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1 juillet 2019 1 01 /07 /juillet /2019 08:09

La vie du blog

Paroles de lecteurs

Suite à la parution de l'article consacré à Laure Ingalls, Jean-Claude nous fait découvrir une autre pionnière digne d'intérêt, Nellie Bly qui s'est illustrée dans le journalisme d'investigation. Elle s'immerge ainsi dans différents lieux pour mieux en dénoncer la dangerosité : ouvrière dans une fabrique de conserves, malade dans un asile psychiatrique.

Marie-Claude n'ayant pas reconnu les soucis (marygolds) que j'avais photographiés lors de notre dernier festival éponyme, je me suis mis en quête de preuves un peu plus  flagrantes. Le lecteur jugera... A l’intention des amateurs, je tiens à disposition un plus grand nombre de photos…
Marie-Claude n'ayant pas reconnu les soucis (marygolds) que j'avais photographiés lors de notre dernier festival éponyme, je me suis mis en quête de preuves un peu plus  flagrantes. Le lecteur jugera... A l’intention des amateurs, je tiens à disposition un plus grand nombre de photos…

Marie-Claude n'ayant pas reconnu les soucis (marygolds) que j'avais photographiés lors de notre dernier festival éponyme, je me suis mis en quête de preuves un peu plus flagrantes. Le lecteur jugera... A l’intention des amateurs, je tiens à disposition un plus grand nombre de photos…

Actualité

 

Dans les déménagements ici, il est courant de laisser du matériel électro-ménager. C'était le cas dans notre nouvelle maison où nous trouvions un réfrigérateur. Nous avions cependant prévu d'emmener le précèdent. Celui-ci devenant sans objet mais n'oubliant pas d'être encombrant, il nous fallait lui trouver une destination. Personne n'étant intéressé dans notre entourage, nous nous sommes tournés vers une organisation caritative : Habitat for Humanity. .
Dans les déménagements ici, il est courant de laisser du matériel électro-ménager. C'était le cas dans notre nouvelle maison où nous trouvions un réfrigérateur. Nous avions cependant prévu d'emmener le précèdent. Celui-ci devenant sans objet mais n'oubliant pas d'être encombrant, il nous fallait lui trouver une destination. Personne n'étant intéressé dans notre entourage, nous nous sommes tournés vers une organisation caritative : Habitat for Humanity. .

Dans les déménagements ici, il est courant de laisser du matériel électro-ménager. C'était le cas dans notre nouvelle maison où nous trouvions un réfrigérateur. Nous avions cependant prévu d'emmener le précèdent. Celui-ci devenant sans objet mais n'oubliant pas d'être encombrant, il nous fallait lui trouver une destination. Personne n'étant intéressé dans notre entourage, nous nous sommes tournés vers une organisation caritative : Habitat for Humanity. .

Pour je ne sais plus quelle raison, je me suis rendu au « liquor store ». Ces magasins justifient leur présence dans la mesure où les hypermarchés ne sont pas autorisés à vendre d'autre alcool que le vin et la bière. A ma grande surprise, j'ai découvert cette bouteille provenant d'un village voisin de celui que j’habitais précédemment dans le Var. Preuve que le vin s'exporte. On trouve aussi parfois dans ce genre de magasins d'autres côtes de Provence...

Pour je ne sais plus quelle raison, je me suis rendu au « liquor store ». Ces magasins justifient leur présence dans la mesure où les hypermarchés ne sont pas autorisés à vendre d'autre alcool que le vin et la bière. A ma grande surprise, j'ai découvert cette bouteille provenant d'un village voisin de celui que j’habitais précédemment dans le Var. Preuve que le vin s'exporte. On trouve aussi parfois dans ce genre de magasins d'autres côtes de Provence...

Nous avions déjà dansé dans le musée d'histoire d'Atlanta au milieu des dinosaures. Nouvelle expérience au Jardin Botanique d'Athens qui accueille régulièrement des danseurs de swing. Un peu surprenant au début mais finalement pas désagréable !
Nous avions déjà dansé dans le musée d'histoire d'Atlanta au milieu des dinosaures. Nouvelle expérience au Jardin Botanique d'Athens qui accueille régulièrement des danseurs de swing. Un peu surprenant au début mais finalement pas désagréable !

Nous avions déjà dansé dans le musée d'histoire d'Atlanta au milieu des dinosaures. Nouvelle expérience au Jardin Botanique d'Athens qui accueille régulièrement des danseurs de swing. Un peu surprenant au début mais finalement pas désagréable !

Le printemps nous ramène rapidement fruits et légumes frais comme ces okras dont j'ai fait la connaissance en arrivant en Géorgie. On peut les cuisiner de différentes façons mais j'ai choisi cette fois de les conserver comme des cornichons : délicieux !

Le printemps nous ramène rapidement fruits et légumes frais comme ces okras dont j'ai fait la connaissance en arrivant en Géorgie. On peut les cuisiner de différentes façons mais j'ai choisi cette fois de les conserver comme des cornichons : délicieux !

Notes de lecture

Uncle Remus "Tous les contes"  Julius Lester

Toute cette collection de contes provient de la tradition des esclaves et sont originellement écrits dans leur dialecte. Ils sont impossibles à comprendre même par les autres anglophones d'après la bibliothécaire. Ce sont originellement des contes africains. Julius a donc fait un travail remarquable en traduisant ces textes en un anglais contemporain. Le contexte est lui-même contemporain : on va ainsi au supermarché... C'est une réussite et en fait une œuvre très accessible et agréable à lire. Le personnage central est Brer Rabbit (Frère Lapin) : pour les lettrés que vous êtes, pensez à notre Renart et son célèbre roman (l'auteur y fait référence) et aux innombrables tours qu'il joue à son entourage. Seront l'objet de ses attentions indélicates : l'ours, le renard, le loup, l'homme et bien d'autres encore. 

Uncle Remus était le personnage supposé raconter les contes. En fait, il s'agit d'une collecte effectuée après la guerre civile par Joel Chandler Harris, journaliste et publiée sous forme de livres. Eatonton, petite ville proche de chez nous et dont l'auteur est originaire, abrite un musée consacré à son œuvre. Nous vous en ferons faire la découverte.

La gazette de Winterville

Le projet de rendre le trajet plus sûr pour se rendre à l'école est en cours de réalisation. Les trottoirs sont améliorés et des passages pour piétons aménagés.

Le projet de rendre le trajet plus sûr pour se rendre à l'école est en cours de réalisation. Les trottoirs sont améliorés et des passages pour piétons aménagés.

L'implantation d'un marché paysan dans le village fait son chemin. Une réunion sur le sujet s'est déjà tenue à la mairie et une étude a été lancée tant auprès des vendeurs que des acheteurs potentiels. A suivre...

Le jardin communautaire, produisant des légumes destinés à la banque alimentaire, fait appel aux volontaires pour faire la livraison de sa production. Contact pris, je devrai faire ce service compte tenu de ce que je fais déjà.

Pour promener les reines de beauté du village, une Cadillac de 1969 est en cours de restauration. 

                                                              

Food matters

C'est la lettre trimestrielle de la Banque Alimentaire (Food Bank). 

Pour 600 familles habitant les 14 comtés que couvrent la banque, des garde-manger mobiles apportent des produits frais et autres couvrant 3 à 5 jours de leurs besoins.

De manière à toucher des familles au travers des enfants, ces garde-mangers mobiles desservent aussi les écoles de la région d'Athens.

Comme à Carrollton, un Empty Bowl est organisé. Cet évènement permet de ramasser des fonds pour le fonctionnement de la banque. 

Afin de permettre à tout un chacun d'apprendre à cuisiner, plusieurs programmes sont offerts :

- une fois par mois des séances sont organisées pour les enfants de 8 à 12 ans ;

- les mêmes enfants peuvent bénéficier d'un stage d'été de 3 jours ;

- des programmes similaires sont organisés pour les adolescents et pour les adultes.

 

Coup de gueule

 

Ici comme ailleurs, les animaux payent un lourd tribu à la route. Ce chevreuil a trouvé la mort à quelques pas de ma maison mais ça aurait tout aussi bien pu être : opossum, tatou, busard, écureuil, serpent... Je ne cite que les animaux les plus fréquemment écrasés autour de chez nous. En France, des citoyens se mobilisent et j'espère en avoir l'écho ici, un jour...

Ici comme ailleurs, les animaux payent un lourd tribu à la route. Ce chevreuil a trouvé la mort à quelques pas de ma maison mais ça aurait tout aussi bien pu être : opossum, tatou, busard, écureuil, serpent... Je ne cite que les animaux les plus fréquemment écrasés autour de chez nous. En France, des citoyens se mobilisent et j'espère en avoir l'écho ici, un jour...

Les récentes élections européennes, me donnent l'occasion de rouspéter une fois de plus sur le gaspillage. Est-il nécessaire de recevoir de France (enveloppe de 115g : je vous laisse deviner le coût de  l'envoi !) toute cette littérature (plus 1,5m2 de papier) ? Il me semble que ce type de communication est obsolète à l'heure d'Internet et de la télévision. Nos politiques pourraient y réfléchir...

Les récentes élections européennes, me donnent l'occasion de rouspéter une fois de plus sur le gaspillage. Est-il nécessaire de recevoir de France (enveloppe de 115g : je vous laisse deviner le coût de l'envoi !) toute cette littérature (plus 1,5m2 de papier) ? Il me semble que ce type de communication est obsolète à l'heure d'Internet et de la télévision. Nos politiques pourraient y réfléchir...

Humour

Merci à Kurt, fournisseur des blagues ci-dessous !

 

Ma tante Mildred, très affectée par la perte de son mari, décide d'en finir avec la vie  et pense que pour être sure de réussir son coup, le meilleur moyen est de se tirer une balle dans le cœur. Le médecin lui indique que celui-ci se trouve sous son sein gauche. 

Elle vient d'être admise cette nuit à l'hôpital avec une balle dans le genou...

 

 

Comme ils sont stupides : aucun ne porte des lunettes !

Comme ils sont stupides : aucun ne porte des lunettes !

- Pépé, qu'est-ce que tu fais dehors sans pantalon ? - La semaine dernière, je suis resté assis dehors sans chemise et je me suis retrouvé avec le cou raide. C'est une idée de ta grand-mère !

- Pépé, qu'est-ce que tu fais dehors sans pantalon ? - La semaine dernière, je suis resté assis dehors sans chemise et je me suis retrouvé avec le cou raide. C'est une idée de ta grand-mère !

On n'arrête pas le progrès 

Ce magnifique ustensile dont je ne connais même pas le nom en français permet, d'un tour de main, d'extraire la chair d'un avocat. 

Dans le rétro

 

Si tout le monde connait le succès mondial de Coca-Cola, d'autres fabricants de colas ont existé. Une trace sur ce mur de Madison : la marque Chero-Cola.

Si tout le monde connait le succès mondial de Coca-Cola, d'autres fabricants de colas ont existé. Une trace sur ce mur de Madison : la marque Chero-Cola.

Pendant le premier conflit mondial, les publicitaires s'en sont donnés à cœur joie en prenant prétexte de la guerre pour vendre tout et n'importe quoi. Ces deux publicités sont issues d'un journal du comté de Carroll d'octobre 1918.Pendant le premier conflit mondial, les publicitaires s'en sont donnés à cœur joie en prenant prétexte de la guerre pour vendre tout et n'importe quoi. Ces deux publicités sont issues d'un journal du comté de Carroll d'octobre 1918.

Pendant le premier conflit mondial, les publicitaires s'en sont donnés à cœur joie en prenant prétexte de la guerre pour vendre tout et n'importe quoi. Ces deux publicités sont issues d'un journal du comté de Carroll d'octobre 1918.

