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28 septembre 2021 2 28 /09 /septembre /2021 08:01

ou "la Georgie qui disparaît". C'est le titre d'un livre que j'ai emprunté à la bibliothèque. Il est composé essentiellement de photos choisies parmi les 18000 hébergées aux Archives de l'État de Georgie. Cette collection est le fruit d'un projet destiné à conserver la mémoire de l'État au travers de ces photos. Elles ont été recueillies dans les greniers ou les albums de famille et datent du début de la photographie et des décades qui ont suivi. Elles sont accompagnées de commentaires. Je vais apporter les miens au vu de mon expérience.

 

 La pêche a tenu un rôle important dans l'agriculture de l'État. C'est toujours une importante production.

          Les petits commerces de bouche ont quasiment tous disparu.

Section boucherie, Publix, Athens

Les bouchers ne se trouvent plus que dans la section qui leur est attribuée dans les grandes surfaces. Ils servent le client à la demande mais l'essentiel de la distribution est déjà prête dans des bacs réfrigérés, L'offre n'est pas très importante et il est souvent très difficile de trouver certaines parties de l'animal comme les abats par exemple ...

 

    Le commerce le long des routes a lui aussi presque entièrement disparu. Il subsistait un stand de fruits et légumes à quelques encablures de notre maison, il y a encore deux ans. Depuis il ne réapparaît plus à chaque printemps. Dommage : c'était l'occasion d'avoir des produits locaux frais et très bon marché....

 

     Ces jeunes enfants ramassant le coton ont seulement l'âge de vos grand-parents.

Roy nous apporte son témoignage :

“J'avais 7 ans et j'ai été payé 50 cents pour un sac de coton qui était d’environ 34 litres.

C'était en 1958. Il me fallait toute la journée pour remplir un sac. Il n'y avait pas d'épines mais les capsules de coton peuvent avoir des extrémités pointues sur les feuilles.

Mon grand-père cultivait du coton à Lookout Mountain (Georgie du Nord) pendant de nombreuses années. Quand il est devenu vieux, il a engagé une équipe pour le ramasser.

 

Après le ramassage, il était temps de vendre et d'expédier le précieux produit ce qui donnait lieu à ce type de rassemblement comme ici . Le coton entreposé dans des dépôts adéquats était le plus souvent expédié par le train.

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Fort Valley, Géorgie, dépôt de train
Train de coton au départ de Carrollton

 

De nos jours, la récolte est assurée par des engins puissants. Les balles sont devenues énormes !

Champ de coton, Warner Robins, Géorgie

 

Vanishing Georgia
Vanishing Georgia

    Une grande partie du travail agricole saisonnier est désormais effectué par des migrants mexicains, d'Amérique centrale ou du sud. Tous des violeurs et des trafiquants comme aurait dit le camarade Trump... Petit épisode de la vie georgienne : pour booster sa réélection, un candidat gouverneur avait promis d'être "impitoyable avec l'immigration". Il n'a pas tardé à recevoir des délégations de fermiers lui demandant de mettre la pédale douce sur cette question. On se demande bien pourquoi !

     

  Cette petite fille dort... d'un sommeil éternel. Autrefois les photographes faisaient communément des portraits de défunts ou de personnes malades.

    Petit clin d'œil aux anti-vaccins : la défunte est décédée du croup appelé aussi "diphtérie". 

Grâce à la vaccination, cette maladie a pratiquement disparu. Plus d'explications ?

 

      

Désormais les convois funéraires s'effectuent en voiture. En général, ils sont précédés de voitures de police, sirènes hurlantes. Les conducteurs allument leurs warnings. Beaucoup de voitures circulant en sens inverse s'arrêtent sur la bas-coté le temps de laisser passer tout le convoi. Ici, c’est un signe de respect.

Le temps des prisonniers enchaînés (chain gangs), le long des routes, cassant des cailloux est révolu. Par contre, ce sont eux qui ramassent les détritus au bord de celles-ci.

  La population de couleur est surreprésentée par rapport à la population générale. Les mauvaises langues diront que la justice, en lien avec les établissements pénitentiaires privés, leur fournit une main d'œuvre bon marché. Bien entendu, je ne cautionnerai pas ce genre de propos...

  Le livreur a disparu, remplacé par les grandes compagnies de livraison à domicile telles UPS ou Fed ex.

Vanishing Georgia
Vanishing Georgia

     Cette dernière a un immense entrepôt à quelques minutes de notre maison. En quelques années, nous avons assisté à la dégradation du service : le livreur sonnait, attendait à la porte votre venue pour vous remettre son paquet. C'était l'occasion d'un échange humain. Maintenant, il dépose le colis sur le perron et redémarre à toute allure ! C'est beau le progrès !

 Celui-ci délivrait les bouteilles de coca-cola. 

Maintenant, la compagnie s'est dotée de camions. Près de chez nous, elle dispose d'un entrepôt.

 

     Les facteurs de Bowdon (comté de Caroll) s'apprêtent pour leur tournée. Outre la distribution du courrier, ils transmettaient les nouvelles … et les potins.

   De nos jours, une grande partie du trafic de la poste est dû à la vente en ligne. On ne voit pratiquement plus les facteurs qui, au volant de leur camionnette adaptée, passent rapidement d'une boîte à lettre à l'autre. Si un paquet  n'y entre pas, ils le déposent devant votre porte sans autre forme de procès.

   

 Lorsque j'ai commencé ma carrière d'instituteur (1970), il restait beaucoup de "classes uniques” comme celle-ci  dans le département de l’Allier. C'était la crainte de tous les jeunes que d'être nommés sur ces postes car ils étaient réputés difficiles et mal dotés en matériel. Je n'y ai pas échappé ! Pourtant ce sont parmi les meilleurs souvenirs de ma carrière.

     Ici, il n'en reste plus en service. Certaines ont été restaurées et celle de Carrollton est ouverte un week-end par an pour les journées du patrimoine.

Heritage days, Carrollton

J'ai aussi bien connu ce chauffage au bois avec le poêle au milieu.

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Heritage Days, Carrollton

Les enfants, à l'époque, allumaient le feu tous les matins et effectuaient le réapprovisionnement en bûches pour la journée. Imagine-t-on ça de nos jours ?

 

    

Par contre, il subsiste dans la plupart des petites villes un journal local.

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17 septembre 2021 5 17 /09 /septembre /2021 07:45

Suite de l'article

Saint Charles

   A quelques kilomètres de Saint Louis se trouve cette charmante petite ville. Une de ses caractéristiques est d'avoir été la première capitale du Missouri.

Lewis et Clarke, Saint Charles, Missouri

C'est de là que devait partir, en 1804, la célèbre expédition de Lewis et Clarke après l'achat du territoire de la Louisiane par les USA. Ils étaient chargés de rechercher une route commerciale vers le Pacifique mais aussi d’y étudier les tribus amérindiennes, la faune, la flore et la géologie.

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Il est très courant ici de faire appel aux donateurs pour ériger un monument. Ceux-ci peuvent acheter une brique qui sera inclue dans le pavement de l'édifice comme dans l'exemple ci-dessus.

Franklin

    Sur notre route, nous avons passé la nuit dans cette ville moyenne, la 7ème du Tennessee. Bien que notre séjour y fut court, nous avons eu le temps d'y apprécier :

Marché, Franklin, Tennessee

    Tant par sa taille que par la diversité des produits à disposition, il nous a rappelé les marchés européens : très rares aux USA.

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Théâtre, Franklin, Tennessee

     

 

Office de tourisme, Franklin, Tennessee

   A l'office de tourisme, nous avons été surpris de voir des instruments suspendus en libre service. Ça marche ? La preuve !

   Jamais vu nulle part ailleurs...

 

Paducah

        La route vers Saint Louis est souvent longue, droite et ... plate. La torpeur y côtoie la déshydratation (il faisait très chaud !). Des étapes sont donc nécessaires pour satisfaire des besoins naturels, se dégourdir les pattes et, lorsque l'occasion se présente, comme ici, de satisfaire notre curiosité naturelle. Le long du trajet des panneaux ont attiré notre attention sur la présence d'un "musée du quilt". C'est ce qui a motivé cet arrêt.

 

Musée du quilt, Paducah
Musée du quilt, Paducah

Musée du quilt, Paducah

    Ce magnifique musée possède des pièces originales même si certaines prêtent à discussion... Il est absolument ce que j'aurais aimé voir se bâtir à Carrollton où l'on manque de recul pour voir les œuvres et où elles s'entassent dans un endroit bien trop petit pour accueillir la richesse du lieu en ce domaine. Il faut dire que celui de Paducah est un musée national.

Lewis et Clarke, Paducah, Kentucky

Paducah où nous avons retrouvé nos célèbres explorateurs : ils font partie des légendes nationales ! 

 

Daniel Boone, Saint Louis, Missouri

       Comme Daniel Boone dont nous avons découvert la statue à Saint Louis. Il se rendit célèbre, entre autres, en traçant une route à travers les Appalaches, bien au-delà des treize colonies originales, pour coloniser le Kentucky.

  Il serait injuste de refermer cet article sans évoquer d'autres aspects tout aussi séduisants mais pour lesquels je n'ai pas eu l'idée de faire un témoignage visuel. Dommage mais il restera à nos amis lecteurs la possibilité de visiter par eux-mêmes pour assister à des concerts de rock à Memphis ou de blues à Saint Louis, de manger au fameux BBQ de Saint Louis ou dans le quartier italien de la même ville et de visiter les musées de différentes tailles un peu partout. Ils pourront dire aussi : Quel voyage !

