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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 14:17

English Translation

L'image qui nous est donnée de l'agriculture aux USA est souvent celle d'une monoculture extensive, mécanisée, polluante... Il reste pourtant des milliers d'agriculteurs essayant de subsister en travaillant autrement sur de petites surfaces. Certains s'installent  en occupant un autre emploi le temps d'amener leur exploitation à un seuil de rentabilité leur permettant d'en vivre. Roy (Robert Ervin) est de ceux-là.

 

Roy's farm (2)

 

Rencontre surprenante que la nôtre alors qu'il approvisionnait les rayons de Publix : cet emploi lui permet de survivre en attendant de pouvoir vivre pleinement de son exploitation.

 

Il me reçoit dans son "One willow farm". "On a donné ce  nom à la ferme, me dit-il, tout simplement parce que l'on voulait un saule au bord de la mare. Comme il n'y en avait pas, on en a planté un !" Roy vit avec son père, deux de ses fils, sa belle-fille et trois petits-enfants.

 

La propriété s'étend sur 7 acres mais une partie seulement est mise en exploitation car l'installation est récente. Pour l'instant, des poulaillers, des enclos (il faut bien se protéger des coyotes !) ont été installés,  pour élever :

 

Roy's farm (5)

 

des poules.....

 

Roy's farm (9)

 

... des canards...

 

Roy's farm (8)

 

... des dindes.

 

Seuls les oeufs des poules sont commercialisés à ce jour... Pour l'instant, cette lui permet simplement de rentrer dans ses frais.

 

Dans le futur, Roy voudrait leur adjoindre des pintades, des oies.

 

Comprenons que nous sommes dans une phase d'installation : Roy et sa famille ne sont propriétaires que depuis 3 ans. Comme les travaux sont faits manuellement pour la plupart, le processus n'est pas très rapide. Pour l'instant seuls sa belle-fille et lui sont engagés dans cette action.

 

Par ailleurs, ils recyclent tout ce qu'ils peuvent pour procéder à cette installation. Preuve en est le bâtiment ci-dessous :

 

Roy's farm (1)

 

Au départ, une grange, démolie par la  Tornade : une de plus ! L'ensemble a été relevé en réutilisant ce qui pouvait l'être et en lui adjoignant tout ce qui a pu être récupéré ici ou là (chantiers de démolition, poubelles...). La grange est maintenant fermée et abrite plusieurs espaces (atelier, coin eau pour le travail) mais aussi une pièce pour la musique car nous avons affaire à un musicien (blue grass..) et d'autres pour les activités manuelles.

 

Roy's farm (10)

 

Dans le jardin, il est procédé à des essais tel ce maïs qui parait-il donne des épis bleus...  

en s'inspirant des méthodes de culture indiennes :

 

Roy's farm (11)

 

... les haricots s'enroulent autour des tiges et fortifient le sol dont le maïs a besoin.

 

Des pommes de terre ont été aussi plantées.

 

Alors, c'est une ferme bio (ici, on dit "organic") ? Non, car si tel est  le but à terme, la production n'est pas certifiée pour plusieurs raisons :

- cela demande un processus long d'au moins 3 ans pour lequel il faut répondre à des exigences de l'état et payer ;

- toute la chaîne alimentaire doit être bio : c'est une raison de l'essai ci-dessus... ; il y a bien sûr la possibilité d'acheter des produits bio pour nourrir les animaux mais ceux-ci étant tres chers, le prix de revient des oeufs serait tel que personne ne pourrait les acheter. Pour l'instant les animaux sont nourris le plus naturellement possible.

De la même manière, les produits pour lutter contre les insectes sont les plus naturels possibles ; citons la  Diatomaceous earth : roche très fine, saupoudrée un peu partout. Les insectes l'ingèrent et en meurent...

 

ou ce piège japonais à hannetons.

 

Roy's farm (4)

 les insectes sont attirés par la plaquette du milieu mais comme ils ne peuvent s'accrocher, ils tombent au fond du sac !

 

NB : comme il est en au début, nous ferons confiance à l'ingéniosité de Roy pour remplacer le liquide vaisselle et la vanille artificielle...

 

A 60 ans, Roy est un homme très organisé : il a un plan de 5 ans pour amener son exploitation à maturité :

1 - finir la mare pour lui permettre d'accueillir les canards, bâtir 4 serres, démarrer un vignoble ;

2 - porter l'exploitation de poules à 250 têtes, commencer l'élevage de chèvres (6 à 12) et bâtir les locaux nécessaires à  l'exploitation laitière ;

3 - faire grossir tous les projets ; mettre en place les ateliers de création manuelle (travail du bois, joaillerie...) ;

4 - développer le système d'irrigation sur toute la ferme en relation avec l'amélioration de la mare ;

5 - ouvrir un magasin en bord de route pour vendre les produits de la ferme.