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24 juin 2019 1 24 /06 /juin /2019 10:15

Des garçons du comté de Carroll sont aussi répartis dans les camps d'autres états. 

Fort Sill (Oklahoma)

R. Meeks y est arrivé « après avoir voyagé de mercredi (4 heures de l’après-midi) à samedi midi.  Je pense que je vais aimer ici mais on dit qu’il y fait très chaud. J’espère ne pas y être tout l’été. Nous sommes dans le sud-ouest de l’Oklahoma (autant à l’ouest que San Antonio) pas très loin du Texas. Je suis dans un désert mais c’est une région productrice et progressive. Notre réserve s’étend sur 130.000 acres ce qui est idéal pour l’artillerie. Il y a plein d’avions ici et plusieurs gars de ma connaissance volent. »

« Je suis à Quantico (Virginie) depuis une semaine après avoir laissé Santiago le 4 de ce mois. J’ai fait une agréable traversée. Je me sens comme à la maison sur un bateau. J’avais été plusieurs fois à la mer l’année dernière et j’ai le fou-rire à chaque fois que je vois les autres penchés au-dessus de la mer et qui nourrissent les poissons. Je n’ai jamais eu le mal de mer...
« Je suis à Quantico (Virginie) depuis une semaine après avoir laissé Santiago le 4 de ce mois. J’ai fait une agréable traversée. Je me sens comme à la maison sur un bateau. J’avais été plusieurs fois à la mer l’année dernière et j’ai le fou-rire à chaque fois que je vois les autres penchés au-dessus de la mer et qui nourrissent les poissons. Je n’ai jamais eu le mal de mer...

« Je suis à Quantico (Virginie) depuis une semaine après avoir laissé Santiago le 4 de ce mois. J’ai fait une agréable traversée. Je me sens comme à la maison sur un bateau. J’avais été plusieurs fois à la mer l’année dernière et j’ai le fou-rire à chaque fois que je vois les autres penchés au-dessus de la mer et qui nourrissent les poissons. Je n’ai jamais eu le mal de mer...

...Nous arrivâmes par New York et  suis allé dans ses plus grandes structures : les ponts de Brooklyn et de Manhattan ainsi que son métro. Je reviens du YMCA Miss Lillian Russell tint un intéressant discours aux Marines. Ce camp est un paradis comparé à celui de Cuba. Chaque fois que nous passons à table, viennent les mêmes remarques : « Quelles vacances ! ». Nous mangeons au même mess que les officiers.

Je pense effectuer la traversée de la grande mare* bleue avant Noël mais quel que soit l’endroit où j’irai, je veux le Free Press avec moi. » W.A. Brock (08/18)

* Les Américains désignent très souvent l'Océan Atlantique comme la "mare" (pond).

NDLR

Charleston

E.P. Caldwell écrit à l’éditeur du journal : « Accordez-moi quelques lignes pour mes amis. Je veux leur dire que je suis en bonne santé et heureux de vivre. J’avais écrit il y a quelques temps au journal et j’ai reçu plusieurs lettres de filles et garçons sans le temps d’y répondre. J’écris donc au Free Press (le meilleur journal de Carroll County). La première émanait de Sarah Hearn disant que le hameau de Burwell avait ramassé $50 pour « Cross of Mercy »*.  Il serait bon que les gens du comté donnent tout ce qu’ils peuvent car à quoi sert l’argent si on ne l’utilise pas correctement ? C’est un moyen d’aider un garçon à ne pas souffrir...

E.P. Caldwell écrit à l’éditeur du journal : « Accordez-moi quelques lignes pour mes amis. Je veux leur dire que je suis en bonne santé et heureux de vivre. J’avais écrit il y a quelques temps au journal et j’ai reçu plusieurs lettres de filles et garçons sans le temps d’y répondre. J’écris donc au Free Press (le meilleur journal de Carroll County). La première émanait de Sarah Hearn disant que le hameau de Burwell avait ramassé $50 pour « Cross of Mercy »*. Il serait bon que les gens du comté donnent tout ce qu’ils peuvent car à quoi sert l’argent si on ne l’utilise pas correctement ? C’est un moyen d’aider un garçon à ne pas souffrir...

 * Malgré nos recherches, nous n'avons pu retrouver trace de cette opération. NDLR

Mes amis, si vous me voyiez ! Je suis maintenant cuisinier au mess des officiers depuis 21 jours. Je pense avoir une permission demain pour la première fois. Je la mettrai à profit pour aller voir Earl Griffin grâce à l’adresse que sa sœur m’a envoyée.

J’aurais aimé être à la rencontre à l’Eglise Beulah la semaine prochaine. J’espère que l’on ne m’oubliera pas dans les prières.

Si ceci est imprimé, j’écrirais encore. » (08-18)

«  Depuis que je suis arrivé jeudi, j’ai fait beaucoup de choses que je n’aurais jamais pensé faire comme dormir dans un hamac ou me coucher (me lever) au son de la musique. Nous avons un joli mess et de bonnes choses à manger. Je m’amuse bien et je profite bien de la vie. Mes amis, envoyez-moi un déluge de lettres et je vous dirai ce que j’ai appris dans la marine. Je suis ici à cause du kaiser et si j’en ai l’occasion, je lui écraserai le nez. J’espère être dans un sous-marin avant la fin de la guerre. Si vous pensez à vous engager, faites-le dans la marine, la première ligne de défense. Je vous laisse car le clairon sonne. » (E.P. Caldwell)

Hôpital de Fort Revere, Massassuchet

« Alors que je suis en charge cette nuit des malades d’Oncle Sam, je ne peux m’empêcher de penser aux bons vieux jours parmi les « champs rouges de Carroll ». Je pense parfois que c’était mes meilleurs jours. Cependant, il y a ici 4 gars de Carroll donc je ne suis pas entièrement perdu. Vous pensez comme je suis bien avec eux pour me redonner le moral. Quand vous êtes un peu triste ce qui arrive à chaque soldat, je suppose, on peut leur parler de ses ennuis mieux qu’on ne le ferait à des étrangers. Mon travail à l’hôpital est très intéressant. Nous avons des conférences à propos des maladies, médicaments et comment les employer. Ça me rappelle l’école à Bowdon.

Nos tentes sont plantées sur la côte du port de Boston et chaque nuit nous entendons rugir les vagues. Vous pourriez rire d’apprendre combien je me suis senti mal à l’aise la première nuit de brouillard que j’ai passée ici. Réveillé par la corne de brume, j’ai pensé que nous subissions une attaque de sous-marin. J’ai été rassuré quand j’ai appris ce que cela signifiait...

 

William HIram AYERS

 

Deux garçons de Carroll County

...C’est un difficile moment de passer de l’état de civil à celui de soldat mais je suis fier de porter un uniforme pour le bien de mon pays. Non pas que j’apprécie la guerre mais je veux aider nos alliés dans leur combat pour l’indépendance. Servir pour le droit est la seule chose qui en vaille la peine de toute façon.

Les mardis soirs, les soldats défilent dans la petite ville, les compagnies d’abord suivies du corps médical. Cela rend le soldat fier d’être à l’armée et il essaye de se montrer sous son meilleur jour. Il aimerait que ses parents soient là. Mes amis, considérez cette lettre comme la vôtre et répondez-lui en conséquence. Je n’ai pas le temps d’écrire à tous mais je serai ravi d’avoir de vos nouvelles. Pendant que nous combattons pour notre pays, je vous prie de ne pas nous oublier. Priez que Dieu prenne soin de nous et qu’il nous guide vers la victoire. » (M. A. Mc Kibben-08/18)

« Maman, je veux te parler de la Croix Rouge, la plus grande organisation du monde pour les soldats. Ils nous rencontrent dans chaque ville avec des glaces, du gâteau, des cigarettes et cigares et d’autres choses. » (R. Lyle – 07/18)

« J’étais à la maison pendant quelques jours et j’ai tellement mangé que je suis revenu malade au camp. J’ai revu bon nombre de mes amis mais moins que ce que j’aurais voulu car j’étais retenu par ma mère et à la maison d’une certaine fille. C’était très dur de dire au-revoir à tous mais comme l’a dit Sherman « La guerre, c’est l’enfer » aussi quand le devoir nous appelle, nous devons y aller.

C’est notre jour de paye mais je ne l’ai pas encore reçue. Oncle Sam, il faut me payer demain car avec 15 cents, je ne peux pas m’acheter du savon pour garder blancs mes pantalons. » (E.P. Caldwell – 09/18)

Camp Jackson (Caroline du sud)

R. M. Watson revient sur son départ : « Bien que ce soit notre devoir d’empêcher les nôtres d’être sous la férule allemande, nous ne pouvons nous empêcher d’être tristes et d’avoir le cœur brisé quand nous avons à nous séparer des êtres chers que nous aimons tant. Espérons que notre vie future ne soit pas aussi désagréable que celle de ce moment...

R. M. Watson revient sur son départ : « Bien que ce soit notre devoir d’empêcher les nôtres d’être sous la férule allemande, nous ne pouvons nous empêcher d’être tristes et d’avoir le cœur brisé quand nous avons à nous séparer des êtres chers que nous aimons tant. Espérons que notre vie future ne soit pas aussi désagréable que celle de ce moment...

Première guerre mondiale : lettres de soldats (1917 - 1918) III

...Je connais plein de gens de Bowdon mais ne suis pas capable d’écrire à tous. Qu’ils considèrent cette lettre comme adressée à chacun. Notre pratique de l’artillerie étant suffisante, nous espérons être sur la piste de nos ennemis prochainement et croyons que notre Dieu et Maitre nous donnera la victoire pour retourner à nos êtres aimés. Nous serions très contents de revenir sans perte de vies. Je ne sais pas comment je me comporterais… » (09/18)

Camp Beauregard, Louisianne

« Je devine que vous êtes en train de ramasser le coton. Je n’ai pas fait grand-chose : j’étais de garde de 7 heures du matin à 4 heures de l’après-midi. C’est suffisant ! Gardant un entrepôt, je n’avais pas à marcher. Facile. Je pense que cette infirmerie N˚71 sera en France à Noël. Ne vous en faites pas pour moi car si c’est la volonté de Dieu, je reviendrai et nous serons heureux. Dieu prendra soin de mon frère et moi, ici et de l’autre côté. Je ne pense que ce sera long pour les Sammies d’atteindre Berlin...

« Je devine que vous êtes en train de ramasser le coton. Je n’ai pas fait grand-chose : j’étais de garde de 7 heures du matin à 4 heures de l’après-midi. C’est suffisant ! Gardant un entrepôt, je n’avais pas à marcher. Facile. Je pense que cette infirmerie N˚71 sera en France à Noël. Ne vous en faites pas pour moi car si c’est la volonté de Dieu, je reviendrai et nous serons heureux. Dieu prendra soin de mon frère et moi, ici et de l’autre côté. Je ne pense que ce sera long pour les Sammies d’atteindre Berlin...

