien sûr les activités artistiques telles que la peinture, le dessin, la poterie et récemment ma fille a appris à tricoter.

    Au niveau local, nous sommes en relation avec d'autres parents dans notre cas et il existe une organisation au niveau de l'état. Celle-ci obtient des fonds qui nous permettent de financer des sorties comme les autres écoles.

 

L'avenir

Nous maintiendrons ce fonctionnement tant que nos enfants le voudront.

Nous ferons aussi l'école à la maison pour Selu mais peut-être l'enverrons-nous à l'école maternelle de l'université pendant un an.

 

Merci Rob et à tes enfants qui ont été adorables durant le temps de ce long interview.

Partager cet article
Repost0
21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 07:16

    ohh5.pngUne fois n'est pas coutume et cette fois, ce sera un portrait collectif que nous peindrons, celui d'un orchestre local qui se produit dans la région depuis maintenant deux ans.

 Nicole a bien voulu répondre à mes questions.

 

Comment avez-vous trouvé ce nom et pourquoi l'avez-vous choisi?

    Au hasard, une nuit, aux  débuts de l'orchestre, avant que je commence à jouer dedans. Nous avons eu deux noms dans un premier temps, Opposite of  Hee Haw et Yay for Dollies . Nous aurions eu deux personnalités différentes, en fonction de la soirée. Le premier, le plus "rock",   est devenu plus populaire : c'est celui que nous avons définitivement adopté.

 

4 femmes et un homme, est-ce un hasard complet ou cherchiez-vous à être  différent avec un groupe presque exclusivement féminin ?

    Il a commencé avec les femmes seulement, pendant plusieurs mois. Je jouais dans un autre groupe à l'époque (Gathering Nada) avec Rob. Nous avions besoin de lui alors nous l'avons invité à nous rejoindre. 

 

Êtes-vous les mêmes membres depuis le début? ohh.png 

    Quasiment, depuis que notre cohésion et notre son ont été vraiment définis, c'est le même.   Nous avons perdu une chanteuse il y a  plus d'un an : elle a pris des vacances prolongées en Europe...

Musiques, compositions et orchestration sont une production collective.

 

 

Choisissez-vous les places où vous vous produisez ou allez-vous partout où vous êtes invités 

    Les deux ! Dans un premier temps, j'ai recherché un grand nombre de concerts. Mais je n'ai plus à le faire maintenant. Nous avons été tant invités que nous n'avons plus de dates  disponibles! C'est très excitant !

 


J'ai remarqué que vous ne portiez pas  toujours les mêmes costumes sur scène: comment les choisissez-vous?

    Nous dégageons un thème lors de nos répétitions en rapport avec celui du lieu du spectacle . Leah, qui est une artiste en maquillage, nous aide à accroître notre créativité. Nous nous sommes habillés en animaux de ferme pour un documentaire sur l'agriculture biologique, en clowns ringards pour l'ouverture d'une librairie, en personnages du Rocky Horror Show pour célébrer son arrivée en ville, en cow-girls hivernales pour une pièce de théâtre de l'école Montessori, en créatures spatiales pour  une exposition d'art etc

 


 

ohh6.pngLorsque je vous entends, je ne vous comprends pas mais ça parait amusant.  Avez-vous des messages ?  

    Nous délivrons des messages différents dans plusieurs de nos chansons originales. Je ne veux pas dire qu'ils soient politiques. One Love est une chanson sur la Terre, Chicken Coop est de trouver le bonheur en soi-même, etc. Si les mots sont difficiles à comprendre, c'est certainement notre sono qui est mauvaise*...

 

 

Êtes-vous professionnels ?

    Nous essayons de l'être autant que possible. Nous avons commencé le groupe  parce que nous voulions tous apprendre les instruments. Cette  sorte de popularité a émergé sans que nous nous y attendions. Ç'est  vraiment passionnant mais nous avons dû apprendre le métier assez vite.

 

Présente-nous les membres du groupe ohh4.png

    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De gauche à droite :

   Nicole (batterie, chant) professeur de yoga partenaire commercial de Beth et mère au foyer ;

  Ellen (violon, chant) est enseignante ;
  Leah (banjo, chant) artiste maquilleuse, échassiere,   illustratrice ;
 
Beth (guitare, chant) possède sa propre entreprise "All Seasons et All Seasons Pet Care". 
  Rob (basse)  fermier, professeur à la maison de ses 3 enfants ;
   

ohh3.png

Êtes-vous payés ou jouez-vous gratuitement ?