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10 septembre 2021 5 10 /09 /septembre /2021 14:25

Faute de nous rendre en Europe, nous avons décidé de faire un petit périple en interne. Destination : Saint Louis, Missouri.

En voiture !

Première partie

A tout seigneur, tout honneur :

    Construite aux bords du fleuve, l'arche se dresse à 200 mètres de hauteur : majestueux ! Cette "Porte d'entrée vers l'Ouest" (Gateway to the West) rappelle le rôle important qu'a joué la ville dans la conquête de l'ouest. En effet, c'est de là que partaient les caravanes de pionniers.

  De nos jours, la ville est très calme : à son apogée, elle atteignait 700 000 habitants mais en quelques décennies, elle en a perdu plus de la moitié ! Autant vous dire qu'il n'y a pas de problème de stationnement !

On ne s'en lasse pas !
On ne s'en lasse pas !
On ne s'en lasse pas !
On ne s'en lasse pas !

On ne s'en lasse pas !

   Comment être au bord du Mississipi et ne pas s'offrir une petite croisière à bord du "Tom Sawyer" ?

Quel voyage ! (première partie)
Quel voyage ! (première partie)

   Dans son roman "La vie sur le Mississipi", Mark Twain signalait déjà le danger que représentaient les troncs d'arbres à la surface de l'eau. Ils sont toujours bien présents. Je n'ai pas compris si les amas que nous avons vus sont fortuits ou si un service est chargé de les regrouper avant un futur traitement... 

 Près de là, on peut admirer le premier palais de justice ayant existé dans le MIssouri...

 

 

 

 

....où nous découvrons les statues de Dred et Harriet Scott, célèbres pour avoir fait un procès pour leur liberté en 1848. La Cour Suprême  décidait en 1857 qu'ils n'étaient pas citoyens américains ainsi que tous les autres africains-américains. L'opposition à cette décision fut l'une des causes de la guerre civile et amena les amendements 13, 14, 15 à la constitution. Leur combat est un des points essentiels dans le processus d'élaboration des droits civils.

Museum M. L. King - Memphis - Tennessee

    Droits civils toujours : le combat continuait quelques décades après avec ces farouches opposants. A Memphis, j'ai reconnu, avec émotion, l'hôtel que j'avais vu à la télévision où Martin Luther King avait été assassiné par un tireur embusqué dans une chambre louée dans une maison en face. Depuis, le bâtiment a été transformé en un vaste musée consacré aux droits civiques. Avec des dizaines de visiteurs, nous l'avons parcouru et il y tant à voir, découvrir, apprendre que cela nous a pris plusieurs heures, à notre grand étonnement à la sortie.

     

  La basilique cathédrale de Saint Louis terminée en 1914 est entièrement recouverte de céramique à l'intérieur. Cela ne fut terminé qu'en 1988 : des artistes y ont consacré toute leur vie !

   Le sous-sol contient un musée consacré à cet art : très didactique, on y apprend plein de choses.

Quel voyage ! (première partie)
Quel voyage ! (première partie)

Quelques étapes ont marqué notre périple

Memphis

     C'est à ne pas y croire : la ville est dédiée aux pionniers du rock'n roll ! Quelques exemples ci-dessous :

Boulevard B.B. King

 

    Etoile de Chuck Berry insérée dans le trottoir d'une avenue dédiée aux gloires locales. Droit vers les étoiles, le fameux "Johnny B. Goode" du père du rock'n roll est enregistré sur un des disques du vaisseau spatial Voyager avec "le meilleur de notre culture".

Trolley - Memphis, Tennessee

  Un trolley comme celui-ci porte même son nom !

Jerry Lee Lewis Cafe

Le café "Jerry Lee Lewis" diffuse de la musique vivante en permanence.... Dans la rue Blayne, tout est calme mais...

Blayne street, Memphis, Tennessee

 .... à la nuit tombée, fermée à la circulation, illuminée de partout, elle devient le lieu de rassemblement de centaines de motards. Dans une ambiance sonore très... rock'n roll, les bars de la rue accueillent des concerts soutenus par les sonos hurlantes des motos. L'ensemble reste bon enfant !

Humour

     Tous les créateurs souscrivent à la folie ambiante dédiée au rock'n roll. Vue dans une vitrine de la rue Blayne, cette lunette de WC m'a beaucoup fait rire. Pour les amateurs...

Le propriétaire d'un grand hôtel de Memphis a eu l'idée de bâtir une fontaine au centre de son restaurant. Il y a installé.... des canards qui, de générations en générations, sont parvenus jusqu'à nous.

   Pour pimenter la chose (et attirer la galerie...), le même spectacle se répète deux fois par jour :

 

le matin, nos amis canards arrivent par l'ascenseur et gagnent leur lieu de villégiature au milieu du restaurant ;

- en fin d'après-midi, ils regagnent leurs appartements ! 

 Je galège pensez-vous ?

Voyez plutôt !  clic

 

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28 août 2020 5 28 /08 /août /2020 13:46

1 -Finissons notre exploration du journal USA TODAY

Des raisons d'espérer

Conséquence positive inattendue : Les entreprises appartenant à des noirs voient une augment ation de leurs affaires.

Christian, la propriétaire d’un coffee-shop a vu « des commandes arriver les unes à la suite des autres, une augmentation de 225% depuis la fin mai », confie-t-elle au journal. « Les gens montrent ainsi leur support à la communauté noire en réponse à la violence policière ». Pour appuyer ce mouvement, de nombreuses listes d’affaires gérées par des noirs ont été publiées en ligne. Ces entrepreneurs voient avec intérêt cette tendance mais déplorent les circonstances dans lesquelles elles se sont manifestées.

Lois, fondateur d’une compagnie de salons de coiffure a vécu lui aussi ce même phénomène après que son affaire ait été inscrite dans une liste.

De son côté, la compagnie UberEats (livraison de repas) a commencé à renoncer aux frais de livraison lorsque les commandes sont faites auprès de restaurants dont les propriétaires sont noirs.

Le mouvement s’étend aux banques dirigées par des noirs : l’une d’elle, OneUnited, a dû ouvrir 40 000 nouveaux comptes le mois dernier.

Beau moment de fraternisation !

Beau moment de fraternisation !

Six compagnies arrêtent leur publicité sur Facebook

   Ces six compagnies (Eddie Bauer, The North Face, Patagonia, REI,  Mozilla, Upwork) prônent le boycott des publicités sur Facebook en vue de réduire les contenus violents et racistes de ce media social. Elles ont été rejointes par une centaine de compagnies plus petites.

Derrick Johnson, président de NAACP estime "qu'il est important de s'engager sur cette voie quand des plateformes comme Facebook n'ont pas de garde-fous".

Toutefois, Mari Smith, un expert de Facebook tempère : "Pour atteindre un réel changement sur Facebook, il faudrait que des milliers de marques fassent la même démarche pendant un mois ou plus."

Le Ku Klux Klan veille : "les nègres n'ont pas d'importance" !

Le Ku Klux Klan veille : "les nègres n'ont pas d'importance" !

Facebook en question

La semaine suivante, un long article revient sur la question et en particulier celle du comportement de Facebook,

Par exemple, une jeune militante a vu son compte suspendu 27 fois pour avoir posté contre le racisme.

Devant la menace du boycott, le président Mark Zuckerberg et son équipe ont rencontré des représentants des associations pour les droits civils. Parmi les demandes de ces derniers figurent :

- un audit sur les discours de haine et la désinformation sur Facebook ;

- le suppression de tous les discours de haine ainsi que des groupes qui les propagent ;

- le refus de passer de la publicité trop proche de discours haineux ;

- l'embauche d'un représentant des droits civils chargé d'évaluer les produits et la politique de Facebook par rapport à la discrimination et à la haine.

Ceci ne fait que reprendre les demandes déjà effectuées en 2016/17. Depuis, peu de signes de progrès ont été perçus...

Le problème n'est pas simple car la minorité noire est largement sous-représentée dans la totalité des employés de Facebook : 1025 sur 27 705 (moins de 4%). 

Beaucoup de militants se plaignent du fait que lorsqu'ils sont insultés sur Facebook, les contenus ne peuvent pas être retirés mais lorsqu'eux-mêmes retransmettent ces insultes, alors ces nouvelles publications, elles, le sont ! Pourtant, comme il le disent : Facebook est trop utile pour le quitter...

Les Lakers s'engagent sur la question de la justice raciale

https://img.over-blog-kiwi.com/0/55/44/57/20200727/ob_c1c59a_black-lebron-james.jpg#width=162&height=163LeBron James

Beaucoup de joueurs de cette équipe de basket-ball sont au centre de ce débat car ils sont les leaders de leur communauté. Certains se demandent s'ils rejoueront lorsque la saison reprendra. Bradley, l'un des leaders d'une coalition de joueurs demande que leur Fédération finance mieux les combats contre l'inégalité raciale et pour l’amélioration de la diversité raciale dans les bureaux d'accueil et les équipes d'entrainement.

Ces mêmes joueurs vont apporter une aide financière à des associations qui aident les jeunes des minorités à travers le sport et l'éducation.