...J’ai beaucoup apprécié les photos que tu m’as envoyées Maman. Ce matin, mon sergent a visité la tente et est resté un bon moment pour une agréable conversation. J’ai bien reçu le rasoir. J’espère avoir de vos nouvelles bientôt. » (C.C. Hogan – 09/18)

...J’ai beaucoup apprécié les photos que tu m’as envoyées Maman. Ce matin, mon sergent a visité la tente et est resté un bon moment pour une agréable conversation. J’ai bien reçu le rasoir. J’espère avoir de vos nouvelles bientôt. » (C.C. Hogan – 09/18)

« Flora, je travaille 10 heures par jour, pas trop mais de service pendant tout ce temps. Je m’occupe de 25 hommes pratiquement tous fous. Je dois m’occuper de les nourrir en allant au mess pour prendre leur repas. Certains sont si fous qu’ils ne peuvent manger seuls. Il y en a un que je nourris par le nez. C’est pitoyable. Tu penses que je suis en grand danger au milieu de tous ces fous. Pas du tout car en permanence il y a deux gardes avec des épées et des fusils capables de les stopper avant de nous faire du mal. Deux infirmières de la Croix Rouge sont aussi présentes pour leur administrer des médicaments. Je pense que la guerre est bientôt finie. Néanmoins, je ne pense pas te revoir avant le départ, certainement avant la fin du mois. En partant d’ici, nous irons à New York. C’est la pire des choses à m’arriver mais je m’y prépare en faisant confiance à Dieu. Il me ramènera sans encombre à la maison. Flora, envoie-moi une de tes photos. Fais de beaux rêves. Ton mari. » (O.C. Hogan – 09/18)

« Flora, je travaille 10 heures par jour, pas trop mais de service pendant tout ce temps. Je m’occupe de 25 hommes pratiquement tous fous. Je dois m’occuper de les nourrir en allant au mess pour prendre leur repas. Certains sont si fous qu’ils ne peuvent manger seuls. Il y en a un que je nourris par le nez. C’est pitoyable. Tu penses que je suis en grand danger au milieu de tous ces fous. Pas du tout car en permanence il y a deux gardes avec des épées et des fusils capables de les stopper avant de nous faire du mal. Deux infirmières de la Croix Rouge sont aussi présentes pour leur administrer des médicaments. Je pense que la guerre est bientôt finie. Néanmoins, je ne pense pas te revoir avant le départ, certainement avant la fin du mois. En partant d’ici, nous irons à New York. C’est la pire des choses à m’arriver mais je m’y prépare en faisant confiance à Dieu. Il me ramènera sans encombre à la maison. Flora, envoie-moi une de tes photos. Fais de beaux rêves. Ton mari. » (O.C. Hogan – 09/18)

« Nous avons reçu nos demandes de permission et suis désolé de dire qu’elle a été refusée. Les officiers disent que nous avons besoin de pire qu’à la ferme. Donc, je veux faire ma part pour hâter la fin de la guerre qui ne devrait pas durer très longtemps si l’on en croit les journaux.

Maman, tu me demandais combien j’aime cette place. Je l’aime bien mais ne peux t’en dire beaucoup plus car depuis notre arrivée, nous avons été surtout confinés dans les rues de la compagnie. Nous avons été libérés aujourd’hui et nous pouvons aller partout au dehors.  Chaque soir, nous avons la permission d’aller à la ville distante de 3 miles. C’est une ville d’une bonne taille avec des tramways.

Merci de ce que vous avez fait pour moi. » (O.C.Hogan – 08/18)

De l’hôpital du Camp Beauregard en Louisiane, C. C. Hogan se demande ce que font les gens de Carroll au même moment. « Je suppose qu’ils sont en train de ramasser le coton comme les gens d’ici.

Je suis à l’armée depuis le 15 juillet et j’aime ça chaque jour un peu plus même si j’ai parfois le mal du pays. Cependant, je peux en parler avec mon frère et deux jeunes hommes de Carroll présents. C’est réconfortant. J'espère que ce ne sera pas très long de chasser le Hun pour pouvoir revenir à la maison.

Mes compagnons de tente reçoivent le Free Press chaque semaine et prennent beaucoup de plaisir à le lire. J’aime ce nom car la liberté de parole et de presse sont ce pour quoi nous nous battons. »

A suivre

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16 juin 2019 7 16 /06 /juin /2019 13:57

La Géorgie comptait une dizaine de camps d'entrainement en sus du Camp Gordon où sont allés une grande partie des garçons de Carroll. 

Camp Hancock, Augusta, Géorgie

« C’était comme quitter la maison que de quitter Camp Gordon » raconte H.W. Holland qui vient d’intégrer ce nouveau camp. « Nous sommes tous très insatisfaits de ce changement car nous n’aimons pas la vie en tentes comparée à celle que nous avions dans nos baraques. De plus, ici, c’est horriblement sablonneux et chaud.

« C’était comme quitter la maison que de quitter Camp Gordon » raconte H.W. Holland qui vient d’intégrer ce nouveau camp. « Nous sommes tous très insatisfaits de ce changement car nous n’aimons pas la vie en tentes comparée à celle que nous avions dans nos baraques. De plus, ici, c’est horriblement sablonneux et chaud.

Je cuisine et devrais être content car je travaille un jour et me repose deux. De quoi devrais-je me plaindre ?

Je cuisine et devrais être content car je travaille un jour et me repose deux. De quoi devrais-je me plaindre ?

J’ai déjà écrit à propos de nos mères et des filles que nous avons laissées derrière nous mais pas à propos de nos nobles pères. Ils nous sont chers et nous ne les oublions pas. Ils ont eu un moment très difficile avec la reconstruction du pays et nous leur en sommes reconnaissants.

J’arrête car j’écris sans plaisir. »

 

Un peu plus tard, le même H.W. Holland écrit : « Avant le 1er septembre, je serai dans le New Jersey ou en route pour la France suivant  nos derniers ordres. Il a été dur de dire au-revoir à la famille et aux amis mais ce sera bientôt au tour de l’Amérique et ce sera tout aussi dur.

Je crois que la guerre sera terminée aussitôt que nous serons prêts mais ce n’est pas pour bientôt.

Je dois m’arrêter car je suis de garde et je dois apprendre certains ordres spéciaux. Comme je viens d’être nommé caporal, je n’aurai pas beaucoup de temps pour vous écrire la semaine prochaine. » (08/18)

 

Nous sommes maintenant dans le corps des mitrailleuses. Nous en étudions une qui tire à 3 miles et 400 à 525 coups à la minute. Une de ses balles peut passer le sommet d’une colline et nettoyer les Huns de l’autre côté . C’est la première fois que je vois quelque chose qui peut ne pas tirer droit....

Nous sommes maintenant dans le corps des mitrailleuses. Nous en étudions une qui tire à 3 miles et 400 à 525 coups à la minute. Une de ses balles peut passer le sommet d’une colline et nettoyer les Huns de l’autre côté . C’est la première fois que je vois quelque chose qui peut ne pas tirer droit....

... Il fait chaud le jour et froid la nuit. La première nuit ici, nous avons dormi sur un lit d’appoint sans rien pour nous couvrir. J’ai dormi avec mes habits et m’en suis bien sorti. Cet endroit est sablonneux." (H. Campbell – 09/18)

« Je dois te dire que je ne suis plus à l’instruction avec les mitrailleuses. Je suis au Quartier Général du corps de clairons. Je n’ai rien d’autre à faire que de souffler dedans. Au lieu d’aller creuser les champs durant le jour, je vais dans un bois et je m’entraine aux sonneries. Ce matin, nous étions une trentaine tous plutôt bons au clairon. Tu peux imaginer le vacarme que nous avons fait. Ça aurait sorti les yeux de la tête d’un chiot mais tu sais que je suis musicien...

« Je dois te dire que je ne suis plus à l’instruction avec les mitrailleuses. Je suis au Quartier Général du corps de clairons. Je n’ai rien d’autre à faire que de souffler dedans. Au lieu d’aller creuser les champs durant le jour, je vais dans un bois et je m’entraine aux sonneries. Ce matin, nous étions une trentaine tous plutôt bons au clairon. Tu peux imaginer le vacarme que nous avons fait. Ça aurait sorti les yeux de la tête d’un chiot mais tu sais que je suis musicien...

...Tous les jours, nous avons des inspections et voici pourquoi : dimanche dernier un cas d’oreillons a été dépisté dans notre compagnie et depuis ils nous inspectent une fois par jour. On enlève nos bérets et mettons nos chemises sous le bras et le docteur sélectionne ceux avec les oreillons. 

Dis à ta mère d’être prudente quand elle parle des patates. Je ne fais que saliver quand je lis ça car je sais qu’elles sont bonnes. J’ai trouvé 3 choses qui sont les mêmes à l’armée qu’à la maison : soupe, eau et café.

Il est 1 h 30 et je dois aller dans les bois faire de la musique pour les geais jusqu’à 4 h.

Je dois te dire que c’est mieux que de porter le fusil ou creuser. Je n’ai jamais fait ce genre de travail dans ma vie. Je dois apprendre les sonneries. La moitié du temps, je sonne faux mais c’est un travail de tous les jours et on n’a pas de corvées pour ça.

Je pense que vous avez de bonnes choses à manger maintenant comme les pommes de terre, le sirop nouveau, les biscuits chauds au beurre. Mon dieu !  Un prêcheur en laisserait tomber sa bible ! Nous avons eu des pommes comme tu les prépares à la maison épicées et sucrées. C’est la seule chose qui a le même goût qu’à la maison.

Je n’ai pas de nouvelles de la guerre mais je m’en fous. Je suis seulement intéressé par la paix et être à la maison.

Avec mon amour, ton mari.» (Hugh – 09/18)

« Je vais bien maintenant à part les rhumatismes qui me font souffrir dans le genou.

J’ai vu dans le journal du jour que le Général Pershing disait que nous passerions Noël à la maison. Il disait que les Allemands étaient défaits et ne tiendraient pas longtemps. J’espère qu’il a raison.

Je suis à 3 miles de la rivière Savannah et la Caroline du Sud est sur l’autre berge. Nous avons descendu la côte à bord des camions avant-hier et nous avons passé un bon moment. Quelle vue !

Tous les deux jours, nous avons un examen. » (J.R. Key – 09/18)

« Je pense que je vais attraper les oreillons car la plupart du temps, nous avons un cas. Nous observons une quarantaine maintenant : aucun patient ne repart de l’hôpital. 4 fois par jour, on nous met des gouttes dans les yeux pour nous protéger de la grippe. Ça ne fait pas mal mais ça fait drôle. Les distributeurs de journaux ne passent plus et ça nous manque...

...Envoyez-moi du tabac à chiquer que nous ne pouvons obtenir. Ceux qui en ont encore le partage avec moi. L’homme de la Croix Rouge nous a donné quelques cigarettes....

...Envoyez-moi du tabac à chiquer que nous ne pouvons obtenir. Ceux qui en ont encore le partage avec moi. L’homme de la Croix Rouge nous a donné quelques cigarettes....

...Je pensais avoir du courrier mais le vaguemestre n’est pas passé. » (M. Fuller – 10/18)

« C’était le soir. Gentiment un rideau était tiré et les couleurs s’estompaient dans les cieux roses. Les ombres violettes du crépuscule tombaient sur champs, collines et vallées. Puis, comme si une bande de fées avait percé le rideau de la nuit, les étoiles apparaissaient. Une d’abord puis deux  puis si rapidement que nous ne pouvions les compter. C’était beau et plein de lumière. Comme nous regardions, il nous semblait que Dieu faisait un service au drapeau. » (W. F. Gammon – 09/18)

Souther Fields

JC McElroy fait juste assez de travail « facile sur les avions pour ne pas être paresseux. Homer, mon frère, est payé comme tailleur de l’escadre et a plus de travail que ce qu’il peut faire. Il gagne bien sa vie.  J’ai reçu des paquets de ma sœur et de sa copine. Je souhaiterais qu’on m’envoie de bonnes cigarettes...

JC McElroy fait juste assez de travail « facile sur les avions pour ne pas être paresseux. Homer, mon frère, est payé comme tailleur de l’escadre et a plus de travail que ce qu’il peut faire. Il gagne bien sa vie. J’ai reçu des paquets de ma sœur et de sa copine. Je souhaiterais qu’on m’envoie de bonnes cigarettes...

...Il semble que le printemps approche car nous avons eu de chaudes averses.