   Ça dépend de  ce que c'est. Nous préférons être payés car nous avons des dépenses et certains laissent leur travail pour venir jouer.

 

 

Des projets ?

   Nous pensons commencer un album pour les enfants très prochainement. Nous sommes très enthousiastes.

 

 

Retrouvez-les sur Internet :

www.facebook.com/oppositeofheehaw  ohh2.png

 

Et écoutez-les sur :

www.myspace.com/oppositeofheehaw

 

 

 

 

*Merci Nicole mais franchement la capacité de ton interlocuteur n'est pas très grande non plus !

Partager cet article
Repost0
9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 18:37

    Je côtoie Josh depuis plusieurs années dans les lieux de culture de la ville. Quoi de plus normal que de lui rendre visite ? Ça tombe bien : aujourd'hui jeudi il est présent..

 

    Josh tient un magasin de livres d'occasion ouvert  il y a un an.   Books underground (2)

Celui-ci, en contre-bas de la rue, près du centre ville, nous est signalé par ce panneau à même le trottoir. 

 

Books underground (1)  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

            Assis derrière son comptoir, il nous attend sagement. L'homme n'en finit pas de nous raconter son projet, son  histoire. Ecoutons-le...

 

     "En Amérique, les grandes librairies sont en train de fermer massivement, phénomène dû, entre autre, à l'apparition de la vente par correspondance et de sites internet tels E-Bay... Book-store-underground--4-.JPG

Underground-Books-Grand-Opening-0311-030.jpg

   Ainsi, il y a un autre créneau qui s'ouvre pour les libraires : créer de petites structures bien intégrées dans la société locale. Dans cet esprit, nous programmons des évènements particuliers autour d'auteurs, de conférenciers, de documentalistes.

 

Le groupe "The opposite of the Hee-How" pour l'inauguration.

 

 

Book-store-underground--2-.JPG     J'essaye de vendre des livres que l'on ne trouve pas dans les supermarchés ; vieux livres, à thèmes plus spécialisés (psychologie, art, photo, Indiens, philosophie par exemples). Je me comporte comme un archiviste qui sélectionne ce qu'il classe et je fais bien entendu des choix éthiques : pas question de vendre des livres consacrés au racisme ou à l'homophobie...

  Environ la moitié de mon stock est amené par des gens qui veulent soit vendre soit échanger. Je fais une évaluation et offre 20% en liquide par rapport à ce que je peux en tirer ou bien 40% en crédit sur achats dans le magasin. Le reste de mes achats provient de ventes aux enchères de maisons, de librairies etc.

   Plus de 90% de mon chiffre d'affaires est constitué par la vente de livres. Le reste ? Disques vinyl, auto-collants, pins, journaux...

Book-store-underground--7-.JPG

 

Miranda

                   Miranda

   Je travaille ici du jeudi au samedi alors que le magasin reste ouvert tous les jours... 

  ...grâce à la présence des vendeuses Maria, Miranda ou Lydia.  Underground-Books-Despair-Ad.jpg 

   J'ai besoin de temps en effet pour pratiquer les autres activités connectées à celle-ci. La vente en ligne (que je pratique depuis 2007) représente 25% environ de mon chiffre d'affaires. Mon site n'apparaît pas à Carrollton car je préfère que les gens viennent acheter au magasin. C'est généralement moins cher en ligne où je suis confronté à une grande concurrence. Je me déplace aussi souvent pour me consacrer à la recherche de livres à acheter.

    Je prends aussi l'option de mettre mon espace

à la disposition de groupes locaux qui veulent se réunir. Ils trouvent là  un espace convivial disposant en permanence de café et de thé, le tout dans un cadre décontracté. C'est excellent pour favoriser la discussion spécialement en Amérique.

Book-store-underground--6-.JPG

Book-store-underground--5-.JPG

 

  J'avais toujours rêvé d'ouvrir une librairie ; cette idée a été influencée par beaucoup de librairies que j'aime dans le monde .