Les basketteuses d'Atlanta s'engagent aussi !

Elles demandent la destitution de la copropriétaire de leur équipe au motif d'avoir refusé d'imprimer  le slogan "Black lives matter" sur leur maillot. 

Une solution : le départ ?

Ce n’est pas un phénomène nouveau : de grands noms de la littérature (James Baldwin), du cabaret (Joséphine Baker), des musiciens de jazz et des chanteurs de blues ont quitté le pays… Le chanteur Paul Robeson disait qu’en Russie, il s’était senti pleinement humain pour la première fois. Alors de nos jours ?

L’année de l’élection de Trump voyait une hausse de recherches sur Internet avec le mot « Blaxit »… Coïncidence ?

Après avoir connu des démêlés avec la police, Anthony et Okunimi décident de quitter le pays. D’autres noirs américains prennent également cette décision. Les destinations sont diverses : Allemagne, Trinidad, Ghana. Tous ont la même analyse ils se sentent coincés et sans pouvoir face au racisme persistant, à la brutalité de la police et à leurs difficultés économiques aux USA. 

Au Ghana, un programme encourage la diaspora africaine à revenir au pays. Kambon qui travaille pour celui-ci rejette les termes de « noirs américains » ou  « africain-américains » utilisés aux USA. Il ne retournera jamais dans ce pays. « J’ai décidé de ne plus être sous la férule de ces blancs qui, par caprice, décident de vous mettre en prison et donc que vous ne verriez plus votre famille pendant les dix prochaines années. »

Bien que le racisme ne soit pas absent en Allemagne, Baggette s’y sent mieux et en plus grande sécurité. Une étude de 2009 montrait que les noirs avaient 2,5 fois plus de chance ( ! ) d’être tués par la police que les blancs aux USA.

Springer, 50 ans, vit la même expérience en Angleterre et citant un professeur de sociologie de Manchester : « ici, le racisme est moins mortel que celui des USA. » Springer ne supporte plus son pays d’origine et est décidé à ne plus y retourner.

Drayton, qui vit à Trinidad déclare : « Aux States vos mains tremblent. Vous vous demandez quoi dire et si vous avez la bonne carte d’identité quand vous avez affaire à la police. Ce n’est pas le cas ici. »

Sienna confirme le propos, elle qui a fondé sa compagnie pour aider les femmes noires américaines à émigrer en Espagne.

Lakeshia ne dit pas autre chose au Ghana mais ajoute qu’elle a constaté avec plaisir que l’on peut vivre très bien dans ce pays.

Brown est déterminée à se rendre dans le sud de l’Europe pour bâtir un petit capital, chose quasiment impossible à atteindre aux USA pour les noirs contrairement aux blancs qui le transmettent de générations en générations : une étude de Pew Research estimait que la richesse moyenne des blancs était 10 fois supérieure à celle des noirs…

2 - Et pour finir, un extrait du Guardian Atlanta Week

En débat : le problème du monument confédéré dans le parc national de Stone Moutain

 

    Cette sculpture en pierre,  à même le piton volcanique de Stone Mountain, achevée en 1972, le plus grand mémorial de la Confédération, à 158 pieds de haut, est la plus grande de son genre dans le monde. Elle a été initiée par le Ku Klux Klan. Le propriétaire de la terre était un membre du Klan tout comme le sculpteur. 

   Le spectaculaire lasershow qui s'y déroule là est une célébration de la marque "America" avec son énorme projection vidéo 3D plus  grande que la Statue de la  Liberté, ses explosions de feu et une partition musicale entraînante. Les familles qui visitent ce parc, l’attraction touristique la plus populaire de Géorgie, viennent ici pour pique-niquer sur la grande pelouse et contempler le spectacle, qui est projeté directement sur le monument confédéré de Stone Mountain. Le spectacle se termine par les trois sculptures des dirigeants confédérés – les généraux Robert E Lee, Stonewall Jackson et le président confédéré Jefferson Davis – qui reprennent vie et « s’en vont » dans le ciel du soir.

 

Fin (sans doute provisoire de cette série d'articles)

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9 août 2020 7 09 /08 /août /2020 14:06

La mort de Georges Floyd, tué par un policier, étant récente, le journal USA TODAY a publié à partir du 24 juin 2020, des articles relatifs aux conséquences de cet évènement. Extraits ci-après.

Le slogan a été reproduit un peu partout (comme ici devant une maison particulière d'Athens) sous forme de peintures, graffiti, affiches...

Le slogan a été reproduit un peu partout (comme ici devant une maison particulière d'Athens) sous forme de peintures, graffiti, affiches...

Ainsi le quotidien titre en Une :

Les manifestations entrainent une vague de réformes politiques. 

Les pratiques de la police sont évaluées non seulement dans de grandes villes comme Los Angeles, Phoenix ou Houston mais aussi dans des centres urbains plus petits comme Cedar Rapids, Greensboro ou Albuquerque. La mort de Floyd ayant été provoquée par le poids d'un policier sur son cou pendant 9 minutes, tout le monde s'accorde pour bannir ce genre de traitement. Il est demandé aux autres policiers témoins de telles pratiques d'intervenir. S'ils ne le font pas, ils pourront être poursuivis. Sont donc bannies les pratiques d'étouffement et d'étranglement.

D'autres mesures visent à supprimer les fonds accordés à la police et à rendre son action  plus transparente (publication de rapports ou enregistrements des caméras personnelles). La ville de Washington va demander à ses policiers de se former aux questions du racisme et de la suprématie blanche. Des universités en Californie et Virginie vont revoir leurs programmes d'entrainement des policiers.

Des écoles suppriment leur contrat avec la police locale comme à Denver ou Minneapolis.

Lors d'une manifestation antiraciste, les opposants organisent la riposte.... pacifiquement !

Lors d'une manifestation antiraciste, les opposants organisent la riposte.... pacifiquement !

Des manifestants ayant essayé de renverser la statue du président Andrew Jackson* près de la Maison Blanche, Trump, qui n'est jamais en retard d'une bêtise, déclare qu'il va ordonner de longues peines de prison pour ces vandales, ces voyous, ces anarchistes et agitateurs. "Nous n'abattrons pas nos monuments", ajoute-t-il.

Partout dans le pays de tels actes se sont répétés. Pourtant depuis 2003, une loi punit la dégradation des plaques, monuments ou statues  de personnes ayant servi dans les forces armées.

* Ce président du 19 ème siècle est particulièrement connu pour son traitement sans pitié de la question indienne. Sa statue a échappé à la destruction grâce à l'intervention des services secrets et de policiers.

Statues confédérées : des panneaux publicitaires pour le racisme

Dans cet éditorial, Ken Paulson nous rappelle que les statues sont en train de tomber soit sous l'action des manifestants soit par décision des politiques locaux. Exemples avec la statue du général Albert Pike à Washington ou celle du président Jefferson Davis à Richmond. Le Kentucky, la Caroline du Nord et la ville de Houston sont en train d'enlever de leurs capitoles et parcs ces statues.

Toutefois si les statues sont protégées par le premier Amendement, on ne doit pas oublier ce qu'elles transmettent. Un an après la fin de la guerre, elles célébraient la perte de pères, fils ou frères pendant la guerre civile. Ce n'était pas une certaine nostalgie mais l'approbation d'un temps et d'une culture ou les Blacks étaient esclaves. Que dire du boom des érections 25/30 ans plus tard alors que les législateurs du sud votaient  les lois de Jim Crow pour limiter les droits des noirs Américains ? Que dire du même  pic dans les années 50 et 60 alors que le combat pour les droits civiques était à son apogée ? Ceux qui parlent "d'héritage" ignorent celui quasi universel des afro-américains réduits à l'esclavage par millions dans le sud. Ces monuments banalisent leurs peines, leur histoire et leur inquiétude par rapport au racisme actuel ou passé.

Dans la petite ville d'Elberton (une heure de route d'Athens), le soldat confédéré veille, l'arme au pied, le regard tourné vers le nord. On retrouve ce genre de monument à des centaines d'exemplaires dans le sud...

Dans la petite ville d'Elberton (une heure de route d'Athens), le soldat confédéré veille, l'arme au pied, le regard tourné vers le nord. On retrouve ce genre de monument à des centaines d'exemplaires dans le sud...

suite de l'article

Changer de commémoration pour changer d'idée

Partout dans le monde, des monuments tombent lorsque les régimes changent : pour mémoire, la statue de Saddam Hussein en 2003. En 1776, quelques jours après la déclaration d'Indépendance de l'Amérique, les rebelles de New York abattent la statue de George III. Si les valeurs de la société américaine changent, pourquoi certaines statues ne devraient-elles pas tomber ? Par ailleurs un point crucial sur les valeurs américaines actuelles est de savoir si nous pouvons prendre comme modèle le démantèlement de ces statues pacifiquement. Les vrais changements ne viennent pas brutalement.

Quand des législateurs refusent d'enlever ces monuments de soldats rebelles sous prétexte qu'ils témoignent simplement du passé. ils ne prennent pas connaissance qu'en fait c'était des panneaux publicitaire pour le racisme au XXème siècle !

En gardant ces monuments en 2020, malgré la peine qu'ils causent à de nombreux Américains, les personnes au pouvoir renforcent les messages de ces statues.