 

Roy pense qu'il sera alors temps de laisser la place aux plus jeunes...

 

Questions à l'intéressé pour finir :

 

Are you originally from Georgia ?

 No, I moved here from Florida 

 

Have you been trained for agricultural purposes ? As a teenager or adult ?

I grew up on farms and in agriculture.

 

Why to grow organic ?

Because man-made chemicals are not part of our natural diet and I believe they are the cause of very many of the health problems we have today. I also think that a very high percentage of the toxins used in agriculture today do not even come in contact with their intended victims. Instead they end up in runoff pollution to the rest of the environment.

 

So, good luck!

Le papa de Roy, étant décédé, il n'avait plus les moyens financiers d'entretenir cette ferme. Il va se contenter d'un bout de jardin dans sa nouvelle maison. Il vient de prendre sa retraite (Publix) et doit se marier très prochainement à Karen.

Meilleurs voeux de bonheur !

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 13:15

J'ai rencontré Mark lors d'un festival de contra. Il est à l'origine d'un groupe de musiciens intéressés par la musique folk française. Lors d'une rencontre en Caroline du Nord, Cessany nous ouvrit la collection de quilts de sa famille. Il s'avéra très intéressé car il nous apprit que lui-même était fabricant. Je lui ai donc demandé un petit reportage photographique. Écoutons-le...

 

Traditions 0321 copy

 

3 couches superposées composent le quilt :

à gauche, ce qui sera le fond (the back)

au milieu le coton (the batting)

à droite, le dessus (the top)

 

Le quilter assemble les morceaux de tissus en les cousant  à la main ou à la machine. C'est le "piecing".

 

 

Traditions 0330 copy

 

Je repasse soigneusement les deux couches extérieures.

 

Traditions 0333 copy

 

Je nettoie la surface de montage.

 

Traditions 0347 copy

 

Après avoir fixé le fond avec de l'adhésif, je découpe le coton...

 

Traditions 0357 copy

 

... sur lequel je dispose le patchwork

 

Traditions 0360 copy

de la précision en toutes choses...

 

Mark's quilts (2)

Traditions 0361 copy

J'assemble les 3 parties en cousant à grands points pour les faire tenir. C'est le "basting"

 

Traditions 0363 copy

 

Je décolle alors le tout.

 

Traditions 0367 copy

Je place un cerceau dessus et un dessous

 

Traditions 0368 copy

 

pour encercler une partie.

 

Traditions 0371 copy


Je passe au quiltage lui-même qui consiste à assembler les 3 parties par des coutures à petits points. C'est le "quilting". L'opération peut être faite à la main ou à la machine.

Quand cette opération est terminée, on finit les bords en ajoutant parfois un morceau de tissu diffèrent. C'est le "binding".

 

Il en existe des formes traditionnelles. Quilt-making--4-.jpg

Ci-dessus, un exemple provenant de la collection de famille de Cessany.
 

                      
 

Mark a répondu par ailleurs à quelques questions. Je les ai illustrées avec ses oeuvres et sous sa direction.

For how long do you make quilts ?
I have been quilting for about 5 years.
How have you got this idea : family tradition ? school ?
  I sewed a few things at home when I was younger, such as a pair of pants, etc. My mother and sisters sewed dresses occasionally. After my father died, my mother moved into a smaller house, and I helped her get rid of things she no longer needed. One item that remained was my grandmother's sewing machine cabinet, and no one wanted to take it, but no one wanted to see it go away. So I took it. Then, when we moved to Boone, NC, we found a small sofa in a dumpster. Since I now had a sewing machine, I bought upholstery material and made cushions for the sofa.

At Christmas, we didn't have money for gifts, so Georgie asked me to make something for her. I used the remaining upholstery material to make a quilted floor mat for the bathroom. Georgie liked it so much, that she showed it to friends. One friend told me to come to her house, where she showed me a book called "The Quilts of Gee's Bend" about African-american quiltmakers. The book taught me that I could make a quilt however I wanted to.

After that, I made 3 quilts in 3 months. I didn't know how to do it, so I hung out at the local quilt shop pretending to look at merchandise while the quiltmaking classes were in session. The owner was very nice, and helped me when I asked questions. So, when each quilt was finished, I showed it to her. She was very supportive.