J’espère que vous avez reçu les lettres dans lesquelles je vous indiquais que j’avais volé. J’aime ça mais je n’ai pas l’intention d’en faire plus. » (01/18)

Le même, le mois suivant, pense que : «moi et mon frère, dans l’aviation, n’avons jamais été aussi bien de notre vie. J’aime beaucoup la France que je découvre d’avion et j’apprends le français. Je termine ma lettre car je dois me rendre au cinéma du Y.M.C.A. »

Camp Harris (Macon, Géorgie)

H.D. Merrell écrit au journal : « Je me trouve au milieu de 5000 hommes composant le 1er, le 2nd et le 5ème régiments de Géorgie. L’entrainement est intense pendant 7 heures 30 chaque jour  : maniement de la baïonnette, lancement de grenades, creusement des tranchées et pose de fils barbelés. Malgré tout, j’ai pris 10 livres et suis devenu - aussi marron qu’un indien - ». (14-07-18)

H.D. Merrell écrit au journal : « Je me trouve au milieu de 5000 hommes composant le 1er, le 2nd et le 5ème régiments de Géorgie. L’entrainement est intense pendant 7 heures 30 chaque jour : maniement de la baïonnette, lancement de grenades, creusement des tranchées et pose de fils barbelés. Malgré tout, j’ai pris 10 livres et suis devenu - aussi marron qu’un indien - ». (14-07-18)

Camp Wheeler (Macon, Géorgie)

De là, Joseph M. Pentecost écrit à ses parents qu’ « il récupère de son œil bien qu’il continue de souffrir de maux de tête… J’espère que vous avez trouvé quelqu’un pour faire une récolte pour vous : Ed pourrait vous aider à trouver un nègre quelque part....

De là, Joseph M. Pentecost écrit à ses parents qu’ « il récupère de son œil bien qu’il continue de souffrir de maux de tête… J’espère que vous avez trouvé quelqu’un pour faire une récolte pour vous : Ed pourrait vous aider à trouver un nègre quelque part....

...Ma section s’est entrainée au port du masque à gaz. Je pense que désormais nous ne le quitterons pas car lorsque nous l’avons fait, nous pleurions comme des bébés et toussions à n’en plus pouvoir...

...Ma section s’est entrainée au port du masque à gaz. Je pense que désormais nous ne le quitterons pas car lorsque nous l’avons fait, nous pleurions comme des bébés et toussions à n’en plus pouvoir...

...Un essai avec un autre gaz nous attend jeudi.» (02/18)

...Un essai avec un autre gaz nous attend jeudi.» (02/18)

A suivre

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8 juin 2019 6 08 /06 /juin /2019 13:18
Premiere guerre mondiale : lettres de soldats (1917 - !918) I

- les lettres ont-elles été apportées spontanément par les récipiendaires ?

- ont-elles été glanées chez ces derniers par des journalistes ?

- le corpus dont nous disposons (environ 200 lettres) représente-t-il tout l'envoi ou y a-t-il eu des sélections effectuées par la rédaction ?

Pour éviter les redondances, Américano n'a pris que les extraits les plus significatifs de manière à former un récit. Tout ceci est parfaitement arbitraire et contestable mais c'est l'habitude de ce blog que d'être "partiel et partial". 

Il reste possible pour les lecteurs de demander une lettre en précisant le nom de l'auteur et sa date.

 

La vie en camp

Dès leur incorporation, les nouvelles recrues sont envoyées pour la plupart dans des camps pour y recevoir leur première instruction. Ils y restent plus ou moins de temps, la moitié ne les quittera jamais... La première partie a donc trait à "La vie en camp". Commençons par le plus proche de chez nous : Camp Gordon (près d’Atlanta).

Décrit par M. Holland, 09-17 :  « Le camp qui s’étend au milieu des bois et des champs est de la taille de Carrollton. C’est un grand chantier où l’on construit en permanence des bâtiments. Officiellement, il parait que le nombre de menuisiers et d’ouvriers dépasse 8500… Les nouveaux appelés arrivent sans cesse et sous la conduite d’officiers subissent l’entrainement militaire. Je suis en train d’attendre quelques gars de chez moi qui doivent arriver dans quelques jours. Beaucoup de menuisiers-charpentiers vont bientôt partir pour la France. »

Stationné là, H.W. Holland rappelle qu’il a été heureux de passer le dimanche à la maison à « Ne pas voir de soldats et ne pas être appelé pour quelques corvées militaires. Je ne me repose pas bien car je dois parler du matin jusqu’à minuit. Demain, je vais avoir ma première leçon de cuisine. Je pense que maman sera contente quand je serai de retour. Je l’aiderai à la cuisine et je lui raconterai des histoires, la merveilleuse histoire des Huns tués par milliers. » (06/18)

Stationné là, H.W. Holland rappelle qu’il a été heureux de passer le dimanche à la maison à « Ne pas voir de soldats et ne pas être appelé pour quelques corvées militaires. Je ne me repose pas bien car je dois parler du matin jusqu’à minuit. Demain, je vais avoir ma première leçon de cuisine. Je pense que maman sera contente quand je serai de retour. Je l’aiderai à la cuisine et je lui raconterai des histoires, la merveilleuse histoire des Huns tués par milliers. » (06/18)

Du même lieu, il déplore la disparition de son frère mort au combat dans une première lettre. « Il est difficile de comprendre quand les fragiles liens de la vie sont brisés et que nos êtres chers sont partis pour toujours. Nous comprendrons un jour lorsque nous le rencontrerons pour l'éternité où il n’y a plus de guerre. Mon expérience chrétienne grandit de jour en jour et si je dois tomber devant l’ennemi, j’ai l’assurance d’un monde meilleur.

Mes chers amis, j’aimerais avoir de vos nouvelles et je répondrais à toutes vos questions. J’attends mon transfert au quartier-maitre incessamment. » 06/18

Adressée à ses chers amis, sa deuxième lettre est plus religieuse : «  Je viens d’entendre le Billy Sunday Club d’Atlanta qui nous recommande Jésus-Christ comme notre sauveur personnel. D’après eux, pour cette grande cause, nous ne pouvons nous permettre de nous laisser abattre. Nous allons rencontrer les Huns et nous allons fouetter ces coupeurs de gorge. Mères, pourquoi devriez-vous vous faire du souci quand nous combattons pour la liberté et la chrétienté ? »

H. R. Blandenburg a changé de place et est maintenant à l’infirmerie du camp. « Je suis dans le corps médical comme conducteur d’ambulance et j’aime de plus en plus ce travail. »

H.W. Holland parle de sa vie militaire à ses amis : « Depuis que je suis ici, c’est la première fois que j’ai quelques jours de repos. Je reprends le travail mardi à midi. Nous attendons l’arrivée de 15000 conscrits. C’est intéressant de faire la connaissance des gars des autres états mais triste en même temps car quand tu commences à les connaitre, ils sont transférés et tu te demandes si tu les reverras un jour. Je les ai vus partir par milliers pour la France sourire aux lèvres et l’ambition de ramener l’ennemi à la maison. Je pense que les mères peuvent être fières d’avoir un ou plusieurs fils dans ce combat. »

« Je suis en bonne santé et j’ai pris 16 livres en 2 semaines.

Tous les visiteurs du camp ont un mot sympathique envers nous. Mes amis, vous ne savez ce que c’est que d’avoir un mot gentil adressé par une jolie fille au sourire séduisant quand on est en kaki !

Je suis dans les ambulances et il n’y a pas de garçons plus fins dans les environs. Je suis fier des garçons de Carroll en particulier de leur maniement de la baïonnette. Le boche n’a qu’à bien se tenir !

Nous allons recevoir la foule bientôt ici : parents et petites amies, au nom de votre pays, envoyez vos garçons au loin avec le sourire.

La maison de l’’hostess” est aussi très bien pour se divertir. On peut y trouver des pianos et d’autres instruments, de la papeterie, des téléphones publics. C’est la meilleure place pour rencontrer des visiteurs. C’est l’endroit du camp qui ressemble le plus à la maison.

Il n’a pas plu depuis un certain temps ici si bien que le camp est très sec et affreusement poussiéreux. » (H. Blandenburg-08/18)

Le YMCA et la Croix Rouge, les meilleures organisations présentes, nous fournissent de la papeterie et des amusements : piano, tourne-disque, gramophone…

Le YMCA et la Croix Rouge, les meilleures organisations présentes, nous fournissent de la papeterie et des amusements : piano, tourne-disque, gramophone…

N.C. Shackelford, au même endroit, pense à son village Mt Zion. « Ici, le YMCA fournit un formidable travail en proposant des amusements sains, en fournissant de la papeterie et de quoi écrire et tout ce qu’ils peuvent pour garder nos liens, notre vie étant si différente ici. J’espère avoir le plaisir de vous revoir bientôt et j’apprécie vos prières. »

N.C. Shackelford, au même endroit, pense à son village Mt Zion. « Ici, le YMCA fournit un formidable travail en proposant des amusements sains, en fournissant de la papeterie et de quoi écrire et tout ce qu’ils peuvent pour garder nos liens, notre vie étant si différente ici. J’espère avoir le plaisir de vous revoir bientôt et j’apprécie vos prières. »

« Ne vends pas ta ferme maman, je serai là-bas l’année prochaine pour t’aider pour la récolte si les choses continuent d’aller de ce pas. Tous les gars espèrent prendre leur repas de Noel à la maison. Ils ont tous bon moral et veulent saccager Berlin et cracher au visage du Kaiser une fois. J’en vois de Carroll chaque dimanche. » (R.T. Broadwater – 09/18)

« Je retrouve rapidement de la force en prenant bien soin de moi. Cette grippe espagnole est vraiment mauvaise et elle est partout ici mais je pense qu’ils sont arrivés à la contenir maintenant. Après avoir été au lit 16 jours, je peux maintenant manger n’importe quoi. » (R. T. Broadwater – 09/18)

« Il y a plein de plaisirs pour le soldat au YMCA : des cascadeurs (de New York), concert, jeux, théâtre. Désolé mes amis mais tous les gars de Carroll sont transférés au Camp Hancock d’Augusta lundi. » (W. M. Holland – 09/18)

« Votre fils est en quarantaine à l’infirmerie du camp avec les oreillons et souhaite que je vous écrive quelques lignes pour vous expliquer son absence de nouvelles. Il va bien. Il dit de ne pas vous en faire car il a de bons docteurs et infirmières. Il vous écrira à la fin de la quarantaine. Il ne peut pas ecrire mais peut recevoir du courrier. S’il-vous plait, envoyez-lui en car ils sont seuls et rien ne vaut une lettre de la maison pour leur remonter le moral. Si vous voulez venir le voir, ce serait mieux après la quarantaine. Il pourrait vous faire visiter le camp et avoir un laisser-passer pour aller au centre-ville avec vous. » (G.F. Wright – 09/18)

« Votre fils est en quarantaine à l’infirmerie du camp avec les oreillons et souhaite que je vous écrive quelques lignes pour vous expliquer son absence de nouvelles. Il va bien. Il dit de ne pas vous en faire car il a de bons docteurs et infirmières. Il vous écrira à la fin de la quarantaine. Il ne peut pas ecrire mais peut recevoir du courrier. S’il-vous plait, envoyez-lui en car ils sont seuls et rien ne vaut une lettre de la maison pour leur remonter le moral. Si vous voulez venir le voir, ce serait mieux après la quarantaine. Il pourrait vous faire visiter le camp et avoir un laisser-passer pour aller au centre-ville avec vous. » (G.F. Wright – 09/18)

A suivre...