   J'ai visité "City Lights Bookstore" à San Francisco, l'exemple américain  le plus célèbre d'une  librairie radicale et alternative intégrée dans la communauté. "A Capella Livres" à Atlanta en est un autre. La chaîne de librairies appelée " Livres à Demi-Prix" dans l'Indiana m'a aussi inspiré en tant qu'adolescent. J'aime aussi la vie à Carrollton, mais pensais qu'il manquait une petite librairie, pour les livres usagés.  

  

Book store underground (3)

   J'espère aussi voir la naissance d'une maison de cinéma indépendante qui sert de la bière - c'est peut-être la prochaine! :)"

 

 

 

       Josh effectue un nombre de vente important au travers de ce site. ->  Clic 

 

 

     Bonne continuation Josh et pourquoi pas, un petit French évènement ?

 

 

     Au lieu de bénéficier d'une musique d'ambiance assourdissante et uniforme, un vieux tourne-disque diffuse en permanence les musiques de vieux 33 tours...

Partager cet article
Repost0
3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 13:28

      J'ai rencontré Maria par hasard alors qu'elle préparait le repas de Noël pour le compte du CSA (ci-dessous). Récit d'un parcours personnel.

 

     Je suis arrivée aux USA en janvier 2003. Je venais de Berlin (Allemagne) où j'ai étudié la philosophie et fait la comptabilité dans un cabinet immobilier. Avant d'habiter là,j'ai travaillé en Suède en tant que professeur suppléant dans un collège. CCY-2011--4-.jpg

 


    Maria-Sweden.JPGMon ex-mari, qui
reste mon meilleur ami et mon colocataire, a commencé son doctorat en géographie humaine à l'Université de l'Arizona à Tucson. Nous sommes venus à Carrollton, en Géorgie, à l'automne 2007 quand il a obtenu un emploi à l'Université de West Georgia.

     Je viens d'Upplands Vasby, une petite ville de banlieue à une demi-heure au nord de Stockholm. J'ai grandi  dans une propriété collective dont les membres   étaient fermiers à temps partiel .  Toute ma famille y vit toujours : parents, sœurs, grands-parents, cousins ​​... tout le monde.

 

Décembre 2011 : préparation du repas pour le marché de Noël. (ci-dessus)  et vente (ci-dessous)


Je ne cherche pas particulièrement à rencontrer d'autres Suédois : j'ai une manière très post-structuraliste et relativiste de la recherche sur la culture et ne suis pas particulièrement nostalgique de la Suède. Probablement, je me sens plus surtout européenne (j'ai vécu pendant de brèves périodes en Italie, Grèce, Royaume-Uni et Allemagne) que spécifiquement suédoise, même si l'on me dit que ma façon de voir la vie, la politique, le monde est très scandinave. Mon ex-mari est allemand, ma femme actuelle est Texane, ma fille est trilingue et nous vivons en Géorgie ! Notre maison est un melting-pot culturel, très semblable aux Etats-Unis en général. Malgré tout, j'ai gardé les traditions suédoises qui me plaisaient, comme les fêtes de la Saint-Jean et certaines traditions de Noël.

 
Maria Swedish
   

 

    Je suis très adaptable, donc je n'ai pas eu de difficultés personnelles. Cependant, ayant grandi dans un pays plus ou moins athée, cela m'a un peu gênée que tout le monde parle de Dieu. Il m'a fallu un certain temps pour accepter, comprendre et respecter ce point de vue de l'existence. J'ai aussi rougi quand les gens n'arrêtaient pas de me dire «Je t'aime», même quand il était évident pour moi que cela signifiait simplement "Je pense que vous êtes une personne bien intéressante". Depuis, j'ai surmonté cette difficulté. Je ne suis pas encore très insouciante avec le mot amour, comme la plupart des Américains, mais je ne me sens plus aussi gênée qu'avant.


    J'essaie de travailler aussi peu que possible pour avoir le plus de temps possible à passer avec ma famille, traîner et bricoler dans le jardin et lire de bons livres.

Garden-and-Backyard-more.jpg

     Je travaille un minimum pour payer mes factures,  au CSA (Community Support Agriculture) deux fois par semaine et chez le bouquiniste  Underground tous les dimanches.   