The quilt shop sponsored an exhibition at the local university art museum. The owner of the Quilt Shop, Todd Prescott, encouraged me to enter my quilts in the show. All 3 were chosen to be exhibited. At the gallery opening, the juror who chose the work for the exhibition, Joe Cunningham of San Francisco joethequilter.com found me and started asking me questions about my quilts. He really liked them, and we became friends. He helped me a lot. He interviewed me for a book he was writing about men who quilt.

How are you perceived as a man in the quilt making witch is more often a women activity ?
 I sewed a few things at home when I was younger, such as a pair of pants, etc. My mother and sisters sewed dresses occasionally. After my father died, my mother moved into a smaller house, and I helped her get rid of things she no longer needed. One item that remained was my grandmother's sewing machine cabinet, and no one wanted to take it, but no one wanted to see it go away. So I took it. Then, when we moved to Boone, NC, we found a small sofa in a dumpster. Since I now had a sewing machine, I bought upholstery material and made cushions for the sofa.

At Christmas, we didn't have money for gifts, so Georgie asked me to make something for her. I used the remaining upholstery material to make a quilted floor mat for the bathroom. Georgie liked it so much, that she showed it to friends. One friend told me to come to her house, where she showed me a book called "The Quilts of Gee's Bend" about African-american quiltmakers. The book taught me that I could make a quilt however I wanted to.

After that, I made 3 quilts in 3 months. I didn't know how to do it, so I hung out at the local quilt shop pretending to look at merchandise while the quiltmaking classes were in session. The owner was very nice, and helped me when I asked questions. So, when each quilt was finished, I showed it to her. She was very supportive.

The quilt shop sponsored an exhibition at the local university art museum. The owner of the Quilt Shop, Todd Prescott, encouraged me to enter my quilts in the show. All 3 were chosen to be exhibited. At the gallery opening, the juror who chose the work for the exhibition, Joe Cunningham of San Francisco joethequilter.com found me and started asking me questions about my quilts. He really liked them, and we became friends. He helped me a lot. He interviewed me for a book he was writing about men who quilt.

I think quiltmaking was a man's activity in Scotland, where some people think european quiltmaking began. It's a man's activity in parts of africa. Men also quilted in Appalachia, although women quilted mostly. I don't notice anything different because I am a man. Sure, there are a lot of women who quilt, but I love women and love being around them. I have never felt that other men thought I was a sissy because I quilt. Maybe I'm blind!
Have you found by yourself how to make quilts or have you been trained ?
I never took any classes, or received formal training. The way I learned quiltmaking and fiddle-playing was to try to do it by myself, until I was good enough to ask questions. I think you should learn about something on your own, so that when you do ask questions, you don't waste someone's time. When an experienced person sees that you have struggled on your own, they can really help you without having to teach much.

Are you inspired by traditional patterns or do you create each time your personal style ?
My first quilted piece, the floor mat, was a design I had often seen on petroglyphs in the southwest U.S.
Mark's quilts (26)
I used that design because we really missed the southwest when we moved to Boone. The next quilt I made in the shape of a hurricane, because a hurricane had passed over Boone when we were moving there, and I wanted to make a quilt with a spiral.
Mark's quilts (31)
The next quilt I made was another spiral pattern I invented when the tsunami hit Indonesia on Christmas day.
            Mark's quilts (25)
The third bed quilt was a traditional pattern which I modified. It expressed my horror at the effect of U.S. bombing of Iraq.
Mark's quilts (32)
One of my favorite quilts is a traditional pattern I saw on a quilt at a museum show of quilts made by slaves. I modified it.
Mark's quilts (28)
I have made a few patterns I've never seen on other quilts (the Acoma quilt, and Pearl and Ben's wedding quilt).
Mark's quilts (30)
Mark's quilts (27)
On my sister-in-law's wedding quilt I used a pattern I loved on another quilt as a basis, but my quilt looks nothing like the quilt I copied.
Mark's quilts (29)
My ideas come from all over the place.
Could you give us the name of the book ?
I'm just in a chapter... The book is called "Men and the Art of Quiltmaking" by Joe Cunningham. It should be available in October 2010, published by American Quilter's Society.
Thanks Mark for your kindness
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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 05:59

    Dans le nord de la France,  nous avons les "baraques à gaufres", ici nous avons les "Waffle House". Pour être plus précis, il s'agit plutôt d une chaîne de restauration rapide dont l'objet principal est la gaufre. Ce n'est pas la seule.

 

Cessany m'y convie en ce dimanche....

 

Waffle house (4)

 

mais d'abord, garons-nous. A noter que pour beaucoup de restaurants et fast foods, ce n'est pas obligatoire car on peut commander de sa voiture et emmener son repas. Il y a même une chaîne ou l'on peut se garer, commander son repas et.... manger dans la voiture !