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31 mai 2019 5 31 /05 /mai /2019 14:14

Ce pourrait être le titre d'un film ou d'un roman... non, c'est simplement le nom d'un quartier d'Athens (Normal Town), qui est, je le rappelle, la ville la plus importante mitoyenne de la nôtre.

Mais diable, comment ce nom a-t-il été attribué ?

 

Une ancienne pompe à essence convertie en bar témoigne.

Une ancienne pompe à essence convertie en bar témoigne.

L'histoire est assez simple en fait : le quartier abritait il y a quelques décades l'école "normale". Je suppose que cela évoquera quelques souvenirs aux lecteurs les plus anciens et en particulier les instituteurs. Chaque département français était lui aussi doté d'Ecoles Normales, généralement une pour filles, une pour garçons. Elles avaient pour but de former les futurs enseignants de l'école primaire. C'est ainsi que votre serviteur a fait une partie de sa scolarité de 1966 à 1970 à celle de Moulins (Allier). Le rôle de l'Ecole Normale aux USA jouait le même rôle que la nôtre.

 

Le salon de coiffure est aussi un commerce de la "ville normale".

Le salon de coiffure est aussi un commerce de la "ville normale".

Le quartier qui abritait cette école a donc pris ici le nom de "Normal Town". Lorsque l'école a disparu le quartier a quand même gardé le nom.

De 1954 à 2010, le lieu a servi d'école de ravitaillement pour la Marine. Depuis, elle abrite la faculté des sciences de la santé de l'Université de Géorgie.

Même la quincaillerie fait partie de cette étrange communauté "normale" !

Même la quincaillerie fait partie de cette étrange communauté "normale" !

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1 mai 2019 3 01 /05 /mai /2019 14:49

  Il serait faux de dire que l'incendie ayant affecté le célèbre monument a laissé indifférents les Américains. Premièrement, qu'on le veuille ou non, l'histoire a tissé des liens profonds entre les deux pays. Un évènement de cette dimension ne pouvait que trouver de l'écho ici. Par ailleurs, beaucoup sont allés à Paris (l'une de leurs destinations principales avec les plages du débarquement en Normandie et la Provence). La plupart a visité l'édifice et en déplore la destruction partielle.

Trois exemples personnels m'ont particulièrement touché.

 

Mon ami Woody qui a travaillé maintes fois en France avec ses étudiants (article à suivre) connait bien Paris et fera une contribution financière à la Fondation du Patrimoine.

Le quotidien USA TODAY dont j'ai tiré toutes les illustrations de cet article, en fait sa Une avec le titre "A matter of life" (Une question de vie). Celle-ci se prolonge en page intérieure.

Le quotidien USA TODAY dont j'ai tiré toutes les illustrations de cet article, en fait sa Une avec le titre "A matter of life" (Une question de vie). Celle-ci se prolonge en page intérieure.

 Un article sur une autre page nous livre le point de vue de Stuart Richardson : "As a tour guide, I ignored Notre Dame" (En tant que guide, j'ai ignoré Notre Dame).

Dernier exemple de l'émotion soulevée ici avec Deirdre, notre bibliothécaire, qui, le lendemain, me transmettait un magnifique poème dédié à Paris qu'elle avait trouvé la veille dans un livre à mon intention sur les pionniers. L'auteure, Willa Cather, est une deuxième Laura Ingalls (voir article récent), peut-être moins connue mais dont l'œuvre est tout aussi digne d'intérêt.

Paris

Behind the arch of glory sets the day;

The river lies in curves of silver light,

The Fields Elysian glitter in a spray

Of golden dust; the gilded dome is bright,

The towers of Notre Dame cut clean and gray

The evening sky, and pale from left to right

A hundred bridges leap from either quay.

Pillared with pride, the city of delight

Sits like an empress by her silver Seine,

Heavy with jewels, all her splendid dower

Flashing upon her, won from shore and main

By shock of combat, sacked from town and tower.

Wherever men have built hall or fane

Red war hath gleaned for her and men have slain

To deck her loveliness. I feel again

That joy which brings her art to faultless flower,

That passion of her kings, who, reign on reign,

Arrayed her star by star with pride and power.

Sensible à sa construction poétique, j'ai essayé d'en rendre l'esprit, en alexandrins. 

Paris

Sous l'Arc de Triomphe, s’est endormi le jour ;

En courbes argentées, le fleuve se prélasse.

Des Champs Elysées monte une poussière d'or.

Le dôme doré brille, le ciel du soir est

Découpé net et gris par les tours de Notre Dame.
Par-dessus les quais, cent ponts pâles sautent.
Fière sur ses piliers, la ville des délices
Sur la Seine, trône comme une impératrice,
Alourdie de bijoux par sa splendide dot,
Sur elle clignotant. Elle a gagné la rive

Et la terre ferme sous le choc du combat

En saccageant villes, châteaux et leurs donjons.
Quel que soit les lieux que les hommes aient construit,

Salles ou temples, du sang a coulé pour elle.

Des hommes ont tué pour orner sa beauté.

Je ressens encore cette joie de son art

Telle une fleur sans faille, les rois passionnés

De règnes en règnes, fièrement, puissamment.

L’ont ainsi arrangé, étoile par étoile.

 

 Un grand merci à Marie-Claude pour sa relecture du poème !

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23 avril 2019 2 23 /04 /avril /2019 19:09

Si le nom d'Ingalls est sans doute familier à beaucoup d'entre vous, c'est qu'il est évoque la célèbre série télévisée "La petite maison dans la prairie". Laura est la petite fille qui a relaté quelques décennies plus tard ses péripéties au sein de sa famille de "pionniers" dans une œuvre monumentale de 9 tomes. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, le titre de cette série n'est pas le premier tome mais seulement le troisième. Si l'on peut avoir l'impression que l'on se réfère à une époque très lointaine, il n'en est rien car cela se passe seulement à la fin du XIXème siècle. Les Etats-Unis en étaient encore à poursuivre leur expansion vers l'ouest. Les familles de pionniers allaient s'y installer espérant trouver là un avenir meilleur. C’est ce qu'a vécu Laura Ingalls avec ses parents (Ma et Pa) et ses sœurs (Mary, Carrie, Grace) et dont elle témoigne.

Dans son enfance, Laura déménagera souvent avec sa famille. A chaque fois, tout est chargé dans le chariot couvert : le fameux "wagon" popularisé par les films de cow-boys.
Dans son enfance, Laura déménagera souvent avec sa famille. A chaque fois, tout est chargé dans le chariot couvert : le fameux "wagon" popularisé par les films de cow-boys.

Dans son enfance, Laura déménagera souvent avec sa famille. A chaque fois, tout est chargé dans le chariot couvert : le fameux "wagon" popularisé par les films de cow-boys.

La famille affronte courageusement de multiples dangers : pluies verglaçantes, grêles, feux de prairie j'en passe et des pires... Le moindre n'étant pas qu'en l'absence de vaccins, toute maladie pouvait avoir des conséquences dramatiques. Ainsi, Mary (la sœur ainée au centre avec Laura à sa gauche et Carrie à sa droite) devient aveugle après avoir contracté la scarlatine et Almanzo, son mari, devint partiellement paralysé après avoir été atteint de diphtérie.

La famille affronte courageusement de multiples dangers : pluies verglaçantes, grêles, feux de prairie j'en passe et des pires... Le moindre n'étant pas qu'en l'absence de vaccins, toute maladie pouvait avoir des conséquences dramatiques. Ainsi, Mary (la sœur ainée au centre avec Laura à sa gauche et Carrie à sa droite) devient aveugle après avoir contracté la scarlatine et Almanzo, son mari, devint partiellement paralysé après avoir été atteint de diphtérie.

A l'époque, on est contraint de tout faire soi-même : Pa construira plusieurs maisons de ce type (log cabin), chassera pour nourrir sa famille, cultivera... Ma, de son côté, sera capable de cuisiner, faire des conserves, coudre des habits pour tous et saura faire des chapeaux pour protéger du soleil.

A l'époque, on est contraint de tout faire soi-même : Pa construira plusieurs maisons de ce type (log cabin), chassera pour nourrir sa famille, cultivera... Ma, de son côté, sera capable de cuisiner, faire des conserves, coudre des habits pour tous et saura faire des chapeaux pour protéger du soleil.

Du Wisconsin pour s'établir au Kansas, la famille voyage pendant des semaines. Moins d'un an se passe avant qu'elle ne soit obligée de retourner d'où elle vient, sa maison étant établie sur un territoire indien !

Du Wisconsin pour s'établir au Kansas, la famille voyage pendant des semaines. Moins d'un an se passe avant qu'elle ne soit obligée de retourner d'où elle vient, sa maison étant établie sur un territoire indien !

Signalons au passage qu'un prix de littérature jeunesse qui portait le nom de Laura Ingalls a dû changer de nom, son œuvre ayant été jugée défavorable aux Indiens. Nul n'est parfait...

Sitôt installés, il n'y a pas de place pour le repos. Chacun doit apporter sa part à la survie de la famille et les enfants sont rapidement mis à contribution pour faire le beurre, coudre les quilts ou nettoyer la maison. Laura sera, entre autres, chargée d'approvisionner le foyer qui fonctionne en permanence.

Bien sûr, pas question d'internet pour se distraire : certains soirs, Pa sort son violon pour jouer quelques airs traditionnels. Il se peut que les loups l'accompagnent mais le chien et le fusil assurent la protection ! Le violon est conservé au musée de Walnut Grove (Minnesota) lieu de l'installation ci-dessous.

Bien sûr, pas question d'internet pour se distraire : certains soirs, Pa sort son violon pour jouer quelques airs traditionnels. Il se peut que les loups l'accompagnent mais le chien et le fusil assurent la protection ! Le violon est conservé au musée de Walnut Grove (Minnesota) lieu de l'installation ci-dessous.

La famille reprend la route pour le Minnesota où elle devra passer les premiers temps dans un abri creusé dans la  berge de la rivière. C'est là que les petites filles vont commencer d'aller à l'école.

La famille reprend la route pour le Minnesota où elle devra passer les premiers temps dans un abri creusé dans la berge de la rivière. C'est là que les petites filles vont commencer d'aller à l'école.

 Un jour, un nuage de sauterelles s'abat sur le champ de blé de la famille et détruit toutes les récoltes conduisant le père à s'exiler pour trouver du travail ailleurs. A son retour, la famille reprend la route pour se rendre dans l'Iowa pour y tenir un hôtel.

Après deux ans, la famille retourne à son ancienne place d'où le père s'exile pour aller occuper la place de gérant d’un magasin destiné aux travailleurs construisant la nouvelle ligne de chemin de fer. Laura et ses sœurs le rejoindront par le train quelques temps après. Toute une aventure ! La famille va passer là son premier hiver quasiment seule. Au printemps, l'arrivée de nouveaux occupants est telle qu'une ville voit le jour : De Smet.

Après deux ans, la famille retourne à son ancienne place d'où le père s'exile pour aller occuper la place de gérant d’un magasin destiné aux travailleurs construisant la nouvelle ligne de chemin de fer. Laura et ses sœurs le rejoindront par le train quelques temps après. Toute une aventure ! La famille va passer là son premier hiver quasiment seule. Au printemps, l'arrivée de nouveaux occupants est telle qu'une ville voit le jour : De Smet.

