Vivant aux USA et désirant répondre aux questions des amis et parents, j`ai créé ce blog. C`est une vue partielle (c`est tellement grand !) et partiale (ce n`est que mon histoire !) de ce qui je vis au jour le jour...
Américano : Alors, fidèle au poste, comme tous les jeudis mon vieux Tintin !
Tintin : Question d’habitude ! L'aventure du magazine a quand même duré 45 ans à partir de 1948 ! Il fallait être présent régulièrement car la concurrence était sévère avec le magazine Spirou !
Américano : Tu peux encore t'accouder aux barrières à Carrollton. Contrairement à l'Europe, les croisements routes-chemins de fer sont encore majoritairement des passages à niveau ici.
Américano : Toutefois, les barrières sont toutes automatisées maintenant : plus besoin d’un garde-barrière comme à l’époque où je lisais tes aventures ! Elles sont aussi signalées par des panneaux. Le passage d'un train est annoncé (sonnerie, clignotants). Dans de nombreux cas, il n'y en a pas comme ici à Blue Ridge et Carrollton..
Tintin : ce qu’Hergé ne m'a pas fait faire ! Conduire un train, tu parles d'une aventure !
Américano : Je ne suis pas certains que nous ayons les mêmes sources car, à l'exception des villes, il n'y a qu'une seule voie en rase campagne. Hergé : un documenteur !
Tintin : Le rocher, paf ! Complètement pulvérisé. Sans la dynamite, j'étais mort...
Américano : Modère ton enthousiasme : si dans ton cas, cela a été utile, il ne s'en avère pas moins que les Américains continuent de jouer avec le feu dans leurs recherches d'énergies nouvelles. Bonjour les dégâts sur l'environnement. Evidemment à ton époque, on ne se posait pas la question...
Tintin : Tu vois qu’Hergé ne manquait pas de lancer quelques piques au système américain...
Américano : Je pense qu'il aurait encore beaucoup à dire même s'il y a eu des progrès depuis. Si l'on n'emploie plus le mot "nègre" jugé péjoratif, il n'en reste pas moins que la proportion d'Américains Africains (désignation officielle...) est nettement plus importante dans la population carcérale, que ce sont eux qui vivent encore le plus dans des quartiers déshérités... J’espère pouvoir t’envoyer un article un jour sur le sujet mais prudence : le sujet reste très sensible…
Tintin : Encore une pique ! Un peu contradictoire, non, ce sheriff chargé de faire appliquer la loi et qui lui-même y déroge !
Américano : Je ne sais pas si à ton époque c'était le cas mais, maintenant, ce serait de la caricature. Jusqu’à présent, j'ai trouvé la police ici plutôt sérieuse. La police française gagnerait à être aussi professionnelle : la politesse y est de rigueur. Par contre, je trouve que dans beaucoup de cas, on se contente d'un effet d'annonce avec des panneaux mais la loi n'est pas appliquée. Par exemple, j’ai fait le test sur autoroute d’observer strictement les limitations de vitesse : j’étais le plus lent...
Tintin : Dis-donc, au moment de la Grande Dépression, les Américains ne badinaient pas...
Américano : C'est presque pareil de nos jours ; enfin, j'ai dit "presque"... car je ne vois pas de banques fermer. Elles se portent plutôt bien parce que, évidemment, chacun sait que nous ne vivons pas une « Grande Dépression » !
Tintin : Mais on se quitte déjà !
Américano : Sacré Tintin ! Il te faudra apprendre la patience comme tu me l’as apprise il y 50 ans ! A jeudi prochain !