Prudence dans la destitution des anciens présidents

L'article fait référence à la décision de l'université de Princeton de retirer le nom de "Président Woodrow Wilson" de son école des relations internationales. Elle s'appuie sur le fait que celui-ci dans sa campagne présidentielle de 1912, avait l'habitude de "chauffer" les salles à l'aide d'histoires racistes que plus personne n'oserait raconter aujourd'hui. Il n'est pas le seul sous les projecteurs : actuellement Georges Washington, Thomas Jefferson, Andrew Jackson, Abraham Lincoln et Ulysse Grant sont les cibles de diverses attaques.

L'auteur de l'article suggère la prudence car les faits devraient être replacés dans leur contexte et non vus au prisme des idées actuelles. D'autre part, les "écarts" de ces anciens présidents doivent être évaluéen tenant compte de leurs actions positives. 

Jimmy Kimmel, un fameux présentateur de talk-show, suite à des plaintes, a dû s'excuser pour être apparu le visage noirci plusieurs décennies auparavant. "Depuis plus de vingt ans, j'ai évolué" confesse-t-il. Cet évènement intervient alors qu'un de ses confrères avait déjà effectué la même démarche.

A suivre

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31 juillet 2020 5 31 /07 /juillet /2020 14:26

Caroline Randall Williams, l’auteure de « Lucy Negro, Redux » et « Soul Food Love », est écrivaine en résidence à l’Université Vanderbilt (Nashville-Tennessee). Elle témoigne de sa situation personnelle pour le moins "ambigüe". Ecoutons-la :

"J’ai la peau de la couleur du viol. Ma noirceur brun-clair est un témoignage vivant des règles, des pratiques, des causes du Vieux Sud. Ma peau est un monument. Les confédérés morts sont honorés dans tout le pays avec des statues privées caricaturales, des monuments publics solennels et même dans les noms des bases de l’armée des États-Unis. Cela me fortifie et me réjouit d’assister aux protestations contre cette pratique et à la clameur croissante des fonctionnaires sérieux et non partisans pour y remédier. Mais il y a encore ceux — [les dirigeants du gouvernement] — qui ne peuvent pas comprendre la différence entre réécrire et recadrer le passé. Je dis  qu'il n’est pas question de refaire l’histoire mais d’ajouter une nouvelle perspective.

Je suis une femme noire du Sud et mes ancêtres masculins blancs immédiats étaient tous des violeurs. Mon existence même est une relique de l’esclavage et de Jim Crow. Selon la règle de l’hypodescence (pratique sociale et juridique attribuant à une personne génétiquement métisse la race avec le moins de pouvoir social), je suis la fille de deux noirs, la petite-fille de quatre noirs, l’arrière-petite-fille de huit noirs.

Remontez une génération de plus et ça devient moins simple et plus sinistre. Comme l’histoire familiale l’a toujours dit, et comme les tests ADN modernes l’ont prouvé, je suis le descendant de femmes noires qui étaient domestiques et d’hommes blancs qui les ont violées.

 C’est une vérité extraordinaire de ma vie : je suis biologiquement plus de la moitié blanche, et pourtant je n’ai pas de blancs dans ma généalogie. Pas de blancheur volontaire. Je suis à moitié blanche et rien de tout cela n’était consensuel. Les hommes blancs du Sud — mes ancêtres — ont pris ce qu’ils voulaient des femmes qu’ils n’aimaient pas, sur lesquelles ils avaient un pouvoir extraordinaire, puis n’ont pas reconnu leurs enfants.

Qu’est-ce qu’un monument si ce n’est un souvenir debout? Un artefact pour rendre tangible la vérité du passé. Mon corps et mon sang sont une vérité tangible du Sud et de son passé. Les Noirs d’où je viens appartenaient aux Blancs d’où je viens. Les Blancs d’où je viens se sont battus et sont morts pour leur cause perdue. Et je vous demande maintenant, qui ose me dire de les célébrer? Qui ose me demander d’accepter leurs statues équestres ?

Vous ne pouvez pas me rejeter comme quelqu’un qui ne comprend pas. Vous ne pouvez pas dire que ce n’était pas les membres de ma famille qui se sont battus et sont morts. Ma noirceur ne me met pas de l’autre côté de quoi que ce soit. Cela me place au cœur du débat. Je ne viens pas du Sud. Je viens des Confédérés. J’ai du sang bleu gris rebelle qui coule dans les veines. Mon arrière-grand-père Will a été élevé en sachant qu’Edmund Pettus était son père. Pettus, le général confédéré, le grand dragon du Ku Klux Klan, l’homme pour qui le pont du dimanche sanglant de Selma est nommé. Je ne suis donc pas une étrangère qui fait ces demandes. Je suis une arrière-arrière-petite-fille.

Et ici, je suis bien placée pour dire qu’il y a beaucoup de choses dans le Sud qui sont précieuses pour moi. J’enseigne et j’écris ici de mon mieux. Il y a, cependant, un modèle particulier de fierté du Sud qui doit maintenant, enfin, être pris en compte.

Ce n’est pas une fierté ignorante, mais une fierté provocante. C’est une fierté qui dit: « notre histoire est riche, nos causes sont justifiées, nos ancêtres sont irréprochables. » C’est un jeu de grandeur, si vous voulez, un souhait à nouveau pour un certain type de mémoire américaine. Un souvenir digne d’un monument.

Mais voici la chose : nos ancêtres ne méritent pas votre fierté inconditionnelle. Oui, je suis fière de chacun de mes ancêtres noirs qui ont survécu à l’esclavage. Ils ont gagné cette fierté reconnue par toute personne décente. Mais je ne suis pas fière des ancêtres blancs que je connais, en raison de mon existence même, d’être de mauvais acteurs.

Parmi les apologistes de la cause du Sud et de ses monuments, il y a ceux qui rejettent les épreuves du passé. Ils imaginent un monde de maîtres bienveillants et parlent avec des yeux brumeux de gentillesse, d’honneur et de la terre. Ils nient le viol dans les plantations ou l’expliquent de loin ou remettent en question le degré de fréquence avec lequel il s’est produit.

Pour ces gens, c’est mon privilège de dire que je suis la preuve. Je suis la preuve que quoi que le Sud ait pu être, ou pourrait se croire être, il était et est un espace dont la prospérité et le sens de la romance et de la nostalgie ont été construits sur la souffrance des noirs.

La version rêvée du Vieux Sud n’a jamais existé. Ici, tout monument dédié à cette époque dit la moitié d’une vérité au mieux. Les idées et les idéaux qu’il prétend honorer ne sont pas réels. À ceux qui ont embrassé ces illusions : il est maintenant temps de réexaminer votre position.

Soit vous avez été aveuglés par une vérité que l’histoire de mon corps vous oblige à voir, soit vous voulez vraiment honorer les oppresseurs au détriment des opprimés et vous devez enfin reconnaître votre investissement émotionnel dans un héritage de haine.

Quoi qu’il en soit, je dis que les monuments de pierre et de métal, les monuments de tissu et de bois, tous les monuments faits par l’homme, doivent tomber. Je défie tout Sudiste sentimental de défendre nos ancêtres devant moi. Je suis littéralement faite des raisons de les dépouiller de leurs lauriers."

Autre témoignage de valeur de Fannie Lou Hamer.

"Je ne veux pas que vous me disiez de retourner en Afrique, à moins que vous ne retourniez d’où vous venez. Un jour, j’ai reçu une note me disant de retourner en Afrique et depuis ce temps — cela fait trois fois par semaine que je le dis devant un public blanc — : « Nous allons conclure un marché : après avoir renvoyé tous les Coréens en Corée, les Chinois en Chine, le peuple juif à Jérusalem et avoir redonné aux Indiens leurs terres, vous montez sur le Mayflower d’où vous venez'... Nous sommes tous ici sur des terres empruntées. Nous devons comprendre comment nous allons faire les choses bien pour tous les gens de ce pays. »

A suivre

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22 juillet 2020 3 22 /07 /juillet /2020 18:22

    Le récent décès d'un noir américain causé par un policier a relancé le débat. Le sujet est particulièrement sensible et n'étant pas journaliste, je me contenterai dans la première partie, de posts relevés sur Facebook en quelques semaines.

Bataille autour des symboles

1/ Illustration avec cet article de Associated Press du 26-09-2011.

En Caroline du Sud, la propriétaire d'une maison a dressé devant celle-ci un mat au sommet duquel elle a fait flotter le drapeau de la Confédération. Provocation, maladresse ou ignorance ? La maison se situe dans un quartier historiquement noir comme son voisin. Celui-ci, se sentant outragé, dresse à son tour le drapeau de l'Union. 70 personnes appelées à la rescousse défilent devant la maison en chantant des airs de l'époque de Martin Luther King. La brave dame est soutenue de son côté par 30 supporters dans son jardin, agitant le drapeau confédéré... Les voisins collectent de l'argent pour bâtir des palissades. Les touristes passent au ralenti devant la maison pour observer la scène. Depuis, il semble que la situation se soit apaisée...

En Caroline du Sud, le drapeau de la Confederation flottait sur le dôme de la chambre des représentants depuis 1960 (centenaire de la guerre civile) jusqu'en 2000 où ceux-ci décidaient de le mouvoir sur un monument confédéré proche.

« Notre peuple combat pour maintenir la suprématie divine de l'homme blanc sur la race inferieure, celle de couleur. Comme emblème national, le drapeau de la Confédération représente notre cause supérieure, la cause d'une race supérieure". William T. Thompson, dessinateur du drapeau confédéré.