A l’âge de quinze ans, Laura devient institutrice dans une toute petite école : 5 élèves ! L'hiver est très froid et ce sera son futur mari (Almanzo Wilder) qui viendra chaque week-end pour la ramener à la maison. L'argent gagné servira à payer les études de Marie dans une université pour aveugles. Les photos ont été prises lors des journees "Heritage Days" de Carroll County. L'école est authentique et se rapproche des descriptions que Laura donne de la sienne.
A l’âge de quinze ans, Laura devient institutrice dans une toute petite école : 5 élèves ! L'hiver est très froid et ce sera son futur mari (Almanzo Wilder) qui viendra chaque week-end pour la ramener à la maison. L'argent gagné servira à payer les études de Marie dans une université pour aveugles. Les photos ont été prises lors des journees "Heritage Days" de Carroll County. L'école est authentique et se rapproche des descriptions que Laura donne de la sienne.
A l’âge de quinze ans, Laura devient institutrice dans une toute petite école : 5 élèves ! L'hiver est très froid et ce sera son futur mari (Almanzo Wilder) qui viendra chaque week-end pour la ramener à la maison. L'argent gagné servira à payer les études de Marie dans une université pour aveugles. Les photos ont été prises lors des journees "Heritage Days" de Carroll County. L'école est authentique et se rapproche des descriptions que Laura donne de la sienne.

A l’âge de quinze ans, Laura devient institutrice dans une toute petite école : 5 élèves ! L'hiver est très froid et ce sera son futur mari (Almanzo Wilder) qui viendra chaque week-end pour la ramener à la maison. L'argent gagné servira à payer les études de Marie dans une université pour aveugles. Les photos ont été prises lors des journees "Heritage Days" de Carroll County. L'école est authentique et se rapproche des descriptions que Laura donne de la sienne.

Après un an de mariage, Laura donne naissance à sa fille Rose. Le couple connait des difficultés : maladie, perte du second enfant, sècheresse, incendie de leur maison. Essayant de fuir ce mauvais sort, les jeunes gens partent en Floride mais le climat ne leur convenant pas, ils retournent à De Smet. Après avoir reçu une pomme du Missouri, ils décident de s'y implanter et y achètent une maison avec l'argent que Laura a économisé en cousant.

Là, le travail ne manque pas pour s'installer " abattage d'arbres, désempierrage, plantation d'un verger...

Là, le travail ne manque pas pour s'installer " abattage d'arbres, désempierrage, plantation d'un verger...

Les années passent et Rose devient une journaliste célèbre vivant à San Francisco. Laura lui rendra visite en 1915 et y visitera l'exposition universelle. Les illustrations (des publicités pour l'exposition universelle)  proviennent du Carroll Free Press de l'époque.
Les années passent et Rose devient une journaliste célèbre vivant à San Francisco. Laura lui rendra visite en 1915 et y visitera l'exposition universelle. Les illustrations (des publicités pour l'exposition universelle)  proviennent du Carroll Free Press de l'époque.

Les années passent et Rose devient une journaliste célèbre vivant à San Francisco. Laura lui rendra visite en 1915 et y visitera l'exposition universelle. Les illustrations (des publicités pour l'exposition universelle) proviennent du Carroll Free Press de l'époque.

A l’âge de 60 ans, Laura décide d'écrire les mémoires de son enfance spécialement pour les enfants pour qu'ils puissent connaitre la vie des pionniers. Ils l'apprécièrent tant qu'elle fut conduite à écrire aussi l'enfance de son mari dans l'état de New York. Pendant 11 ans, elle écrit une série qui sera connue sous le nom de "La petite maison". Elle devient alors un auteur réputée qui sera invitée dans les écoles, parlera à la radio ou dans des bibliothèques et recevra beaucoup de distinctions. Son activité s'arrête à 76 ans pour connaitre un moment de vie plus calme.

En 1949, Almanzo disparait à l’âge de 92 ans suivi par Laura en 1957 âgée de 90 ans.

En 1949, Almanzo disparait à l’âge de 92 ans suivi par Laura en 1957 âgée de 90 ans.

Cette présentation n'aurait pu être possible sans l'aide pertinente de Deirdre, bibliothécaire à Winterville. Qu'elle reçoive toute ma gratitude.

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1 avril 2019 1 01 /04 /avril /2019 13:29

La vie du blog

Plusieurs lecteurs m'ayant signalé des problèmes d’accès au blog, j'ai pris contact avec le fournisseur du service (Overblog). J'espère que nous pourrons voir des améliorations dans les prochains temps...

Actualités

 

En face de l'hôpital où se trouvait ma belle-mère se situe un immense champ...

En face de l'hôpital où se trouvait ma belle-mère se situe un immense champ...

... En cette fin décembre, le coton venait juste d'être récolté. Chaque balle mesure (mon estimation) environ 50 m3. Il y en avait ainsi 25 alignées et prêtes au départ.
... En cette fin décembre, le coton venait juste d'être récolté. Chaque balle mesure (mon estimation) environ 50 m3. Il y en avait ainsi 25 alignées et prêtes au départ.
... En cette fin décembre, le coton venait juste d'être récolté. Chaque balle mesure (mon estimation) environ 50 m3. Il y en avait ainsi 25 alignées et prêtes au départ.
... En cette fin décembre, le coton venait juste d'être récolté. Chaque balle mesure (mon estimation) environ 50 m3. Il y en avait ainsi 25 alignées et prêtes au départ.

... En cette fin décembre, le coton venait juste d'être récolté. Chaque balle mesure (mon estimation) environ 50 m3. Il y en avait ainsi 25 alignées et prêtes au départ.

Noël 2018 : comme d'habitude le pire côtoie le meilleur ! Pour ma part, j'ai bien aimé l'habillement de cette dame.
Noël 2018 : comme d'habitude le pire côtoie le meilleur ! Pour ma part, j'ai bien aimé l'habillement de cette dame.

Noël 2018 : comme d'habitude le pire côtoie le meilleur ! Pour ma part, j'ai bien aimé l'habillement de cette dame.

Je continue à assurer le ramassage du pain pour Food Bank. Chaque vendredi matin, je me rends dans deux endroits (dont Athens Bagels sur la photo) où l'on me délivre des sacs remplis de pain. La récolté terminée, je me rends à la banque alimentaire où le chargement est pesé, les chiffres scrupuleusement notés. L'ensemble de la cargaison est ensuite menée à la salle d'accueil des dons pour être trié. Des volontaires sont alors chargés de replacer les différentes pièces dans des sacs plastique qui sont immédiatement distribués dans les lieux correspondant aux différents programmes. Chaque chargement pèse en moyenne entre 50 et 100 Kg. Les autres jours de la semaine, d'autres collecteurs effectuent la même tâche.
Je continue à assurer le ramassage du pain pour Food Bank. Chaque vendredi matin, je me rends dans deux endroits (dont Athens Bagels sur la photo) où l'on me délivre des sacs remplis de pain. La récolté terminée, je me rends à la banque alimentaire où le chargement est pesé, les chiffres scrupuleusement notés. L'ensemble de la cargaison est ensuite menée à la salle d'accueil des dons pour être trié. Des volontaires sont alors chargés de replacer les différentes pièces dans des sacs plastique qui sont immédiatement distribués dans les lieux correspondant aux différents programmes. Chaque chargement pèse en moyenne entre 50 et 100 Kg. Les autres jours de la semaine, d'autres collecteurs effectuent la même tâche.

Je continue à assurer le ramassage du pain pour Food Bank. Chaque vendredi matin, je me rends dans deux endroits (dont Athens Bagels sur la photo) où l'on me délivre des sacs remplis de pain. La récolté terminée, je me rends à la banque alimentaire où le chargement est pesé, les chiffres scrupuleusement notés. L'ensemble de la cargaison est ensuite menée à la salle d'accueil des dons pour être trié. Des volontaires sont alors chargés de replacer les différentes pièces dans des sacs plastique qui sont immédiatement distribués dans les lieux correspondant aux différents programmes. Chaque chargement pèse en moyenne entre 50 et 100 Kg. Les autres jours de la semaine, d'autres collecteurs effectuent la même tâche.

Les employés du comté ont allongé le trottoir le long de la route passant devant chez nous. Lorsque je fais du vélo, je n'ai plus désormais qu’à rouler une centaine de mètres sur la route pour le rejoindre.
Les employés du comté ont allongé le trottoir le long de la route passant devant chez nous. Lorsque je fais du vélo, je n'ai plus désormais qu’à rouler une centaine de mètres sur la route pour le rejoindre.

Les employés du comté ont allongé le trottoir le long de la route passant devant chez nous. Lorsque je fais du vélo, je n'ai plus désormais qu’à rouler une centaine de mètres sur la route pour le rejoindre.

Ce matin-là, lorsque je le parcourais pour rejoindre l'école de Cessany (un peu plus d'un kilomètre), le fossé qui le longe était glacé. C'est un phénomène rare par ici (quelques fois par an) et qui de toute façon, ne dure pas...
Ce matin-là, lorsque je le parcourais pour rejoindre l'école de Cessany (un peu plus d'un kilomètre), le fossé qui le longe était glacé. C'est un phénomène rare par ici (quelques fois par an) et qui de toute façon, ne dure pas...

Ce matin-là, lorsque je le parcourais pour rejoindre l'école de Cessany (un peu plus d'un kilomètre), le fossé qui le longe était glacé. C'est un phénomène rare par ici (quelques fois par an) et qui de toute façon, ne dure pas...

Il y avait un joli rassemblement devant la bibliothèque de Winterville en ce samedi de février pour assister à sa réouverture après transformation. En effet, celle-ci, au départ une simple maison particulière, n'était plus adaptée aux besoins. Deux exemples : une rampe pour personnes à mobilité réduite a été construite et deux boites pour rendre livres et DVD, lorsqu’elle est fermée, sont maintenant à disposition.
Il y avait un joli rassemblement devant la bibliothèque de Winterville en ce samedi de février pour assister à sa réouverture après transformation. En effet, celle-ci, au départ une simple maison particulière, n'était plus adaptée aux besoins. Deux exemples : une rampe pour personnes à mobilité réduite a été construite et deux boites pour rendre livres et DVD, lorsqu’elle est fermée, sont maintenant à disposition.
Il y avait un joli rassemblement devant la bibliothèque de Winterville en ce samedi de février pour assister à sa réouverture après transformation. En effet, celle-ci, au départ une simple maison particulière, n'était plus adaptée aux besoins. Deux exemples : une rampe pour personnes à mobilité réduite a été construite et deux boites pour rendre livres et DVD, lorsqu’elle est fermée, sont maintenant à disposition.
Il y avait un joli rassemblement devant la bibliothèque de Winterville en ce samedi de février pour assister à sa réouverture après transformation. En effet, celle-ci, au départ une simple maison particulière, n'était plus adaptée aux besoins. Deux exemples : une rampe pour personnes à mobilité réduite a été construite et deux boites pour rendre livres et DVD, lorsqu’elle est fermée, sont maintenant à disposition.

Il y avait un joli rassemblement devant la bibliothèque de Winterville en ce samedi de février pour assister à sa réouverture après transformation. En effet, celle-ci, au départ une simple maison particulière, n'était plus adaptée aux besoins. Deux exemples : une rampe pour personnes à mobilité réduite a été construite et deux boites pour rendre livres et DVD, lorsqu’elle est fermée, sont maintenant à disposition.

L'intérieur est bien éclairé, les utilisateurs d'ordinateurs disposent d'un espace séparé des lecteurs. Bien sûr, comme dans n'importe quelle inauguration un buffet buvette attendait le visiteur.
L'intérieur est bien éclairé, les utilisateurs d'ordinateurs disposent d'un espace séparé des lecteurs. Bien sûr, comme dans n'importe quelle inauguration un buffet buvette attendait le visiteur.
L'intérieur est bien éclairé, les utilisateurs d'ordinateurs disposent d'un espace séparé des lecteurs. Bien sûr, comme dans n'importe quelle inauguration un buffet buvette attendait le visiteur.

L'intérieur est bien éclairé, les utilisateurs d'ordinateurs disposent d'un espace séparé des lecteurs. Bien sûr, comme dans n'importe quelle inauguration un buffet buvette attendait le visiteur.