 

Le choix n'est pas énorme....

 

Waffle house (5)

 

   Notre table étant juste devant la cuisine, nous pouvons admirer les employés préparer notre commande.

 

Waffle house (6)

Quelques minutes après cette photo, le ménage a été fait...

 

C'est prêt !

 

 

 

Waffle house (9)Cessany

 

Waffle house (8)

  Christian

Il y en a au moins une de contente !

 

Waffle house (7)

 

Waffle house (1)

 

   Reste à payer. Ici, la plupart des paiements se font par carte bancaire y compris pour de petites sommes.  J'ai mis un certain temps pour comprendre la différence entre "debit" et "credit". Pour la première, votre compte est débité immédiatement. Pour la seconde, soit vous réglez en totalité en fin de mois, soit vous réglez une partie et le reste petit  à petit évidemment avec des intérêts. Nous n'utilisons pas celle-ci...

 

    Vous cherchez un emploi ? On embauche !

 

Waffle house (3)

 

   C'est la nouvelle technique de management : on recrute en permanence donc on n'est jamais à court de personnel. Toutes ces chaînes ont un turn-over important dú à  :

- un manque de motivation pour un travail sans grand intérêt ;

- des salaires bas qui ne permettent pas de vivre décemment ;

- la pénibilité du travail.

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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 14:34

La guerre civile, nom donné ici à ce que nous appelons, en France, la Guerre de Sécession, n'a pas épargné la Georgie De nombreux témoignages l'attestent. Son souvenir est entretenu. Exemple ci-dessous:

 

The Confederate Monument

 

J'avais déjà été intrigué par ce monument au centre de Carrollton mais ma curiosité a été encore plus aiguisée lors d'un de mes tours de ville :

 

Confederate-monument.jpg

 

Renseignement pris, ce soldat était là pour indiquer qu'à l'occasion du 100ème anniversaire du Monument en mai 2010, la plaquette le présentant venait d'être éditée.

En voici donc quelques extraits significatifs :

 

Historique :

Bien que l'esclavage ait été peu pratiqué dans le Comté de Carroll, 2500 hommes (sur 4000) s'enrôlèrent soit dans la garde locale, soit dans les régiments de Virginie du Nord ou du Tennessee.

A leur retour les vétérans reprirent leurs affaires. Les cimetières du Comté de Carroll en comptent plus de 1000.

 

Le Monument

Au fil des ans, il a changé 2 fois de place. A l'origine, il figurait au milieu de la place centrale de Carrollton. On en faisait alors le tour. En 1958, à cause de l'augmentation du trafic routier, on a supprimé le square et le monument a été déplacé à côté de l'hôpital. En 1976, le nouveau Tribunal fut inauguré et l'on décida de déménager le Monument pour le placeà à côté.

 

confederate-monument--1-.JPG

 

Construction

L'érection  de ce monument est un projet étalé sur 10 ans et financé par des dons personnels ou associatifs. Parallèlement, l'association Les Filles Unies de la Confédération écrivit un livre "Carroll County, Georgia Souvenir-Historical Edition" qui fut mis en vente pour soutenir le projet. Il a été réédité plusieurs fois.

Malgré le retard pris au début de la construction, il fut finalement inauguré le 28 mai 1910 avec la présence de vétérans défilant derrière la fanfare locale.

 

Le piédestal est en marbre de Georgie mais la statue est en marbre de Carrare (Italie). C'est sans doute la raison pour laquelle le soldat semble plutôt porter l'uniforme de la guerre contre l'Espagne (Spannish American War 1898) que celui de la guerre civile. A cette époque, pas d'Internet pour communiquer ou se documenter rapidement...

 

confederate-monument--2-.JPG

 

 

A l'origine, 4 boulets de canon décoraient (!) la base du Monument mais ils ont disparu.

  Je tiens la plaquette à disposition des lecteurs intéressés...

 

 

Kennesaw

Situé au nord d'Atlanta une farouche bataille entre les deux armées s'y est déroulée. C'était une clef pour la défense de la ville. Le lieu est préservé mais il en reste peu de témoignages.

Le musée rassemble quelques objets mais en fait il faut surtout être un très bon lecteur pour l'apprécier...


 

Kennesaw (4)

 

C'est le monticule au fond qui était l'objet de la conquête car les Sudistes y avaient installé  ...

 

Kennesaw (6)

une série de canons sous le feu desquels se trouvait la route en contrebas.Cet emplacement n'était en réalité qu'une partie du dispositif de défense. 