 Underground-Books--10-.JPG

 

CCY-2011--2-.jpg     Je possède aussi un studio de yoga avec des classes 4-5 fois par semaine mais ce n'est pas tant un travail qu'un passe-temps et un mode de vie.


   J'aime (eh oui!) ma vie ici. J'aime les gens, être proche de tous. Il est  facile et doux de vivre ici en général mais en particulier à Carrollton. Ce mélange d'agriculteurs biologiques, de  marginaux, d'universitaires, d'enseignants et étudiants de yoga, de musiciens, d'artistes et de gens qui essaient de vivre en dehors de la mouture normale de la société, en fait une ville très spéciale*.   CCY-2011--1-.jpg

 

     Pourtant, je vais probablement déménager dans les montagnes en Caroline du Nord ou vers la côte, une fois que ma fille aura terminé ses études secondaires. La nature ne me touche pas ici. Je ne pense pas retourner en Europe et définitivement pas en Suède. Ça semble si petit, en quelque sorte, trop homogène. Les gens prennent la vie et eux-mêmes trop au sérieux. J'aime la légèreté d'esprit de l'Amérique, même si parfois on a l'impression que c'est une culture un peu trop superficielle et simpliste  comme  celle des adolescents, mais à la fin, il semble que "l'insoutenable légèreté de l'être" soit tout à fait supportable.

 

Laissons Maria poursuivre son rêve américain en lui souhaitant bonne chance !

 

* Ses relations sur Facebook 

Partager cet article
Repost0
27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 22:21

         Tennesse (5)

 

Si le Tennessee est un état, c'est aussi une magnifique rivière qui coule au milieu de la ville.

Qui dit rivière dit bateaux, ponts... Parmi ces derniers, découvrez l'un des plus grands ponts piétonniers du monde. Pour ne rien gâcher, la chaussée est recouverte de poutres. Vous pouvez encore en acheter une...
 
Chattanooga--1--copie-1.JPG
Et à l'entrée du pont piétonnier, cet écriteau qui me fait marrer : il y a des endroits aux USA où il est interdit de venir avec sa pétoire ! J'aime bien cette idée de la loi qui s'applique à un endroit mais pas à un autre.
Le rêve américain, quoi !
 
 
 
 
Nous avons continué notre ballade en découvrant plein d'aspects beaucoup plus sympathiques que celui-ci.
 
  Chattanooga cucina

  Après avoir traversé le Tennessee, nous avons marché dans une large avenue qui nous réservait quelques surprises.

Et tout d'abord celle-ci : le nom italien "Mia Cucina" nous avait donné à penser que nous avions affaire a un restaurant italien. Pas du tout ! Le magasin vend du matériel de cuisine et des produits alimentaires. Ce n'est pas tout.

Dans cette large cuisine bien équipée des ateliers de cuisine ont cours plusieurs fois par semaine. Le concept me semble intéressant. Pour ceux qui le demanderaient, le planning des mois de janvier et février est à leur disposition...

                Cette galerie d'art est en fait une galerie coopérative tenue par les artistes eux-mêmes. Fondée en 1978, cette galerie est la plus vieille de ce genre aux USA.

 

 

Plus d'explications ? Clic

  Chattanooga gallery
  Chattanooga aquarium

  De retour vers le centre ville, nous avons admiré l'architecture futuriste du nouvel aquarium.

    On n'y trouve pas que des poissons "exotiques" mais tout l'éco-système environnant y est représenté.

  Au centre ville de nouveaux logements ont été bâtis dans le style du sud : balcons, colonnes, briques rouges...

  Chattanooga (3)
                 Mr-Seguin.jpg

                   Et tout au long du parcours, des sculptures attirent le regard.

 

 

 

Moi, je sais où elle est passée !

Le coup de foudre de la promenade a été ce parcours à danser sur les trottoirs de l'avenue. Alors tous en piste !
NB : chaque dessin représente un pas de danse diffèrent (valse, twist, cha-cha-cha...) ; les pas de l'homme sont représentés par 2 appuis et ceux de la femme par un seul.

Chattanooga battlefield (2)
Une dernière image avant de repartir : c'est sûr, nous reviendrons !
Partager cet article
Repost0
24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 17:02
    Pendant les vacances de février, nous avons fait une petite escapade dans le Tennessee, dans la ville de Chattanooga, plus précisément. Nous avons profité d'un soleil printanier pour faire la découverte de ce lieu chargé d'histoire.  
         
