Vivant aux USA et désirant répondre aux questions des amis et parents, j`ai créé ce blog. C`est une vue partielle (c`est tellement grand !) et partiale (ce n`est que mon histoire !) de ce qui je vis au jour le jour...
Je connais Georges depuis plusieurs années car c'est un membre actif de la Folkschool. C'est un des musiciens de l'orchestre folklorique des Morris Dancers.
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L'homme Venu d'Allemagne avec un Master en lutherie de violon en 1959, il se retrouve tout d'abord en Atlanta. Il y monte son premier atelier de lutherie et gagne rapidement sa vie. En effet, aux USA, il n'est pas obligatoire d'avoir un diplôme pour s'installer luthier. Les musiciens font quand même rapidement la différence... |
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Il fréquente alors la Folkschool et, averti par son directeur qu'il y avait du terrain à vendre à proximité, il l'achète. Georges cherchait à fabriquer ses instruments et en créer d'autres : cela nécessitait plus de place...
L'homme, entre modernité et tradition, joue de ses instruments...
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A droite, le magasin, son bureau d'étude, le studio et au-dessus ses appartements. A gauche, les ateliers de lutherie |
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...et manie l'humour avec facilité : son nom, d'origine polonaise (Kelishek) signifie "petit calice". Cela ne le trouble pas car il "préfère en avoir un petit bien rempli" !
L'homme de grande culture que nous rencontrons aujourd'hui a tenu à inscrire le nom de ses inspirateurs au-dessus de son magasin parmi lesquels SUSATO*, celui de sa marque d'instruments. Sa compagnie : Kelhorn Corporation. |
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* "Nous avons choisi le mot Susato pour notre marque car il est court, peut être prononcé dans beaucoup de langues et comporte le mot USA. De plus, c'est aussi en honneur à Tielman Susato, d'Anvers, qui fut le premier imprimeur d'Europe du nord à utiliser la presse Gutemberg pour les livres de musique avec des caractères réutilisables."
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Le luthier
Spécialiste de la vièle (de gambe, de bras et autres), il a dû réunir une importante collection iconographique pour les reproduire car il n'existe aucun musée au monde en possédant une d'époque, selon ses dires (je n'irai pas le contester sur ce point !). |
Quelques exemplaires de sa production |
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De même, il a bâti tous les gabarits de ses modèles.
Un modèle en cours d'assemblage avec la tête, les côtes, la table d'harmonie et la forme. |
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Au premier plan, l'appareil qui sert à cintrer les côtes : en chauffant, il permet de plier le bois à la forme désirée. Après refroidissement, celui-ci la gardera.
Cet appareil sert aussi à cintrer les côtes des vielles luth (entre les mains du luthier).
Gabarit pour luth Renaissance |
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Pas question, bien entendu de laisser se perdre les outils bâtis pour les travaux précédents alors, dans l'atelier, formes et gabarits sont soigneusement entreposés... |
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Inspiré par les instruments anciens, voici des vielles de sa conception : la vielle luth, bien sûr. J'apprends au passage que cette forme tient au fait que les premières ont été faites à partir du luth. Le nom de l'instrument provenant du "oud" arabe signifiant "bois". Une encyclopédie, cet homme ! Ancien vielleux, je m'étonne de l'absence de "chien" sur ses modèles.
"Celui-ci est une invention récente. Les modèles les plus anciens n'en comportaient pas !" Fermez-le-ban ! |
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Le modèle le plus intéressant, à mes yeux, est sa création personnelle.
J'aime bien les 2 trous devant pour stocker le coton et la résine.
L'instrument remporte le succès puisque un millier a déjà été vendu dans le monde... |
Alors démonstration ? Devinez...