Vivant aux USA et désirant répondre aux questions des amis et parents, j`ai créé ce blog. C`est une vue partielle (c`est tellement grand !) et partiale (ce n`est que mon histoire !) de ce qui je vis au jour le jour...
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Exclusif ! Tintin revient en Amérique pour les lecteurs d'Américano !
Nous l'avons rencontré à sa descente d'avion à l'aéroport d’Atlanta, le plus grand du monde. Dialogue :
Américano : Parmi les lectures de mon enfance, tu as été l'une des plus marquantes car je pouvais m'identifier à toi. Tu sais que nous avons été boy-scouts tous les deux ! Mais qui aurait dit qu'un jour, moi aussi, je franchirais l'Atlantique ! Alors, quoi de neuf, mon vieux Tintin ?
Tintin : Hergé, à 24 ans, a commencé de publier le récit, en noir et blanc, de ma troisième aventure en 1931, sous forme de feuilleton dans le journal belge « Le Petit Vingtième ». L'album est apparu en 1932 et la version couleur seulement en 1946.
Quand je suis arrivé, c'était le temps de la prohibition et Chicago était entièrement sous la coupe d'Al Capone. L'Amérique était en proie à une terrible crise économique.
Américano : Depuis on l'a appelée la "Grande Dépression". Sais-tu, que de nos jours, nous revivons une crise très semblable ?
Américano : Magasins fermés, parkings vides, l'image est fréquente dans ma ville...
Tintin : Al Capone est le personnage assis sur la deuxième vignette de la première page. Il m'a donné du fil à retordre !
Tintin : J'ai eu droit à tout l'échantillon des méthodes mafieuses comme ici où, d'entrée, je suis enlevé !
Tintin : Tous ces voyous dangereux évoluaient dans les armes, l'alcool, les jeux. Malheureusement, je crois que l'institution de la Prohibition a largement contribué au développement de ces activités souterraines.
Americano : Peu à peu, les états s'en sont débarrassés mais il n'en reste pas moins des comtés "secs". A Carrollton, je ne peux toujours pas acheter d'alcool le dimanche... et ce n'est que depuis peu qu'il est en vente libre les autres jours.
Américano : Pour l'instant, dans les magasins ordinaires, seuls sont vendus bières et vins. Pour les autres, il faut aller dans un magasin spécialisé : le liquor store. A la sortie, votre achat sera emballé dans un sac... Quelle tartufferie !
Americano : Si tu as un bon ami, tu peux te procurer de la "moon shine" : c'est ainsi qu'on appelle l'alcool artisanal fait dans des lieux secrets à la nuit tombée... Je ne t'en dirai pas plus !
Américano : Aujourd'hui, si la prohibition n'existe (presque) plus, c'est largement la drogue qui l'a remplacée avec son cortège de trafics et de règlements de compte.
Tintin : On appelle ça : "Faire toujours plus de la même chose" !
Américano : Tu as raison mon vieux Tintin mais ma parole, tu as lu Watzlawick !
Tintin : Oui comme Hergé qui se documentait avant de réaliser ses albums. Par exemple, c'était ce side-car que la police new-yorkais utilisait à la même époque.
Américano : De nos jours, nous ne rencontrons jamais ce moyen de transport pour la police : la voiture est utilisée très majoritairement. Une par policier. En ville, il nous arrive de croiser la patrouille cycliste. Les motards existent mais sont assez rares. Les autres véhicules sont des moyens spécialisés, pour la police scientifique par exemple.
Américano : Si tu veux acheter un journal qui relate ta venue, n'attends pas le vendeur de journaux à la criée : il a disparu. La presse reste présente dans la rue : on trouve ce genre de distributeur un peu partout : sur les trottoirs, dans ou devant les magasins. En revanche, il n'existe pratiquement pas de "maison de la presse".
Tintin : Tu vois, on n'a pas hésité à employer les grands moyens pour m'éliminer !
Depuis la Première Guerre Mondiale, on connaissait le danger des attaques au gaz...
Américano : Hélas, l'actualité récente s'est faite l'écho de leur emploi en Syrie ou règne la guerre civile. Les grandes puissances s'interrogent sur la nécessité d'intervenir. Malgré tout, tous les Américains que j'ai pu interviewer sont opposés à une intervention de leur pays en Syrie. Deux arguments principaux :
"Pourquoi les USA devraient-ils être les gendarmes du monde ?
Nous ne voulons pas rééditer l'expérience de l'expédition en Irak !"
Ont-ils complètement tort ?
Tintin : Décidément, je me suis encore fait avoir ! Ces bandits étaient très rusés...
Américano : Rien à voir avec ton aventure mais sais-tu que les Américains sont de grands spécialistes des sigles (acronyms) en tous genres ? Tiens, pour t'entrainer à survivre, saurais-tu me dire la signification de :
DUI ? ATM ? BLT ? ASAP ? AAAAA ?
La lecture des journaux est rendue impossible par l'emploi de tous ces sigles...
Je vais pouvoir enfin prendre ma revanche ! Quand j’étais petit, je lisais chaque semaine ton magazine « Tintin » dans lequel figurait une page de ton prochain album. Pour garder tes lecteurs, chaque dernière vignette était une interrogation. La réponse était bien sûr dans le numéro suivant. Tu avais fait tienne l’idée de marketing ! Alors à mon tour de te faire attendre la semaine prochaine pour que tu connaisses les réponses !
A bientôt Tintin !
* Paraissant chaque jeudi, Le Journal de Tintin était sous-titré « Le journal des jeunes de 7 à 77 ans »…