Comme nous étions à quelques jours de la Saint Valentin, la bibliothécaire m'avait invité à chanter et dire des poèmes en français dédiés à l'amour. J'étais accompagné de Phil (à ma droite et John). Une cinquantaine de personnes assistaient à l'évènement et ont, semble-t-il, apprécié.
Comme nous étions à quelques jours de la Saint Valentin, la bibliothécaire m'avait invité à chanter et dire des poèmes en français dédiés à l'amour. J'étais accompagné de Phil (à ma droite et John). Une cinquantaine de personnes assistaient à l'évènement et ont, semble-t-il, apprécié.

Comme nous étions à quelques jours de la Saint Valentin, la bibliothécaire m'avait invité à chanter et dire des poèmes en français dédiés à l'amour. J'étais accompagné de Phil (à ma droite et John). Une cinquantaine de personnes assistaient à l'évènement et ont, semble-t-il, apprécié.

NB : avant de tomber sous la guillotine des puristes, je tiens à indiquer que le tambourin à cordes est l'œuvre d'un ami américain qui ignore tout de la symbolique de  la fleur de lys pour les Français... Ici, celle-ci n'est vue que comme un élément de décoration.

Coups de gueule

Concernant la vente d'objets parfaitement inutiles sous prétexte d'art urbain. Nous avions déjà été touchés par cette horreur à Carrollton où, là-bas, c’était le loup qui servait de prétexte à barbouillage. En Athens, c’est le bouledogue. Les deux sont les mascottes des équipes locales de football. Bof…

 

Concernant la vente d'objets parfaitement inutiles sous prétexte d'art urbain. Nous avions déjà été touchés par cette horreur à Carrollton où, là-bas, c’était le loup qui servait de prétexte à barbouillage. En Athens, c’est le bouledogue. Les deux sont les mascottes des équipes locales de football. Bof…
Concernant la vente d'objets parfaitement inutiles sous prétexte d'art urbain. Nous avions déjà été touchés par cette horreur à Carrollton où, là-bas, c’était le loup qui servait de prétexte à barbouillage. En Athens, c’est le bouledogue. Les deux sont les mascottes des équipes locales de football. Bof…

Concernant la vente d'objets parfaitement inutiles sous prétexte d'art urbain. Nous avions déjà été touchés par cette horreur à Carrollton où, là-bas, c’était le loup qui servait de prétexte à barbouillage. En Athens, c’est le bouledogue. Les deux sont les mascottes des équipes locales de football. Bof…

L'emploi du film plastique entourant tout et n'importe quoi attire mon ire également ! Pour limiter les dégâts, nous collectons systématiquement tout le plastique et l'apportons au magasin Publix qui le recycle. Par ailleurs, nous avons acheté des sacs tissus réutilisables afin de ne pas revenir du supermarché avec une dizaine de sacs plastique. Nous procédons de même pour les barquettes en polystyrène. Nous allons aussi au marché paysan pour acheter les fruits et légumes en vrac. Paradoxe : dans un milieu qui se veut bio, écolo, on nous propose invariablement des sacs plastique ! Les achats sur Internet sont monnaie courante ici et nous assistons à un déferlement de paquets surdimensionnés comme ici où une très grande enveloppe a servi pour apporter… une boite.
L'emploi du film plastique entourant tout et n'importe quoi attire mon ire également ! Pour limiter les dégâts, nous collectons systématiquement tout le plastique et l'apportons au magasin Publix qui le recycle. Par ailleurs, nous avons acheté des sacs tissus réutilisables afin de ne pas revenir du supermarché avec une dizaine de sacs plastique. Nous procédons de même pour les barquettes en polystyrène. Nous allons aussi au marché paysan pour acheter les fruits et légumes en vrac. Paradoxe : dans un milieu qui se veut bio, écolo, on nous propose invariablement des sacs plastique ! Les achats sur Internet sont monnaie courante ici et nous assistons à un déferlement de paquets surdimensionnés comme ici où une très grande enveloppe a servi pour apporter… une boite.
L'emploi du film plastique entourant tout et n'importe quoi attire mon ire également ! Pour limiter les dégâts, nous collectons systématiquement tout le plastique et l'apportons au magasin Publix qui le recycle. Par ailleurs, nous avons acheté des sacs tissus réutilisables afin de ne pas revenir du supermarché avec une dizaine de sacs plastique. Nous procédons de même pour les barquettes en polystyrène. Nous allons aussi au marché paysan pour acheter les fruits et légumes en vrac. Paradoxe : dans un milieu qui se veut bio, écolo, on nous propose invariablement des sacs plastique ! Les achats sur Internet sont monnaie courante ici et nous assistons à un déferlement de paquets surdimensionnés comme ici où une très grande enveloppe a servi pour apporter… une boite.
L'emploi du film plastique entourant tout et n'importe quoi attire mon ire également ! Pour limiter les dégâts, nous collectons systématiquement tout le plastique et l'apportons au magasin Publix qui le recycle. Par ailleurs, nous avons acheté des sacs tissus réutilisables afin de ne pas revenir du supermarché avec une dizaine de sacs plastique. Nous procédons de même pour les barquettes en polystyrène. Nous allons aussi au marché paysan pour acheter les fruits et légumes en vrac. Paradoxe : dans un milieu qui se veut bio, écolo, on nous propose invariablement des sacs plastique ! Les achats sur Internet sont monnaie courante ici et nous assistons à un déferlement de paquets surdimensionnés comme ici où une très grande enveloppe a servi pour apporter… une boite.

L'emploi du film plastique entourant tout et n'importe quoi attire mon ire également ! Pour limiter les dégâts, nous collectons systématiquement tout le plastique et l'apportons au magasin Publix qui le recycle. Par ailleurs, nous avons acheté des sacs tissus réutilisables afin de ne pas revenir du supermarché avec une dizaine de sacs plastique. Nous procédons de même pour les barquettes en polystyrène. Nous allons aussi au marché paysan pour acheter les fruits et légumes en vrac. Paradoxe : dans un milieu qui se veut bio, écolo, on nous propose invariablement des sacs plastique ! Les achats sur Internet sont monnaie courante ici et nous assistons à un déferlement de paquets surdimensionnés comme ici où une très grande enveloppe a servi pour apporter… une boite.

Humour

"Quand j'étais petit, ma mère m'envoyait au magasin du coin avec 1 dollar et je revenais avec 5 pommes de terre, 2 miches de pain, 3 bouteilles de lait, un morceau de fromage, une boite de thé et 6 œufs. C'est impossible maintenant : trop de vidéo surveillance... " Merci à Kurt, mon fournisseur !

"Quand j'étais petit, ma mère m'envoyait au magasin du coin avec 1 dollar et je revenais avec 5 pommes de terre, 2 miches de pain, 3 bouteilles de lait, un morceau de fromage, une boite de thé et 6 œufs. C'est impossible maintenant : trop de vidéo surveillance... " Merci à Kurt, mon fournisseur !

Le New York Time nous explique que l'on vient de découvrir qu'un garde-frontière avec le Mexique vient d'être jugé pour avoir exercé son travail pendant 6 années ... sans papiers. Compte tenu de l’ambiance actuelle, moi, ça me met en joie...
Le New York Time nous explique que l'on vient de découvrir qu'un garde-frontière avec le Mexique vient d'être jugé pour avoir exercé son travail pendant 6 années ... sans papiers. Compte tenu de l’ambiance actuelle, moi, ça me met en joie...

Le New York Time nous explique que l'on vient de découvrir qu'un garde-frontière avec le Mexique vient d'être jugé pour avoir exercé son travail pendant 6 années ... sans papiers. Compte tenu de l’ambiance actuelle, moi, ça me met en joie...

Dans le rétro

Si l'on peut déplorer la propension des Américains à détruire certaines traces de leur passé, il faut bien convenir que beaucoup de personnes, à titre individuel, en sont friandes. D'où de belles rencontres comme ici dans un BBQ ou au restaurant Cracker Barrel.

En France, je n'avais jamais vu ce type de machine à laver avec l'essoreuse au-dessus. Je viens de mettre à jour mes connaissances et les vôtres aussi peut-être !
En France, je n'avais jamais vu ce type de machine à laver avec l'essoreuse au-dessus. Je viens de mettre à jour mes connaissances et les vôtres aussi peut-être !

En France, je n'avais jamais vu ce type de machine à laver avec l'essoreuse au-dessus. Je viens de mettre à jour mes connaissances et les vôtres aussi peut-être !

La tirelire, la caisse enregistreuse et la radio de ce genre, je suppose que la plus grande partie d'entre nous les a connues...
La tirelire, la caisse enregistreuse et la radio de ce genre, je suppose que la plus grande partie d'entre nous les a connues...
La tirelire, la caisse enregistreuse et la radio de ce genre, je suppose que la plus grande partie d'entre nous les a connues...

La tirelire, la caisse enregistreuse et la radio de ce genre, je suppose que la plus grande partie d'entre nous les a connues...

A part dans nos musées ruraux, je n'ai jamais vu ce style de baratte en service, vous peut-être...

A part dans nos musées ruraux, je n'ai jamais vu ce style de baratte en service, vous peut-être...

On n'arrête pas le progrès

 

J'avais pointé cette innovation depuis un certain temps mais oublié de vous en parler : certains restaurants mettent dans les toilettes des hommes ces emplacements pour changer les bébés. Ce service est signalé sur la porte d'entrée. Photos prises au restaurant Cracker Barrel.
J'avais pointé cette innovation depuis un certain temps mais oublié de vous en parler : certains restaurants mettent dans les toilettes des hommes ces emplacements pour changer les bébés. Ce service est signalé sur la porte d'entrée. Photos prises au restaurant Cracker Barrel.

J'avais pointé cette innovation depuis un certain temps mais oublié de vous en parler : certains restaurants mettent dans les toilettes des hommes ces emplacements pour changer les bébés. Ce service est signalé sur la porte d'entrée. Photos prises au restaurant Cracker Barrel.

Le magasin Publix met à disposition de ses clients un convertisseur de monnaie : les pièces sont comptées par l'appareil et le montant vous est remis en billets. Moyennant un petit pourcentage au passage : on est aux USA quand même !

Le magasin Publix met à disposition de ses clients un convertisseur de monnaie : les pièces sont comptées par l'appareil et le montant vous est remis en billets. Moyennant un petit pourcentage au passage : on est aux USA quand même !

Publix toujours : depuis peu, les employés mâles barbus portent ce magnifique filet qui leur donne tous une tête de djihadiste. Renseignement pris, Sean, le porteur ici présent ne voit aucun inconvénient à ce nouvel attirail vestimentaire. Idem pour ses collègues d'après lui mais certains ont quand même besoin d'un rappel...

Publix toujours : depuis peu, les employés mâles barbus portent ce magnifique filet qui leur donne tous une tête de djihadiste. Renseignement pris, Sean, le porteur ici présent ne voit aucun inconvénient à ce nouvel attirail vestimentaire. Idem pour ses collègues d'après lui mais certains ont quand même besoin d'un rappel...

A bientôt pour le numéro 81 de cette fantastique Newsletter !

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18 mars 2019 1 18 /03 /mars /2019 13:52

3ème partie et suite de l'article sur le même sujet

La lecture du Carroll Free Press (un des journaux du comté de l'époque) nous a apporté de nombreux noms :

- soit au travers de lettres de soldats : plus de 200  au total qui mériteraient un traitement pour elles seules ;

 

- soit au travers de nombreuses listes faisant état des nouveaux conscrits, des engagés, des soldats partant en camp comme ci-dessus où nous apprenons qu'une dizaine de soldats noirs a été envoyée au Camp Gordon le 19 juin 1918.