 

Decatur

Cette ville fut le théâtre d'escarmouches importantes entre les deux côtés car la ligne d'approvisionnement des troupes sudistes la traversait. Devant la Court House un canon en porte témoignage. 

 

Civil-War-Decatur.JPG

 

Chickamauga et Chattanooga

 

L'un des plus grands affrontements entre les deux armées. Après une série d'attaques et retraites de part et d'autre, l'armée confédérée prit position sur les hauteurs autour de Chattanooga empêchant tout renfort pour l'armée fédérale prise en tenaille dans un méandre du Tennessee. Chattanooga battlefield (1) 
  Chattanooga battlefield (4)

     Toutefois, les renforts nordistes ouvrirent une voie : la Ligne des Crackers du nom des célèbres biscuits a soldats qui constituaient l'ordinaire de la troupe.

   Pour l'anecdote, ceux-ci, sur lesquels était inscrit BC, étaient si durs, qu'ils avaient été surnommés "Before Christ" !

          Le mois suivant, sous couvert du brouillard, l'armée de l'Union, renforcée et réorganisée, délogea les défenseurs des hauteurs.

    La route d'Atlanta était désormais grande ouverte pour les troupes du General Sherman qui fit de Chattanooga sa base arrière.

  Chattanooga battlefield (3)

 

    .

 

 

En savoir plus : link

 

Lire également :

Gone with the wind

Andersonville

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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 13:35

Il existe de nombreux points de ressemblance entre un mariage français et un mariage américain. Toutefois, des différences existent. Je voudrais en pointer quelques unes puisque Jennifer et Ken nous avaient invités à partager ce moment lors de leur mariage en ce samedi 29 juin 2010.

 

Jen-Ken-wedding--2-.JPG

 

Un groupe de musique traditionnelle irlandaise a accompagné l'entrée et la sortie des mariées, de leurs parents et de leurs témoins....

 

Le lieu : contrairement à nous où la cérémonie se passe généralement à  la mairie, ici, on se marie dans le lieu de son choix. Les mariés avaient prévu de le faire en plein air dans un parc de l'état d'Alabama mais la météo en ayant décidé autrement, nous nous sommes retrouvés dans une salle de réception du parc

 

Jen Ken wedding (3)

 

En France, c'est un officier de l'état civil qui procède au mariage. Ici, ce n'est pas toujours le cas : on peut être valablement mariées par un homme d'église. Pourtant, les USA proclament la séparation de l'église et de l'état !

Comparee à la nôtre, la législation américaine a pas mal de progrès à faire en ce domaine. Pensons qu'il n'y pas beaucoup de temps que l'on n'est plus tenu de jurer sur la bible en tant que témoin dans un procès...

 

En ce samedi, c'est un juge qui a présidé la cérémonie :

 

Jen Ken wedding (6)

 

Pour les mauvais esprits, à sa gauche, ce n'est pas un avantage lié à sa fonction : c'est simplement sa fille !


Jennifer a bien voulu répondre a mes questions. Voici l'essentiel de ses réponses :


"La plupart des Etats demandent aux postulants de déclarer leur intention de se marier. C'est pourquoi la première question posée par mon ami (le juge, NDLR) fut :

"Voulez-vous prendre cet homme/cette femme pour époux/épouse ?"  Nous avons  répondu "Je le veux". Je pense que ceci vient d'une ancienne loi pour s'assurer que personne n'est marié contre son gré. Le reste de la cérémonie n'est pas demandé sauf lorsqu'il déclare : " Par le pouvoir qui m'est conféré, je vous déclare mari et femme."

La loi prescrit un ou deux témoins selon les états.

Aux USA, il est d'usage d'inviter ses amis, frères et soeurs (dans mon cas, mes enfants) à être demoiselles/garçons d'honneurs. Leurs noms ne sont pas enregistrés. Certaines personnes ont jusqu'à 12 personnes à leur côte ! Ridicule !

On doit fournir un permis de mariage. Pour l'obtenir, on doit se rendre au bureau du Juge de Probation du Tribunal, remplir des documents et payer des frais ($45 en ce qui nous concerne). Ce permis est valable pendant 30 jours. Après la cérémonie, le Juge ou le Pasteur le signe et il doit être déposé au Tribunal. Après une semaine, on vous envoie un certificat de mariage comme preuve du mariage.

Je ne sais pas quel est le pourcentage de mariages civils mais je suis sûre que dans le Sud la plupart sont des mariages religieux..."


  Jen Ken wedding (5)

 

VIVE LES MARIES !

 

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22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 18:16
English
Translation

205 2869

 

 Les ateliers de bobinage et tressage se répartissaient sur ces deux niveaux.