« Notre peuple combat pour maintenir la suprématie divine de l'homme blanc sur la race inferieure, celle de couleur. Comme emblème national, le drapeau de la Confédération représente notre cause supérieure, la cause d'une race supérieure". William T. Thompson, dessinateur du drapeau confédéré.

Suzen, qui a publié ce post sur Facebook, ajoute ironiquement : "Si confusion il y avait... ceci sort tout droit de la bouche du cheval".

NDLR : La dernière partie est une expression familière pour signifier que celui qui le dit peut-être cru…

2 / La lycéenne de droite, sportive maintes fois récompensée, demande à son lycée (Lee) de changer de nom.  Dans une récente lettre à la commission scolaire, elle a écrit qu'elle ne porterait plus le maillot de l'école, arborant la mention «Tyler Lee». (Tyler est le comté de son lycée).

2 / La lycéenne de droite, sportive maintes fois récompensée, demande à son lycée (Lee) de changer de nom. Dans une récente lettre à la commission scolaire, elle a écrit qu'elle ne porterait plus le maillot de l'école, arborant la mention «Tyler Lee». (Tyler est le comté de son lycée).

Dernièrement, des dizaines de manifestants se sont rassemblés,pour soutenir la demande, devant le bureau administratif du district scolaire alors que la commission scolaire tenait une réunion à l'intérieur.

Dernièrement, des dizaines de manifestants se sont rassemblés,pour soutenir la demande, devant le bureau administratif du district scolaire alors que la commission scolaire tenait une réunion à l'intérieur.

3/ C’est beau et brillant! Harriet Tubman projeta sur un monument confédéré vénérant Robert E. Lee à Richmond, en Virginie. La projection montre la citation légendaire de Tubman : « L’esclavage est proche de l’enfer. »

3/ C’est beau et brillant! Harriet Tubman projeta sur un monument confédéré vénérant Robert E. Lee à Richmond, en Virginie. La projection montre la citation légendaire de Tubman : « L’esclavage est proche de l’enfer. »

Combat contre les dangers potentiels

Devant la porte de cet homme, un paquet a été délivré à la mauvaise adresse. Bien sûr, il serait simple de le porter quelques maisons plus loin à celui à qui il est destiné. Pourtant il n'en fera rien car... il est noir ! Il n'enverra pas non plus son fils. Stupide me direz-vous ? 

Voici ce qu'en dit cet homme :

« Nous sommes noirs et il est extrêmement dangereux d'envoyer un de nos garçons à la maison d'une famille que nous ne connaissons pas dans un quartier à majorité blanche. Pourquoi ? Parce qu'il y a une chance qu'un de nos voisins voie le garçon comme une menace et appelle la police voire sorte son fusil. C'est ce qui est arrivé à un jeune noir qui avait raté le bus  et qui marchait vers l'école. S'étant perdu et se dirigeant vers une maison pour demander la direction, le propriétaire, convaincu qu'il venait le tuer, sortit alors son fusil et ouvrit le feu. C'est pourquoi ce p.... de paquet restera devant ma porte jusqu'a ce que UPS vienne le chercher. Voilà ce que c'est que d'être noir dans l'Amérique "post raciale" »

Reconnaissance de la communauté noire

1/ Aux USAle mois de février est dédié officiellement à l'histoire de la communauté noire. A Carrollton, la bibliothèque organise chaque année une exposition en relation avec celle-ci.

 

Voir article d'Americano

 

2/ Un artiste de rue dessine une œuvre d’art : «l’invisibilité de la pauvreté ». Un chef-d’œuvre.

2/ Un artiste de rue dessine une œuvre d’art : «l’invisibilité de la pauvreté ». Un chef-d’œuvre.

3/ Le département de l’Éducation de l’Oklahoma ajoute pour la première fois le massacre de Tulsa en 1921 à son programme d’études. Jusqu’à présent, les leçons sur le massacre ont été incohérentes - certaines écoles l’ont enseigné, d’autres non. 

Tulsa 1921

Tout a commencé le 31 mai de la même année, lorsque des rumeurs ont circulé selon lesquelles un homme noir nommé Dick Rowland avait agressé sexuellement une femme blanche, Sarah Page, dans un ascenseur. Les Blancs assiègent le quartier noir de Greenwood, bouclant ses frontières pour que les Noirs aient du mal à évacuer et à tirer sur ceux qui les avaient piégés. Ils ont mis le feu à environ 40 blocs de maisons et d’entreprises, incendiant des bâtiments du sol tout en utilisant des avions pour bombarder Greenwood du ciel. Quarante-huit heures plus tard, plus de 300 Noirs étaient morts et 10 000 autres restaient sans abri.

 

4/ Laurel, Mississippi est le foyer d’un peu plus de 18.000 personnes dont 61% d’entre elles sont noires. Mardi, le maire de la ville, Johnny Magee, a publié un décret historique pour retirer le drapeau de l’État des propriétés du gouvernement de la ville de Laurel, un moment qui l’a ému aux larmes.  Dans un État qui a déclaré autrefois sa position officielle comme "complètement identifiée à l’institution de l’esclavage- le plus grand intérêt matériel du monde, » et énuméré comme l’une de ses raisons pour rejoindre la Confédération le fait que l’Union "préconise l’égalité des nègres, socialement et politiquement, » la suppression d’un symbole de la lutte pour asservir les Noirs est une grosse affaire.

4/ Laurel, Mississippi est le foyer d’un peu plus de 18.000 personnes dont 61% d’entre elles sont noires. Mardi, le maire de la ville, Johnny Magee, a publié un décret historique pour retirer le drapeau de l’État des propriétés du gouvernement de la ville de Laurel, un moment qui l’a ému aux larmes. Dans un État qui a déclaré autrefois sa position officielle comme "complètement identifiée à l’institution de l’esclavage- le plus grand intérêt matériel du monde, » et énuméré comme l’une de ses raisons pour rejoindre la Confédération le fait que l’Union "préconise l’égalité des nègres, socialement et politiquement, » la suppression d’un symbole de la lutte pour asservir les Noirs est une grosse affaire.

Magee, le maire, a déclaré que ce drapeau est un symbole de division et de transgressions raciales, "nullement ce qui représente les idéaux et les principes de notre grande nation, notre fier État et notre ville dynamique. »

  5/ Il y a 20 ans, le révérend David Kennedy a combattu le Ku Klux Klan et a gagné. Il s'est battu toute sa vie contre l’injustice à travers l’Amérique. Aujourd’hui plus que jamais, il est essentiel de rester ferme contre la haine, peu importe d’où elle vient. A Laurens (Caroline du Sud) une organisation (The Echo Project) s’emploie à rénover un ancien musée du KKK pour en faire un centre de diversité, de guérison et de justice.

5/ Il y a 20 ans, le révérend David Kennedy a combattu le Ku Klux Klan et a gagné. Il s'est battu toute sa vie contre l’injustice à travers l’Amérique. Aujourd’hui plus que jamais, il est essentiel de rester ferme contre la haine, peu importe d’où elle vient. A Laurens (Caroline du Sud) une organisation (The Echo Project) s’emploie à rénover un ancien musée du KKK pour en faire un centre de diversité, de guérison et de justice.

6/ Une autre relique persistante de l’ère Jim Crow a été arrachée du sol cette semaine dans une petite ville de l’est du Texas.

Les équipes municipales ont déterré une clôture entre deux cimetières adjacents mais séparés historiquement noirs et historiquement blancs à Mineola, à environ 75 milles à l’est de Dallas.

Le projet d’enlèvement a commencé par une cérémonie mercredi matin et devrait prendre quatre jours, a déclaré David Collett, président de Cedars Memorial Garden, le cimetière historiquement réservé aux tombes des Blancs.

Publié le 16 juillet 2020 dans Tyler Morning Telegraph

7/ The Brave Writers est un programme d’aide à l’écriture destiné aux familles. Il publie un article de l’écrivaine Carlyn Beccia qui préconise de ne plus utiliser certaines expressions ou mots à caractère raciste. Beaucoup ne pouvant être traduits fidèlement, je me contenterai d’un seul exemple qui peut facilement se comprendre en français. Extrait :

Carlyn Beccia

   

    « Dans une interview à la radio, l’intervieweur m’a demandé où je trouvais ces idées sombres pour mes livres. J’ai répondu: « j'ai toujours aimé l’humour noir. » Un auditeur a entendu mon commentaire et m’a écrit un courriel. Sa demande était simple — s’il vous plaît cesser d’utiliser des expressions racistes comme « humour noir. »

             Quand j’ai reçu cet e-mail, plusieurs émotions me venaient à l’esprit. Ma première réaction a été de ressentir de la honte. Ma deuxième réaction a été le déni. Mais ma dernière était la plus insidieuse... Quand le terme « humour noir » est-il devenu raciste ?

     La raison pour laquelle ma dernière réaction était inexcusable est qu’il ne suffit plus de plaider l’ignorance. Etre daltonien à notre époque n’est plus de mise. Il n’appartient pas aux gens de couleur d’éduquer les blancs sur les micro-agressions qu’ils éprouvent quotidiennement.