The Chattanooga Choo Choo
  Chatanooga-tchou-tchou--1-.JPG Cette gare a servi entre 1909 et 1970 à une époque où la ville était une tête de pont pour le réseau ferroviaire. Sa fermeture fut de courte durée car le bâtiment fut dédié à la visite en 1973 et fut rénové en 1989.
Pour la petite histoire, il est intéressant d'apprendre que celui qui dessina le plan était un américain, étudiant.. aux Beaux-Arts de Paris.
      
En voiture ! A propos, les voitures ont été aménagées en ... hôtel....
 
   Article a la demande...
    Helène nous envoie une version russe de la célèbre chanson "Chattanooga Choo Choo" !
     
The Read House Hotel
 
Chattanooga hotel (3)
 
 Le premier hôtel ouvrit en 1847 au moment où les lignes est-ouest s'apprêtaient à relier Atlanta via Chattanooga. A partir de l'arrivée des trains en 1850, celle-ci connut une extension rapide... ainsi que l'hôtel. Après la Guerre Civile pendant la quelle il servit
d'hôpital, il fut reconstruit par John T. Read. Il en porte encore le nom aujourd'hui. En 1926, il fut de nouveau rebâti pour lui donner un style géorgien et un grand standing. Il sert toujours d'hôtel et a reçu tout le confort moderne. Il est exploité par la compagnie Sheraton.
 
Admirez !  
 
   
Texte plus complet à disposition.
 
Chichamauga and Chattanooga
 
C'est sous ce nom qu'est connue l'une des plus grandes batailles de la Guerre Civile.
La ville est cernée de sites protégés. Nous avons pour notre part visité celui de Lookout Mountain : impressionnant...
Hunter Museum of American Arts
 
    Bâti en surplomb du Tennessee, il porte le nom de l'ancien propriétaire de la villa. Chattanooga museum (2)

Il accueille dans sa partie

la plus ancienne des collections de peintures d'artistes américains des siècles précédents.

Chattanooga museum (9)

 

Chattanooga museum (5)

La partie la plus récente est consacrée 

à

des expositions

temporaires

d'artistes contemporains comme celle que nous parcourue : Dorothea Lange's America.

 
 Dorothea-Lange.png  Cette photographe de grand renom est surtout connue pour ses clichés pris pendant la Grande Dépression.
   
 
Partager cet article
Repost0
21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 20:15

      On aurait pu l'appeler la Geaurgie tellement cet état regorge de fleuves, lacs et cascades. Voici l'une des plus réputées : Anna Ruby Falls

 

     Située dans les Appalaches, il nous faudra emprunter d'abord une route de montagne avant d'entrer dans le parc Oconee (état) puis un parc fédéral pour rejoindre cette cascade.

 

Anna Ruby Fallls (8)

 

Le reste du parcours s'effectuera 

à pieds sur un sentier.

 

 

Anna Ruby Fallls (3)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ruisseau en contrebas.

 

 

 

 

Anna Ruby Fallls (2)

 

Et après quelques minutes de montée, les voila !

 

 

Anna-Ruby-Fallls--10-.JPG

       En fait je vous annonçais une cascade : c'est plutôt de trois dont il s'agit !

Les deux plus hautes se réunissent en leur milieu pour rejoindre la plus petite à la base.

 

 

 

 

 

 

Anna Ruby Fallls (11)                      

 

  

 

 Anna Ruby Fallls (4)Anna Ruby Fallls (5)

 

  

 

 

 

    Un  entrepreneur avait installé un toboggan pour acheminer les troncs d'arbres au pied de la montagne : la base de la cascade porte toujours la marque de son échec...

 

 

 

 

 

 

 

 

* Cessany nous demande d'être précis : il existe aussi une "Ruby Fall"...

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 09:59
    DiGiuseppe    J'ai rencontré David lors d'une semaine de danse a la Folkschool. C'est avec lui que nous avons animé notre stage de danses traditionnelles francaises. Depuis nos chemins se croisent lors de festivals ou soirées contras...  
    C'est lui qui nous parle....
   