 

 

Thread mill 05 10 (1)

 

Le fil était reçu en vrac. Il fallait donc l'embobiner sur ce type de machines. L'étagère supérieure recevait les bobines vides.

 

Thread-mill-05-10--8-.JPG

Vue sous un autre angle

 

 

Thread mill 05 10 (12)

 

Après la teinture, cette machine faisait des bobines de 3 livres.

 

Tread mill B (5)

Un exemplaire

 

 

Thread mill 05 10 (2)

 

Machine à tresser. La vitesse de production pouvait être changée en fonction du type de produit fini : 60 yards par heure dans certains cas.

 

Gary a bien voulu nous montrer le fonctionnement de l'une d'entre elles :

 

 

 

Précision technique : si le nombre de bobines sur le porte-bobine est pair, on obtient des tresses rondes, pour les nombres impairs, les tresses sont plates.

 

Thread mill 05 10 (6)

A la sortie de la machine, la tresse était guidée vers ces grands barils.

 

Thread mill 05 10 (3)

 

La tresse était bobinée à son tour ; c'est sous cette forme qu'elle était expédiée.

 

Thread mill 05 10 (11)

Machine à bobiner les tresses.

 

 

 

Tread mill B (3) Tread mill B (4)

Exemples de produits finis

 

 

La tresse était vendue à la longueur ou au poids.

 

Thread mill 05 10 (25)

Cette balance était utilisée en permanence pour la production, la teinture, l'expédition...

 

Toutes ces opérations nécessitaient un convoyage important.

 

Thread mill 05 10 (20)

Handtruck

 

ou "diable" en français. L'anglais ne s'embête pas avec le vocabulaire...

 

Remerciements à Gary pour sa gentillesse.

Thanks to Gary for his kindness.

 

Je tiens à disposition des lecteurs intéressés le très bon article du Times Georgian.

 

Voir également les deux articles précédents :

 La filature : l'atelier de teinture

La filature

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 19:38
English
Translation

A l'arrière du sous-sol, se situait la salle de teinture.

 

205 2870

 

Pour procéder à celle-ci, de multiples opérations étaient nécessaires!

 

Le fil était d'abord enroulé en surtension sur ce genre de grosses bobines ...

 

Tread mill B (6)1 livre de fil pour chacune d'elle

 

Thread mill 05 10 (15)

 

...qui étaient convoyées à bord de ces chariots.

 

Thread mill 05 10 (13)

 

Les fil retirés de leurs bobines, en se relâchant, prenaient la forme d'écheveaux qui étaient placés dans ces cuves...

 

Tread mill B (7)

 

 

...qui étaient alors refermées.

 

Thread mill 05 10 (17)Thread mill 05 10 (19)

 

cuve de 476 écheveaux

 

 

                                                                                                 cuve de 300 écheveaux

 

 

 

Thread mill 05 10 (18)

 

La teinture préparée, mixée dans ce tank était portée à 210° Farenheit puis envoyée dans les cuves. Tous les coloris pouvaient être faits.

 

Les écheveaux étaient ensuite placés dans cette centrifugeuse pour évacuer un maximum d'eau....

 

Thread mill 05 10 (16)

 

puis retirés des cuves,afin d'être placés dans ces séchoirs ventilés pour être complètement débarrassées de leur eau.

 

Tread mill B (8)

 

Articles précédent : La filature  

suite : La filature : le tressage

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 13:10
English
Translation

J'avais bien repéré ce bâtiment industriel ; il semblait encore en activité (lumières allumées...) mais je n'arrivais jamais les bons jours.

 

 

205 2872

 2 etages*, en briques rouges comme il est de tradition par ici.

 

De fil en aiguille (!), j'avais appris qu'il s'agissait d'une filature.

 

Threadmill205 2871

A noter que la vile de Carrollton lui a rendu hommage en lui dédiant la rue adjacente...

 

Jusqu'au jour où Cessany m'annonçait la parution d'un article, dans le Times Georgian, annonçant sa disparition. Je me suis donc empressé de lui rendre visite et après quelques essais infructueux, j'ai pu franchir la porte d'entrée.

 

205 2873

 

Thread mill 05 10 (7)

 

C'est Gary Treadwill, en plein travail de démontage, qui m'accueille au premier étage de l'usine. Il est le dernier propriétaire en partenariat avec son frère Keith : ils ont reçu l'usine en héritage. A sa connaissance, il restait 2 filatures de ce type aux USA. L'autre de plus grande dimension renvoyait souvent des commandes urgentes à leur usine dont la taille permettait une adaptation rapide.