Les micro-agressions sont des interactions ou des conversations qui communiquent un préjugé à des groupes historiquement marginalisés. Un exemple courant de micro-agression :  « Est-ce que ce sont vos vrais cheveux ? ». Les micro-agressions peuvent être intentionnelles ou non intentionnelles. Et malgré la partie « micro » du nom, elles peuvent avoir des effets considérables et durables. Beaucoup d’idiomes quotidiens peuvent également être ressentis comme des micro-agressions par des personnes différentes (race, orientation sexuelle, religion, handicap). Peut-être pas toutes mais trop quand même. »

Dans les quelques exemples ci-dessus, la plupart des ingrédients du problème sont présents : racisme, pauvreté, ignorance. Malgré des efforts ponctuels, majoritairement symboliques,  au gré des évènements dramatiques, la question n'est pas traitée en profondeur. Hélas, il semble que nous ayons affaire à un effet soufflé. Sous le coup de l'émotion, celui-ci se gonfle pour retomber peu après. Pour être plus complet, il faudrait ajouter des articles du même type concernant les Natives (Indiens d’Amérique)  et les Latinos comme on les appelle ici (Mexicains et autres gens d'Amériques centrale et du sud) ...

A suivre

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23 avril 2020 4 23 /04 /avril /2020 07:47

A la lumière des quelques lignes de cet article, on pourra trouver quelques raisons de relativiser ce qui nous atteint aujourd'hui en terme de pandémie. En effet beaucoup d'observateurs ont relevé un parallèle étonnant entre la  "grippe espagnole" qui frappa le monde il y a un siècle et celle d'aujourd'hui. Le présent article est écrit avec la base de données constituée des articles du Carroll Free Press, journal du comté de Carroll à laquelle s'ajoutent quelques éléments d'articles glanés sur Internet. 

Par une  affiche similaire parue le 11 octobre 1918, le Conseil de la Santé prévient qu’il y a entre 35 et 40 cas de grippe espagnole dans la ville de Carrollton et que suivant ses recommandations, le Maire et le Conseil Municipal ordonnent que toutes les écoles, églises, cinémas, salles de billard, lieux de rassemblements soient fermés jusqu’à nouvel ordre.

Par une  affiche similaire parue le 11 octobre 1918, le Conseil de la Santé prévient qu’il y a entre 35 et 40 cas de grippe espagnole dans la ville de Carrollton et que suivant ses recommandations, le Maire et le Conseil Municipal ordonnent que toutes les écoles, églises, cinémas, salles de billard, lieux de rassemblements soient fermés jusqu’à nouvel ordre.

 

Il est demandé à tous  de ne cracher ni sur les trottoirs ni sur le parquet d’aucun bâtiment de la ville.

Il est demandé aux parents de garder leurs enfants à la maison.

Tous les docteurs doivent faire un rapport chaque jour au secrétaire de mairie.

Près de 200 000 personnes se rendaient à cette parade de l’Emprunt de la Liberté à Philadelphie contribuant ainsi à la dissémination de la maladie dans cette ville.

Près de 200 000 personnes se rendaient à cette parade de l’Emprunt de la Liberté à Philadelphie contribuant ainsi à la dissémination de la maladie dans cette ville.

   La grippe s’est souvent compliquée en d’autres pathologies et comme dans le cas qui nous préoccupe ici, le corps médical est un des premiers touché.

   Ainsi en janvier 1918, on apprend que le Docteur R.E. Foster vient de mourir au Camp Gordon de pneumonie. "En présence de centaines d’amis, ses funérailles se sont déroulées à l’église méthodiste et son enterrement intervenait au cimetière municipal avec les honneurs maçonniques.

    Pour la population de Carrollton, la mort par pneumonie (janvier 1918) du Docteur Foster au Camp Gordon, Atlanta, Ga, est le premier triste incident dans notre préparation pour la guerre. Par patriotisme, il avait le désir de servir son pays en s’occupant des souffrances humaines. Il se portait volontaire l’été dernier et était nommé lieutenant au service de santé. Alors qu’il avait acquis une grande popularité auprès des garçons du camp, il fut saisi par la grippe qui se transforma peu après en pneumonie le conduisant à sa mort.

   Ses admirateurs lui prédisaient une splendide carrière mais il a été abattu par cette insidieuse maladie. Il est mort comme il a vécu : au service des autres.

Paix à son âme. »

Dans un numéro de novembre 1918, un ami de Benjamin Lee McLain fait son panégyrique

« Nous avons appris par télégramme son décès le 4 novembre. Né le 5 mars 1887, il était dans l’armée à Camp Hancock. Que son père, sa sœur, sa famille et ses amis sachent qu’il n’est pas mort mais seulement endormi dans les bras de Jésus.

C’était un fils et un frère dévoué ayant un mot gentil et un sourire pour chacun et le connaitre, c’était l’aimer.

Il y a un mois, il attrapait une de ses maladies redoutées dont la pneumonie. Tout ce qu’il était possible de faire le fut mais le Seigneur tout puissant avait besoin d’un autre ange et nous prenait notre cher Lee.

Il n’était membre d’aucune église mais mous croyons qu’il se repose maintenant après avoir écrit à son père « Ne vous inquiétez pas pour moi car je sais que Dieu va prendre soin de moi et de vous. On m’a donné un Testament que je lis quand j’ai le temps. Priez pour moi. 

On l’enterrait pour son dernier sommeil à Oak Grove.

Un ami précieux est parti

La voix que nous aimions s’est figée

Il reste une place vacante dans notre maison

Que nous ne pourrons jamais remplir. »

Un ami

Une des premières victimes du comté : le marin Charles Rabun de Villa-Rica..

Une des premières victimes du comté : le marin Charles Rabun de Villa-Rica..

A Boston, des volontaires de la Croix-Rouge fabriquent des masques.

A Boston, des volontaires de la Croix-Rouge fabriquent des masques.

Durant la guerre, les affaires ne cessent pas. La publicité s’en sert comme support en toutes occasions. Ici, il s’agit de vendre un médicament.

« La grippe espagnole s’étend rapidement.

Les personnes affaiblies sont les premières victimes. Fortifiez-vous en prenant Tanlac.

D’après les rapports des autorités de santé fédérales, il semble maintenant que pratiquement chaque état sera sérieusement affecté par la grippe espagnole. Ce n’est pas seulement une terrifiante menace pour la population mais elle est capable d’affecter le cours de la guerre dans tous ses aspects. La Marine annonce déjà que dix pour cent de ses employés sont atteints.

La maladie a fait ses plus grands progrès dans l’est où les victimes se sont comptées par milliers. Les autorités civiles et militaires demandent au public de prendre toutes les précautions pour empêcher sa propagation. Dans beaucoup de villes, les écoles, les églises et les théâtres sont fermés et les rassemblements de tous genres interdits.

Les autorités médicales s’entendent pour dire que les personnes affaiblies sont les premières victimes de cette épidémie. Si vous vous sentez fatigué, faible prenez compte de cette annonce rapidement. Vous êtes en grand danger car on attrape facilement cette maladie contrairement aux personnes en bonne santé qui sont capables de la rejeter. Le bon sens pour y échapper est de fortifier votre constitution. Et comme le dit le vieil adage « Une once de prévention est mieux qu’une livre de traitement ». Si vous êtes en mauvaise condition, commencez dès maintenant à bâtir votre résistance. Rien sur terre ne peut le faire mieux que Tanlac : ce puissant tonic donnera à votre système les éléments pour combattre les germes de la grippe.

Premièrement, Tanlac vous donne l’appétit pour une nourriture saine et assiste vos organes. Par ailleurs, Tanlac est le fortifiant idéal pour combattre les effets de la grippe. Des centaines de milliers le prennent au quotidien avec des résultats gratifiants.

En complément de ce traitement, il est nécessaire de conserver vos intestins en bon état de fonctionnement en prenant Tanlac Laxative (livré avec chaque bouteille de Tanlac). Il est également important d’observer de règles d’hygiène au quotidien : dormir dans des chambres bien ventilées, prendre l’air frais, faire de l’exercice et rester éloigné des foules.

Vous les trouverez à Carrollton chez les pharmaciens comme dans pratiquement toutes les villes  d’Amérique. »

Tanlac (sur le Net  « Tanlac est vendu au public au moyen d’extravagantes et absurdes réclames. D’après un examen du Laboratoire de Chimie, il ressort que Tanlac est essentiellement un extrait vineux contenant 15,7% d’alcool, extraits de gentiane, rhubarbe et réglisse avec une large proportion de glycérine. »  Jour.A.M.A., 5 juin 1915)

Tanlac (sur le Net « Tanlac est vendu au public au moyen d’extravagantes et absurdes réclames. D’après un examen du Laboratoire de Chimie, il ressort que Tanlac est essentiellement un extrait vineux contenant 15,7% d’alcool, extraits de gentiane, rhubarbe et réglisse avec une large proportion de glycérine. »  Jour.A.M.A., 5 juin 1915)

En dépit de cette révélation de fraude (1915), Tanlac s’est vendu au moins 30 années de plus. La bouteille de la photo date de 1942.

En dépit de cette révélation de fraude (1915), Tanlac s’est vendu au moins 30 années de plus. La bouteille de la photo date de 1942.

