Vivant aux USA et désirant répondre aux questions des amis et parents, j`ai créé ce blog. C`est une vue partielle (c`est tellement grand !) et partiale (ce n`est que mon histoire !) de ce qui je vis au jour le jour...
Sur le marché, j'ai rencontré Mickael qui m'a annoncé son intention de quitter les Etats-Unis. Discussion à bâtons rompus sur le sujet...
Américano : Mike, raconte-nous ton parcours
Mickael : Mickael, s'il-te-plait, je n'ai pas envie d'être raccourci ! Je suis né en Californie où j'ai grandi. C'est là que j'ai étudié jusqu'à l'université. De père italien, je suis allé plusieurs fois sur la terre de mes ancêtres (principalement dans le sud de l'Italie). Je parle un peu italien... C'est quelque chose qui a compté énormément pour moi comme expérience pour l'ouverture que ça m'a donné.
Américano : Tu veux donc émigrer, en Italie ?
Mickael : Pas du tout ! L'Italie, c'est la famille, les vacances... Je veux me rendre au Royaume-Uni pour y étudier la psychologie sociale à Guildford et m'évader des Etats-Unis ! Je ne veux pas rester ici. C'est le moment pour moi de m'en aller. Je n'appartiens pas à ce pays.
Mon but est d'étudier et enseigner la propagande. A ce propos pour toi qui est français, je te conseille de lire Jacques Ellul et pour tes recherches sur la guerre de 14-18, "Comment nous avons informé l'Amérique" de George Creel.
Américano : Comment es-tu arrivé ici ?
Mickael : J'ai postulé pour trois écoles en Géorgie de Ouest. C'est la seule à m'avoir accepté en raison de mes scores aux tests d'admission aux études supérieures et de mes notes de premier cycle. Le département de psychologie est devenu spécial pour moi et je l'ai fréquenté. Je vivais et travaillais alors près d'Atlanta. J'ai déménagé à Carrollton parce que j'ai commencé un stage à la ferme de Terra et Paul en Janvier.
Américano : Tu ne vis pas le rêve américain ?
Mickael : Certainement pas ! Je m'entends avec très peu de gens ici à commencer par ceux avec qui j'étudie à l'université. Nous n'avons pas du tout le même parcours. La plupart sont issus de petites villes rurales alentour et n'ont pas de grande expérience de la vie. J'ai beaucoup lu sur la sociologie et chaque fois que j'aborde ce sujet, on me regarde d'une drôle de façon. C'est cette absence d'ouverture d'esprit qui me dérange.
Toutefois pour être juste, je suis sorti avec une femme de leur âge, ma meilleure amie maintenant, qui est la personne la plus brillante et intelligente que je connaisse. Je n'ai pas eu non plus de difficulté avec les étudiantes en psychologie : tout le monde est différent et tous les gens ne sont pas ouverts.
Américano : Comment vis-tu ?
Mickael : Je parle aux gens de la nutrition et comment être en bonne santé. J'effectue aussi des travaux à temps partiel. Pour l'instant mon travail à la ferme me paie mon loyer.