Origines
    Tous mes grands-parents sont nés en Italie. Ils sont tous arrivés indépendamment en Amérique au début des années 1900.  
w_grandparents-ca.1955.jpg     Du côté de mon père, mon grand-père est né à Teramo en 1886. Ma grand-mère est née a Pratella en 1890.
     Du côté de ma mère, son père est venu de Caserta et sa mère de Florence.
    Je ne sais pas pourquoi ils sont venus mais je suppose que c'était pour des raisons économiques, comme ce fut le cas pour la plupart de la migration italienne en Amérique au début des années 1900.                                                                Vers 1955 avec ses grands-parents

   J'ai grandi dans une enclave italienne appelé Federal Hill à Providence, Rhode Island. Ma famille (surtout du côté de mon père) était ce que j'appellerais «vieux monde», en ce sens que c'était une grande famille très unie et qui conservait un grand nombre de leurs coutumes italiennes, en particulier autour de la culture et  de la préparation des aliments. Malheureusement, ce n'était pas le cas avec leur langue. Dans leur désir de s'acclimater en Amérique (et d'éviter la stigmatisation du statut d'immigrant) mes parents ont fait un effort concerté de ne pas nous parler dans leur langue maternelle.
 
Naissance d'une vocation

10-yrs-old.jpgMa famille n'a pratiquement aucune influence sur le fait que je sois devenu musicien, autre qu'un soutien parental pour mes aspirations musicales grandissantes. Dès la petite enfance, j'ai exprimé une affinité pour la musique. A cette époque, l'accordéon était un instrument très populaire dans les quartiers italiens (comme c'était le cas dans de nombreuses communautés ethniques) dans les années 50. Ainsi, j'ai commencé les cours d'accordéon à l'âge de 8 ans. A cette époque, l'accordéon était un instrument très populaire dans les quartiers italiens des années 1950 comme c'était le cas dans de nombreuses communautés ethniques. Ainsi, j'ai commencé les cours d'accordéon à l'âge de 8 ans.Aucun autre membre de la famille n'est dans la musique.
 
     
10 ans et une belle vocation
 
     
 
Le musicien
    DiGiuseppe--2-.JPGDans mes chansons, j'essaye de donner des messages positifs au sujet de notre humanité ou sur le sort de notre civilisation et les conséquences de nos actions à l'échelle mondiale. Je suppose que vous pourriez appeler ça "musique de la conscience".
 
 
Steamfoot.jpg
      Ma musique instrumentale a progressé tout en se transformant. J'ai d'abord été initié à la musique populaire à travers la vague  «folk» des années 1960. Quand j'ai commencé à jouer de la musique traditionnelle, j'ai écouté à la chaîne des orchestres de bluegrass.
 
Le groupe Steamfoot
 
 
ContrazzPlus tard, j'ai été séduit par les Irlandais et les traditions celtiques, et plus tard encore, par la musique du répertoire de danse contra. J'ai étudié le jazz et la musique classique à la mandoline dans les années 1980.
Cette diversité d'expériences musicales influence à la fois mes performances et mes compositions écrites.
 
 
Le groupe Contrazz
 
Craicdown
    Il est possible, de vivre décemment en Amérique en étant musicien traditionnel mais c'est très difficile. Ça l'est devenu encore plus dans le contexte de crise économique de ces deux dernières années . Durant ces 30 dernières années, j'ai eu la chance que mes revenus musicaux dépassent mes obligations financières. Cela a surtout été possible grâce à ma polyvalence musicale.
 
 
 
 
DiGiuseppe--1-.JPG
     J'ai joué avec de nombreux orchestres de danse contra, dans des concerts de toutes sortes et en tant que soliste.
   
  Concert "at home" avec ses partenaires de Footloose
 
school-show.jpg 
 
 
 
 
 
 
 
 
    Je propose également des programmes éducatifs dans les écoles en tant que chanteur / instrumentiste / conteur.
 
 
 
 
 
 
 
 
Tout artiste ne valant que par son talent, en voici un aperçu. Appréciez !
 
 
 
 
David a aussi écrit des méthodes pour instruments, enregistré des CD (South of Andromeda, Welcome to Heaven, Movin' on) mais pour en savoir plus, faites donc une petite visite à son website.
 
 Un grand merci à lui pour sa collaboration très active à l'écriture de cet article.
   
Partager cet article
Repost0