En 1933, 100 produits (dont Tanlac) dangereux, trompeurs et sans valeur  étaient mis en lumière par une exposition itinérante créée par les responsables de la FDA (Food and Drug Administration) qui n’avait pas le pouvoir de les retirer du marché. Elle fut si choquante qu’elle fut surnommée « la chambre américaine des horreurs » par un journaliste qui accompagnait Eleanore Roosevelt en 1936 lors de sa visite. Pou éviter ces débordements et protéger les consommateurs, fut votée peu après une loi (Federal Food, Drug and Cosmetic Act) permettant à la FDA de réguler les produits médicaux, cosmétiques et alimentaires.

Seattle, personnels de police portant un masque

Seattle, personnels de police portant un masque

Quelques chiffres (d’après le Centre de Contrôle et de prévention de la maladie)

Maladie identifiée dans le personnel militaire au printemps 1918.

500 millions de personnes  infectées (1/3 de la  population mondiale) dont 50 millions de décès (675 000 pour les USA).

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31 mars 2020 2 31 /03 /mars /2020 08:56

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Femmes et enfants sauvent le coton (aout 1918)

«10 femmes blanches de Ringgold, Lousiane, coupèrent 17 acres de coton et versèrent leur profit à la Croix Rouge. Les comités de femmes de Géorgie ont demandé à ce que l’ouverture des écoles soit différée pour que les enfants puissent aider à la récolte qui pourrait être compromise à cause du manque de main d’œuvre. La part que prennent femmes et enfants à cette importante récolte du sud a été décrite lors d’une conférence à la chambre d’agriculture d’Alabama à Birmingham. »

Les jeunes filles participent à  des clubs de conserve. En août 1918, une page du Carroll Free Press est consacrée à la publication du règlement d’un concours qui est organisé pour elles lors d’une foire (date et lieux non précisés).

Les jeunes filles participent à des clubs de conserve. En août 1918, une page du Carroll Free Press est consacrée à la publication du règlement d’un concours qui est organisé pour elles lors d’une foire (date et lieux non précisés).

Voici les thèmes du concours : couture (première et deuxième année), tomates, fruits, produits du jardin, poivrons. Les récompenses vont de modiques sommes d’argent à des bourses d’études

Voici les thèmes du concours : couture (première et deuxième année), tomates, fruits, produits du jardin, poivrons. Les récompenses vont de modiques sommes d’argent à des bourses d’études

Sans lien avec le paragraphe précèdent, il est annoncé en décembre 1918 que Mademoiselle Ruby Strickland a gagné le troisième prix à la foire du sud-est. Monsieur Candler, maire d’Atlanta, a donné 150 dollars couvrant toutes les dépenses d’une année à l’école agricole et mécanique. Qu’il soit chaleureusement remercié pour cet effort éducatif.

Sans lien avec le paragraphe précèdent, il est annoncé en décembre 1918 que Mademoiselle Ruby Strickland a gagné le troisième prix à la foire du sud-est. Monsieur Candler, maire d’Atlanta, a donné 150 dollars couvrant toutes les dépenses d’une année à l’école agricole et mécanique. Qu’il soit chaleureusement remercié pour cet effort éducatif.

Les Jardins de la Victoire

Le titre de ce livre (The Victory Garden), que je viens de lire récemment, m’a incité à écrire cet article …

 

Dans un article de mars 1918, le maire, le conseil municipal et le club civique de Carrollton demandent « que tous les lots vacants qui ne sont pas cultivés leur soient confiés gratuitement. Leur projet est que lycéens et lycéennes les plus âgés plantent et cultivent un Jardin de la Victoire. Les propriétaires de tels lots sont priés d’entrer en contact avec Mr Lewis Sims qui est en charge des plantations. Encourageons ces jeunes gens à cultiver un jardin car tout ce qu’ils pourront produire servira à quelqu’un et devrait ainsi réduire le cout de la vie.

Dans un article de mars 1918, le maire, le conseil municipal et le club civique de Carrollton demandent « que tous les lots vacants qui ne sont pas cultivés leur soient confiés gratuitement. Leur projet est que lycéens et lycéennes les plus âgés plantent et cultivent un Jardin de la Victoire. Les propriétaires de tels lots sont priés d’entrer en contact avec Mr Lewis Sims qui est en charge des plantations. Encourageons ces jeunes gens à cultiver un jardin car tout ce qu’ils pourront produire servira à quelqu’un et devrait ainsi réduire le cout de la vie.

Des prix seront offerts pour les jardins les mieux cultivés et les plus productifs.

Les jardiniers sont les gens les plus chaleureux de la terre et chaque quartier de la ville en possède au moins un ou plus d’expérimentés. Ils seront très contents de conseiller les jeunes gens sur l’organisation, les plantations et les plants  d’un Jardin de la Victoire. »

Les femmes pendant la Grande Guerre II

Notre jardin d’hiver (novembre 1917)

« Veuillez trouver ci-joint une liste des légumes poussant dans au moins un jardin des Clubs de conserve :

Haricots verts : 3 variétés

Pommes de terre irlandaises : 2 variétés

Fèves : 3 variétés

Poivrons doux

Poivrons forts : 5 variétés

Kohl rabbi

Chou-fleur

Cresson

Aubergine

Epinards

Moutarde : 3 variétés

Radis : 6 variétés

Choux : 5 variétés

Navets : 7 variétés

Tomates : 4 variétés

Endives : 2 variétés

Betteraves : 3 variétés

Colza

Oignons

Pois

Gombo : 2 variétés

Sauge

Herba à chat

Salades : 2 variétés

Si quelqu’un peut ajouter un légume à cette liste, nous serions contents que vous nous le communiquiez. »

Elles s’organisent et organisent

Les femmes s’organisent à Bowdon Junction (mai 1918)

« Le 9 mai 1918, Mesdames V.D. Whatley et CA. Meeks de Carrollton viennent rencontrer les femmes de cette petite communauté à l’école. Elles aident à organiser un club pour le progrès de la femme  avec 17 membres. Un bureau de 4 personnes est élu.

Des équipes sont constituées pour organiser le travail demandé par la Croix Rouge, visiter les malades et suivre le programme. »

En décembre 1918, le bureau des femmes du comté de Carroll demande aux hommes de s’engager à sauvegarder la nourriture et à la protéger contre le gaspillage. « Je m’engage à partager l’abondante nourriture de mon pays avec ceux qui ont faim en Europe et qui sont dans la désolation sans que ce soit de leur fait. Je le fais en remerciement à Dieu pour nous avoir donné la victoire et donc fait le monde plus sûr pour la démocratie. Je préserve ainsi pour moi et les générations futures le grand idéal de civilisation et de chrétienté. »

« L’organisation pour la reconstruction en temps de paix sera plus difficile que celle en temps de guerre » déclare la présidente du Conseil National de Défense de Géorgie dès novembre 1918. Lors d’une réunion du comité exécutif, elle avertit que « au lieu de ralentir leur effort patriotique, les femmes doivent l’intensifier. La coordination des activités pour la campagne de paix a commencé. Celle-ci va couvrir tout le pays. Nous devrons répondre aux deux demandes principales du gouvernement que sont d’une part la production et la conservation de nourriture et d’autre part l’adaptation au monde du travail. »

En décembre 1917, une idée d’activité utile pour les filles est lancée : « Faites votre propre album à partir d’histoires drôles, dessins, articles locaux à envoyer aux frères, fiancés et amis dans les camps ou au front. Donnez-leur le plus possible la couleur  locale ce qui sera très apprécié des garçons. N’escomptez pas la conservation car une fois l’album lu, les garçons n’en seront surement pas capables. »

En décembre 1917, une idée d’activité utile pour les filles est lancée : « Faites votre propre album à partir d’histoires drôles, dessins, articles locaux à envoyer aux frères, fiancés et amis dans les camps ou au front. Donnez-leur le plus possible la couleur locale ce qui sera très apprécié des garçons. N’escomptez pas la conservation car une fois l’album lu, les garçons n’en seront surement pas capables. »

Remerciements

Marian Christwell pour son travail iconographique

John Prechtel pour son aide à la lecture du Carroll Free Presss

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22 mars 2020 7 22 /03 /mars /2020 15:51

Cet article est la compilation des articles de presse parus dans le Carroll Free Press (CFP) des années 1917 et 1918. 

Pendant cette guerre, les femmes se sont retrouvées très impliquées.

Dès juin 1917, un Conseil du Comté de Carroll pour les vivres est mis en place dont le but est « la production et la conservation des aliments. Au cours de la réunion constitutive dans les bâtiments de la First National Bank, le Docteur Keese expose largement les besoins alimentaires du comté, de la Géorgie, des USA et du monde. Le rôle du conseil sera de coopérer avec celui de l’état. Dans chaque district du comté, un représentant du conseil recensera chaque personne (homme, femme, enfant) désireux de produire plus de nourriture et volontaire pour aider à la mise en place d’un marché des surplus. Par ailleurs, un comité de 5 personnes, assistées du président et du secrétaire, sera chargé de monter une compagnie qui gèrera une usine de conserves et établira un dépôt pour sécher les patates douces et stocker les autres produits. »

Des milliers de femmes sont nécessaires au travail de guerre ! (CFP mai 1918)

Les femmes pendant la Grande Guerre I

« Alors que le programme de guerre progresse, le gouvernement dépend des femmes pour répondre à l’énorme accroissement du travail dans le civil. En un an de guerre, les civils à Washington DC sont passés de 30000 à 70000 pour contribuer au programme de guerre. Sur les 40000 de plus, 25000 sont des femmes. Elles se sont investies dans les bureaux gouvernementaux et dans une moindre proportion dans les établissements alentours. Elles peuvent être utilisées de façon pratique dans 60 domaines différents allant de sténodactylo, comptable, secrétaires, dessinatrices à opératrice de télégraphe et téléphone, infirmières, en passant par inspectrices de sous-vêtements ou classificatrices d’empreintes. La Commission du Service Civil des USA presse les femmes d’offrir leur services vus les besoins urgents. Comme les hommes sont sous les drapeaux, les femmes doivent prendre leur place et permettre à la machine de guerre de fonctionner avec le maximum d’efficacité...