 

Un peu d'histoire

Carrollton était située autrefois en plein milieu des champs de coton. Il en subsiste encore quelques uns. Le coton était reçu dans un dépôt à coté de l'usine. Celui-ci a disparu pour laisser la place à un parking. Le coton était ensuite expédié par train vers les filatures. Gary n'a connu que la livraison du fil par camion...

Le coton avait une telle importance dans l'économie locale qu'il y avait, dans les années 60, 4 usines du même genre à Carrollton.

 

Le sous-sol abritait un autre atelier :

 

Thread mill 05 10 (22)

  Machines FOSTER 102 datant de la fin des années 1940.

 

Au total, la filature possédait 13 lignes faisant tourner 450 machines en même temps . Un employé devait  faire fonctionner 4 lignes simultanément. 

 

Thread mill 05 10 (12)

Vue d'une ligne "moderne"

 

L'usine fonctionnait 5 jours par semaine, 24 heures sur 24 par roulements de 8 heures. Au maximum de sa puissance (années 1960-70), 87 personnes étaient employées.

Beaucoup d'habitants ont commencé leur vie active ici à 16 ans. Après 2 ans, ils étaient souvent embauchés par Southwire, usine de câbles électriques.Témoin Curtis Spiwey l'homme de Quilts, collection Florrye Jeannette Chatham Spivey qui a commencé de travailler là au tarif de $1,60 l'heure.

 

Thread mill 05 10 (5)

  Ancienne ligne en cours de démontage. Il y a environ 35 ans, on a remplacé les supports en bois par des supports métalliques.

 

Pour faire tourner plus vite des machines plus modernes , on a remplacé les poulies par des poulies de taille supérieure. Ça n'allait pas toujours tout seul. L'extracteur apportait l'aide nécessaire :

 

Thread mill 05 10 (26)

 

L'usine fonctionnait entièrement à l'électricité depuis 1924. Chaque ligne était mûe par un moteur de ce type fonctionnant en triphasé (440 Volts).

 

Thread mill 05 10 (4)

 

 

En fait, le mot filature ne convient pas parfaitement car l'usine ne produisait pas de fil. Celui-ci était acheté en vrac. Ici, il s'agissait de tresser les fils pour en faire des poignées, des sacs (à jambon par exemple), des lacets voire des tee-shirts...

 

Au fil des années, la production s'est diversifiée et outre le coton, il a été tressé du nylon, de la rayonne et du polyester.

Cela n'a toutefois pas suffi car la concurrence venue d'Asie a rendu ces usines obsolètes. Fin juin 2010, Gary prévoit que tout l'appareil de production aura été démonté. En attendant, il joue de la cle à molette et... du chariot élévateur :

 

 

Le matériel sera recyclé : une bonne dizaine de containers de ce type sera nécessaire à son évacuation...

 

L'avenir

 

Carrolton ne perd pas entièrement sa tradition puisqu'une usine flambant neuve est installée : ce sont des membres de la famille d'anciens propriétaires de la filature qui en sont les responsables...

Un musée du quilt va ouvrir ses portes à proximité de la filature : les deux frères lui ont fait don de 2 machines.

 

Thread mill 05 10 (1)

 

Thread-mill-05-10--10-.JPG

 

Le bâtiment ? Rien n'est envisagée à ce jour...Mais ne craignons pas trop pour son avenir : avant de devenir filature, il avait servi d'hôpital vétérinaire et d'usine pour Coca-Cola...

 

* Petit détail linguistique amusant : les anglophones ne nomment pas les étages comme nous. La notion de rez-de-chaussée n'existe pas. Donc ce que nous appelons le premier étage est le deuxième pour eux.

 

Suite...

La filature : l'atelier de teinture

La filature : le tressage

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 18:01

 

Carnival Douglasville (3)

    Et comme son nom ne l'indique pas, ce n'est un carnaval mais une fête foraine qui se rapproche des nôtres par certains aspects mais n'est pas complètement identique non plus. Cessany ayant des achats en vue pour la fête des mères au centre commercial de Douglasville, j'en ai profité pour faire une première découverte. 

 

    Tout d'abord, ici, la fête foraine n'est pas reliée à un évènement, genre fête patronale. Elle est installée au beau milieu du parking.... et deuxième surprise des l'entrée une baraque retient mon attention :

 

 

 

 

 

Carnival Douglasville (1)

 

    Elle est consacrée à la vente de tickets donnant accès aux manèges. Renseignement pris, il y a un seul propriétaire. En fonction du type de manège, on donne 1, 2,3,4 tickets... Moins de manipulation d'argent certes mais pas de forains indépendants non plus...