- soit au travers de nombreuses listes faisant état des nouveaux conscrits, des engagés, des soldats partant en camp comme ci-dessus où nous apprenons qu'une dizaine de soldats noirs a été envoyée au Camp Gordon le 19 juin 1918.

- soit au travers d'articles informant de la promotion d'un soldat, d'une blessure ou d'une disparition… Ci-dessus, nous apprenons que le soldat Joe Holmes a été légèrement blessé le 27 octobre 1918.

- soit au travers d'articles informant de la promotion d'un soldat, d'une blessure ou d'une disparition… Ci-dessus, nous apprenons que le soldat Joe Holmes a été légèrement blessé le 27 octobre 1918.

Pour chaque cas, les mêmes recherches d'identification ont été effectuées...

Au fil du temps, nous avons pu bâtir une base de données regroupant environ 2000 noms qui, après sélections par comtés, établissait à environ 1250 les garçons de Carroll County ayant participé peu ou prou à la guerre (50% sont en effet restés sur le sol américain).

Comme nous nous y étions engagés lors de notre première rencontre avec les vétérans du comté, l'ensemble des données recueillies leur a été transmises. Forts de celles-ci, ils ont pu faire leur propre web site que chaque personne peut consulter pour connaitre le parcours d'un parent durant ce conflit.

Malgré les précautions prises par les autorités civiles et militaires, les soldats en camp devaient être affectés à l'automne 1918 par une épidémie de grippe dont beaucoup ne se relevèrent pas.

Malgré les précautions prises par les autorités civiles et militaires, les soldats en camp devaient être affectés à l'automne 1918 par une épidémie de grippe dont beaucoup ne se relevèrent pas.

Sur les premiers 22 noms relevés au Memorial Park, seuls 7 sont morts au combat, 1 dans le naufrage de l'Otranto (voir un précèdent article ), 2 de mort inconnue et tous les autres de différentes maladies.

De sources diverses, nous avons pu identifier 20 soldats de plus décédés pendant le conflit. Seuls 4 ont été tués au combat ou de suite de blessures. Nous ne connaissons pas les raisons de la mort pour 2 d'entre eux. Tous les autres ont succombé à différentes maladies. 

Cas particuliers

Certains garçons appelés sous les drapeaux étant à l'université, ils furent autorisés grâce au Student Army Training Corps (SATC) à y rester tant à la fois pour s'entrainer militairement que pour continuer leurs études. Nous en avons trouvés plus d'une trentaine en provenance du comté de Carroll.

 

Parmi eux, John Franklin Reid de Bowdon Junction entra à l'université de Géorgie (Athens) en 1918. Il devint lieutenant et acquit un diplôme agricole.

Parmi eux, John Franklin Reid de Bowdon Junction entra à l'université de Géorgie (Athens) en 1918. Il devint lieutenant et acquit un diplôme agricole.

Extrait d'un livre consacré à l'université de Géorgie transmis par le doyen de la faculté d'histoire de l'Université de West Georgia (Carrollton) ;

"La première guerre mondiale a occasionné plusieurs changements pour l'école. Durant le conflit et pendant un certain temps après, Georgia Tech a accueilli une école pour des aviateurs, pour des officiers de ravitaillement et des techniciens de l'armée. Elle ouvrit aussi un Corps de réserve pour les officiers, le premier aux USA et devenu permanent par la suite. De son côté, le gouvernement demanda et finança l'ouverture d'une école pour automobile pour les officiers, un programme de réhabilitation pour les soldats handicapés et une faculté de géologie. "

Si un très grand nombre d'appelés étaient versés dans l'infanterie ou l'artillerie, plus de 80 garçons du comté allaient s'engager  au bureau de recrutement de la marine situé en Atlanta.

Si un très grand nombre d'appelés étaient versés dans l'infanterie ou l'artillerie, plus de 80 garçons du comté allaient s'engager au bureau de recrutement de la marine situé en Atlanta.

L'aviation militaire n'en étant qu'à ses débuts, nous ne nous étonnerons pas de ne retrouver qu'une dizaine de soldats du comté dans cette arme.

L'aviation militaire n'en étant qu'à ses débuts, nous ne nous étonnerons pas de ne retrouver qu'une dizaine de soldats du comté dans cette arme.

Près d’Americus (Géorgie), des soldats posent devant l’un des 150 avions entreposés dans 16 hangars de l’aérodrome de Southern Field. Celui-ci joua un rôle essentiel pour mettre les 2000 pilotes  au niveau des besoins aériens des alliés.

Près d’Americus (Géorgie), des soldats posent devant l’un des 150 avions entreposés dans 16 hangars de l’aérodrome de Southern Field. Celui-ci joua un rôle essentiel pour mettre les 2000 pilotes au niveau des besoins aériens des alliés.

Les camps

Répartis sur tout le territoire, les camps de l’armée accueillaient les nouveaux conscrits pour leur donner une formation militaire. Ceux de Carroll furent envoyés dans une cinquantaine d’entre eux.

Deux exemples : au Camp Gordon (près d’Atlanta), ils se mêlèrent aux 40.000 autres logés dans de nouveaux bâtiments en bois. Ce camp accueillait aussi un hôpital de campagne qui devait être transféré à Blois en 1918.

Deux exemples : au Camp Gordon (près d’Atlanta), ils se mêlèrent aux 40.000 autres logés dans de nouveaux bâtiments en bois. Ce camp accueillait aussi un hôpital de campagne qui devait être transféré à Blois en 1918.

Le Camp Hancock (près d’Augusta) était plutôt dédié à la formation des mitrailleurs et des ravitailleurs.

Le Camp Hancock (près d’Augusta) était plutôt dédié à la formation des mitrailleurs et des ravitailleurs.

Camp Gordon était le siège de la 82éme Division et Camp Hancock le Quartier Général de la 28éme Division d’Infanterie. Les deux jouèrent un rôle important dans l’Offensive de Meuse –Argonne conduisant la guerre à sa fin.

Le comté de Carroll s’est vu très directement impliqué puisqu’au moins un de ses représentants était présent dans les principaux combats menés par les USA.

Le comté de Carroll s’est vu très directement impliqué puisqu’au moins un de ses représentants était présent dans les principaux combats menés par les USA.

Pour mémoire Saint Mihiel, Meuse-Argonne, Château-Thierry, Cantigny, Forêt d’Argonne, Bois de Belleau.

La lecture des états de service fait apparaitre qu’au moins 25 soldats du comté sont passés devant une commission spéciale (SCD) chargée d’établir leur taux de handicap suite à des blessures contractées pendant le service. John Woolsey Snead, gravement blessé lors de l’offensive de Meuse-Argonne, s’est vu octroyé 15% d’invalidité.

La lecture des états de service fait apparaitre qu’au moins 25 soldats du comté sont passés devant une commission spéciale (SCD) chargée d’établir leur taux de handicap suite à des blessures contractées pendant le service. John Woolsey Snead, gravement blessé lors de l’offensive de Meuse-Argonne, s’est vu octroyé 15% d’invalidité.

Pour les lecteurs intéressés, nous tenons à disposition une de ses lettres informant sa famille de sa blessure...

Remerciements :

Au terme de ce travail de recherche, il convient de remercier :

-	Marian Chriswell qui fut pendant toutes ces années ma partenaire et qui par sa connaissance à la fois du terrain et des us et coutumes américains a été une aide inestimable ;

- Marian Chriswell qui fut pendant toutes ces années ma partenaire et qui par sa connaissance à la fois du terrain et des us et coutumes américains a été une aide inestimable ;

- John Prechtel, libraire à l’Université de Géorgie pour avoir conduit une recherche sur les étudiants soldats de Carroll ;

-	Les anciens combattants du comté de Carroll  avec à leur tête, Donald Levans (ci-dessus) qui m’ont ouvert de nombreuses portes et mis à disposition toutes leurs recherches précédentes sur le sujet ;

- Les anciens combattants du comté de Carroll avec à leur tête, Donald Levans (ci-dessus) qui m’ont ouvert de nombreuses portes et mis à disposition toutes leurs recherches précédentes sur le sujet ;

-      La commission du centenaire de Géorgie pour la Grande Guerre qui a partagé ses recherches en cours et son iconographie ;

-      La bibliothèque de Carrollton photo qui a mis à notre disposition ses archives et a accueilli nos recherches, présentations et expositions ;

-      La population du comté de Carroll qui dès le départ a manifesté son intérêt allant pour certains jusqu’à nous transmettre des documents familiaux sur le sujet.

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12 février 2019 2 12 /02 /février /2019 14:16

Article précèdent : voir le lien ci-dessous

Un autre moyen de retrouver les soldats du comte est d'en parcourir les cimetieres. Un autre moyen de retrouver les soldats du comte est d'en parcourir les cimetieres. Un autre moyen de retrouver les soldats du comte est d'en parcourir les cimetieres.
Un autre moyen de retrouver les soldats du comte est d'en parcourir les cimetieres. Un autre moyen de retrouver les soldats du comte est d'en parcourir les cimetieres.

Un autre moyen de retrouver les soldats du comte est d'en parcourir les cimetieres.

Ce n’était pas une mince affaire car ici, presque chaque église a son propre cimetière et des églises, il y en a beaucoup ! Apres avoir ajouté les cimetières publics de chaque commune, comptons qu’une cinquantaine a reçu notre visite…
Ce n’était pas une mince affaire car ici, presque chaque église a son propre cimetière et des églises, il y en a beaucoup ! Apres avoir ajouté les cimetières publics de chaque commune, comptons qu’une cinquantaine a reçu notre visite…
Ce n’était pas une mince affaire car ici, presque chaque église a son propre cimetière et des églises, il y en a beaucoup ! Apres avoir ajouté les cimetières publics de chaque commune, comptons qu’une cinquantaine a reçu notre visite…

Ce n’était pas une mince affaire car ici, presque chaque église a son propre cimetière et des églises, il y en a beaucoup ! Apres avoir ajouté les cimetières publics de chaque commune, comptons qu’une cinquantaine a reçu notre visite…

La famille de Charles Adamson a érigé une pierre tombale témoignant de sa participation au conflit. Plus de 200 noms seront ainsi ajoutés à notre liste de données.

La famille de Charles Adamson a érigé une pierre tombale témoignant de sa participation au conflit. Plus de 200 noms seront ainsi ajoutés à notre liste de données.

Faute d’avoir trouvé ses états de service, c'est un article du Carroll Free Press de décembre 1918 qui nous donne des renseignements : ce lieutenant quitta son affaire au Panama pour s’engager dans le gaz.

Faute d’avoir trouvé ses états de service, c'est un article du Carroll Free Press de décembre 1918 qui nous donne des renseignements : ce lieutenant quitta son affaire au Panama pour s’engager dans le gaz.

Une plaque commémorative est offerte par l’armée aux familles qui en font la demande. Nous en avons ainsi retrouvé environ 80. Il nous faudra toutefois nous assurer que le soldat Hal Douglas Merrell est bien du comté.
Une plaque commémorative est offerte par l’armée aux familles qui en font la demande. Nous en avons ainsi retrouvé environ 80. Il nous faudra toutefois nous assurer que le soldat Hal Douglas Merrell est bien du comté.

Une plaque commémorative est offerte par l’armée aux familles qui en font la demande. Nous en avons ainsi retrouvé environ 80. Il nous faudra toutefois nous assurer que le soldat Hal Douglas Merrell est bien du comté.

Confirmation donnée par ses états de service qui nous apprennent qu’Hal Douglas Merrell habite Carrollton.

Confirmation donnée par ses états de service qui nous apprennent qu’Hal Douglas Merrell habite Carrollton.

A suivre

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