...Des représentants  dans les bureaux de poste des grandes villes sont prêts à fournir des informations et des bulletins d’inscription vierges."

...Des représentants dans les bureaux de poste des grandes villes sont prêts à fournir des informations et des bulletins d’inscription vierges."

Comment les femmes peuvent-elles servir ? (juillet 1918)

« Le quota d’étudiantes de Géorgie pour la Réserve d’infirmières des Etats-Unis est de 375 jeunes femmes. Après leur formation, elles devraient rejoindre les hôpitaux pour permettre à leurs collègues expérimentées d’être envoyées au front. Sans elles, à terme, ce seront nos soldats blessés qui manqueront de soins.

Dans chaque état, le Comité Féminin de la Défense Nationale organise le recrutement du 29 juillet au 11 aout. Chaque président de section est chargé de celui-ci localement. Chaque nouvelle recrue participe à la deuxième ligne de défense. Après leur engament, il leur sera précisé où et quand s’effectuera leur formation. »

25000 infirmières recherchées

25000 infirmières recherchées

Un article signé de la Présidente de la section locale du Conseil de Défense National appelle « les femmes américaines à assumer leur pleine  responsabilité dans la guerre car, à ce moment (aout 1918), un manque cruel d’infirmières dans les hôpitaux se fait ressentir. En effet, les titulaires habituelles ont été envoyées en grand nombre au front. 25000 femmes de caractère, intelligentes et bien éduquées désireuses d’exercer cette profession (et de gagner leur vie) soit au front, soit au pays sont recherchées pour remplir les écoles d’infirmières. Elles doivent avoir entre 19 et 35 ans. La victoire finale ne peut être envisagée si l’on peut protéger les travailleurs de l’industrie de guerre. De la santé du peuple américain dépend le moral des troupes. Les jeunes femmes sont donc appelées à se rendre à la plus proche station de recrutement. »

La Croix Rouge qui recherche 1000 infirmières par semaine justifie son appel : « Le nombre des victimes au front a augmenté vu l’intensification des combats. Si leur nombre n’augmente pas, il n’y en aura pas assez pour soigner les blessés en France. Nous faisons appel au patriotisme des femmes américaines pour répondre à ce besoin ! »

La Croix Rouge qui recherche 1000 infirmières par semaine justifie son appel : « Le nombre des victimes au front a augmenté vu l’intensification des combats. Si leur nombre n’augmente pas, il n’y en aura pas assez pour soigner les blessés en France. Nous faisons appel au patriotisme des femmes américaines pour répondre à ce besoin ! »

Le CFP fait appel aux jeunes femmes patriotes dans un article d’aout 1918.

« 7500 infirmières sont déjà parties du pays. La Croix Rouge nous en demande encore 5000 puis 30000 au 1er janvier. Ceci va éclaircir les rangs dans nos hôpitaux. Nous devons essayer de faire rentrer le plus possible de femmes de 19 à 35 ans dans la profession aussi bien pour servir ici-même qu’hors de nos frontières. Les femmes de 35 à 55 ans peuvent aussi se proposer comme aide-soignante. Ce serait un grand secours pour soigner les civils dans le pays.

Nous avons besoin de 100 infirmières du Comté de Carroll. »

Une armée de filles recherchée (juin 1917)

« Jeunes filles, voici l’occasion de faire quelque chose pour votre pays en jouant les bons samaritains pour les garçons qui vont combattre et mourir pour la paix et la sécurité de votre pays.

Chacun a besoin de 2 à 3 paires de bracelets à porter autour des poignets dans les glaciales tranchées de France. Ceci évitera des milliers des grippes donc de décès dus à la pneumonie. Pourtant ces bracelets ne sont pas fournis par l’état. Il n’y a que vous pour les leur fournir.

Le Colonel McCarthy qui travaille au confort des soldats fait appel à vous pour tricoter au moins une paire de bracelets pour l’un quelconque de vos frères comme le fait déjà sa fille. A l’intérieur, glissez un papier avec votre nom et adresse pour être connu du porteur.

Envoyez-nous votre nom si vous participez à cette campagne de tricot et faites-le savoir au Colonel. »

L’appel est entendu puisque en juillet 1917, une lectrice du journal lui écrit en reprenant tous les termes de l’article précèdent.

Début septembre 1917, il est annoncé, via le journal, « l’arrivée du manuel de tricotage. Il est demandé aux sections locales de produire en grand nombre (les besoins sont immenses et sont mal couverts) des habits chirurgicaux ainsi que des fournitures et vêtements hospitaliers et articles tricotés. »

Le même mois, une notice destinée aux tricoteuses de la Croix Rouge donne des précisions. « Une circulaire a été envoyée à toutes les sections sur comment tricoter les 8 pièces standardisées (pull sans manches, cache-col, casque, chaussettes de jour et de nuit, bracelets, carré de toilette, couverture de bouteille) autorisées par le Bureau des Femmes de la Croix Rouge. Le commissaire de celle-ci en France rappelle la nécessité pour les soldats qui affrontent le dur hiver dans les tranchées de porter des vêtements chauds. Les officiers demandent que ces articles soient envoyés avant Thanksgiving de manière à combattre le manque de charbon et la hausse de tuberculose. »

La dernière partie de l’article est consacrée aux directions pour tricoter un pull sans manche.

Des millions de tricoteuses sont au travail pour subvenir aux besoins des soldats qui affrontent le froid dans les tranchées. En aout 1918, le point est fait sur cette question par la Croix Rouge : « Quand nous avons appris par le bureau de l’industrie de guerre que le nombre de pelotes serait grandement réduit, nous avons acheté sur le champ toutes celles destinées au tricot. A ce jour, nous en avons 1 400 000 livres prêtes à être distribuées dans nos sections locales. Il est possible que nous en obtenions un peu plus du gouvernement dont il n’aurait pas l’usage… L’ensemble sera toutefois bien en-dessous des 10 millions que nous avons utilisés l’an passé. Nous sommes donc en train de rechercher comment ne produire que les vêtements essentiels. Par la suite, nous serons en mesure d’annoncer notre programme de tricotage...

...En plus du stock annoncé, nous avons à notre disposition 1 600 000 chandails, 134 000 écharpes, 384 000 bracelets et nous espérons qu’avec ce que nous produirons, nous serons en mesure de répondre aux besoins de nos hommes pour l’hiver à venir...

...En plus du stock annoncé, nous avons à notre disposition 1 600 000 chandails, 134 000 écharpes, 384 000 bracelets et nous espérons qu’avec ce que nous produirons, nous serons en mesure de répondre aux besoins de nos hommes pour l’hiver à venir...

...Nous portons à la connaissance des femmes qui ont déjà tricoté que de septembre 1917 à juin 1918, la Croix Rouge a distribué 5 875 000 vêtements tricotés aux militaires. A la demande de l’industrie de guerre, nous engageons les individus et les sections locales à ne pas acheter la laine mais à attendre d’être servis par nos soins. »

Le besoin des fermes

Un article de The Commoner repris en mars 1918 par le Carroll Free Press fait état de la nécessité de trouver 1 million d’hommes pour un nombre égal de fermes qui devront être labourées à partir du dégel.

« Nous espérons que les patriotes qui ne sont pas dans les tranchées répondront aux besoins d’une humanité affamée et de millions d’enfants sous-alimentés. S’ils refusent, qu’on les enrégimente. Les plus riches devraient être les premiers à répondre car chaque acre de terrain peut produire des céréales alimentaires. Notre pays peut produire une abondante nourriture pour notre peuple ici-même, nos fils en France et nos alliés. Cette production est sans doute plus importante pour les hommes en ce moment dans les tranchées que les munitions...

...Chaque homme, femme, jeune homme doit être entrainé a l’usage de tout l’équipement de la ferme (surtout le tracteur, la charrue et le matériel laitier) dans des lieux spéciaux qui doivent être prévus immédiatement dans toutes les grandes villes du pays. Les femmes doivent apprendre la traite et les autres travaux de la ferme de manière à assister les épouses des fermiers...

...La guerre ne sera gagnée que par la récolte des champs américains. Napoléon disait « Une armée voyage sur son estomac ». Nous ne devons pas produire de la nourriture que pour nos soldats mais aussi pour les Français qui, dans le passé, partagèrent leurs biscuits avec nos pères fondateurs et versèrent leur sang généreusement pour la liberté.

Les lieux d’entrainement doivent être établis jusqu’au printemps pour permettre aux élèves d’y être éduqués aux travaux agricoles avant d’être envoyés à la terre où leurs connaissance seront mises immédiatement à profit.

Tous les trains de grain et de nourriture devraient avoir la priorité sur les autres trains. Arrivés à destination, ils devraient être déchargés avant tout autre fret. »

A suivre

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