 

Carnival Douglasville (2) Beaucoup d'attractions semblables aux nôtres : chevaux de bois,  château hanté, grande roue (ci-dessus). D'autres sont plus ou moins différents : je vous laisse juger.

 

NB : Âmes sensibles au mal de mer, préparez vos sacs plastiques !

 

 

 

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30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 12:48

English Translation

DaddyO's

 

Ce petit magasin comme son propriétaire m'avaient été chaudement recommandés alors que je construisais mon premier tambourin à  cordes. J'ai fini par le dénicher... à Carrollton et par hasard !

 

Daddy O's (8)

 

Marc Agababian m'accueille volontiers et d'emblée m'informe qu'il a appris le français au lycée (frequent ici) mais qu'il a tout oubliée(tout aussi fréquent !). Qu'importe ; la conversation se poursuivra en anglais et si je ne suis pas content, je peux retourner ... en France où parait-il beaucoup de gens parlent français !

 

Mais pourquoi devenir luthier ?

"J'étais chauffeur routier mais en 1996, atteint de goutte, je ne pouvais plus effectuer mon métier. Je fus reconnu inapte pour ce travail. L'état me proposa donc de me reconvertir. Comme je lisais régulièrement des magazines de musique (genre Rock & Folk", j'avais remarqué des annonces d'écoles préparant au diplôme de luthier. J'effectuais la demande auprès d'employés déclarant ne rien connaître à cette voie professionnelle. L'état s'engageait à m'aider pour suivre la formation mais je devais me documenter sur le métier et rendre un dossier le présentant. Je fis effectivement un document d'une dizaine de pages. Je suis parti 3 mois dans le Michigan à  Big Rapid pour effectuer cette formation.

Le diplôme ci-dessous l'atteste :

 

Daddy o's (11)

 

 

et en 1997, j'ouvrais mon premier magasin."

 

Que vous avez consacré exclusivement aux guitares ?

"Pas du tout car je peux intervenir sur tout d'instrument à cordes du même type: mandoline, banjo, violon, violoncelle. Concrètement, c'est ce qui se passe..."

 

Daddy o's (13)

 

 

Comment êtes-vous connu ?

 

"Uniquement par le bouche à oreille. Ça marche très bien puisque j'ai de plus en plus de clients. La clientèle est locale."

 

Mais pourquoi Daddy O's ?

"Daddy'O est un surnom que m'avait donné un ami musicien. Je ne connais pas vraiment l'origine de cette expression... C'est plutôt argotique."

 

Quel genre de réparations êtes-vous amené à effectuer ?

 

"C'est très divers : manche cassé, voilé, bois enfoncé, frettes manquantes ou déformés. Quelles  que soient la nature de la réparation et la valeur de l'instrument, je prends le travail car je trouve ça intéressant. Je fais aussi de la restauration d'instruments plus anciens"

 

Illustration :

 

Daddy O's (2)

 

 

Le manche de cette guitare est courbé vers l'avant sous l'effet de la tension des cordes.

 

Daddy O's (1)

 

Le manche étant parcouru par une longue vis, Marc la resserre de façon à ramener le manche dans la position désirée : les cordes ne doivent pas être trop éloignées...

 

Daddy O's (3)

 

Vérification par l'oeil du maître.

 

Daddy O's (4)

 

Il reste à raccorder...

 

Comment trouvez-vous vos outils qui sont tres spécifiques semble-t-il ?

Je consulte des catalogues spécialisés (Stewart Mac Donald par exemple).

 

Daddy O's (6)

 

"Cette lime sert à aplanir les frettes qui au fil des ans se sont creusées sous l'action des cordes. Seuls les côtés liment.

 

 

"Je fabrique aussi certains outils en fonction de besoins bien précis."

 

La réparation est-elle votre seule activité ?

" Pas tout à fait car certains clients laissent des instruments en dépôt-vente. Je rachète aussi des instruments que je rénove puis vends."

 

Daddy o's (14)

 

Alors si vous jouez un peu de guitare, n'hésitez pas à  rendre visite à Marc : il adore la compagnie. Même celle qui ne lui achète rien !

 

Daddy O's (5)

 

Privé de son instrument favori, ce guitariste vient passer un moment pour garder la main.

 

A bientôt Mark* !

 

Daddy O's (9)

 

* Vous l'aviez deviné : il est d'ascendance arménienne. Ses grands-parents ont fui les persécutions turques...

Mark ne réparera plus aucun instrument : la maladie a eu raison de lui.

Farwell Mark! You were a good guy!

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